(Ottawa) Le mystère demeure entier: comment ont-ils réussi leur coup? Est-ce une clandestine opération réalisée au cœur des ténèbres? Une ruse élaborée visant à duper la sécurité? Autre chose?
Publié at 11h42
Une chose demeure certiine: ceux qui ont dérobé un célèbre portrait de Winston Churchill au Château Laurier, à Ottawa, ont planifié le vol de façon méticuleuse.
Au cours des huit derniers mois, personne n’avait réalisé que la photographie exposée au Reading Lounge était un faux.
“Ce vol a été très prémédité”, notes Bonnie Czegledi, une avocate spécialisée dans international art et les lois sur le patrimoine culturel.
Règle générale, les vols d’art ne la surprennent pas. Toutefois, ce larcin l’a étonnée. “Le sujet est si spécifique”, lance-t-elle lei.
The vol déconcerte aussi les biographes de the ancien premier ministre britannique.
L’historien Andrew Robert dit qu’il «s’agit d’une histoire plutôt bizarre».
“Ce n’est pas pourtant un Picasso, lance Ron Cohen, le president of the Sir Winston Churchill Society of Ottawa. Cela dit, c’est probablement le plus célèbre portrait photographique d’une personnalité politique. C’est une œuvre extraordinaire. ”
Le portrait at a lien important avec le Château Laurier. Son author of him, Yousuf Karsh, y est demeuré pendant 18 ans. L’hôtel a abrité is his studio pendant 20 years.
When M. Churchill est venu prononcer un discours au Parlement canadien in 1941, le premier ministre canadien de l’époque, William Lyon Mackenzie King, avait demandé au photographe de faire a portrait du Vieux Lion.
Sur la photographie, on voit Churchill debout, la main sur une chaise, the authre sur sa taille, le regard déterminé, prêt à en découdre avec l’Enemi et personnifiant à lui seul la résistance des alliés aux forces de l’Axe.
The succession of M. Karsh a indiqué that tout the artist’s portfolio, soit 350 000 photos et négatifs, ont été remis à Bibliothèque et Archives Canada à sa mort en 1992. Aucune autre copies n’a été réalisée.
Mais M. Karsh avait tiré plusieurs exemplaires de cette célèbre photographie.
Ainsi, the Sotheby’s de London maison in avait mis un en vente lors d’une enchère in 2020. It is estimated between 20,000 $ US and 26,000 $ US. The enterprise a refusé de dévoiler le prix de la vente.
Le Club Rideau d’Ottawa also possesses an exemplaire qui est exposé dans le salon Churchill.
Un autre exemplaire est exposé in the bureau du president of the Chamber of the communes.
Richard Langworth, a Churchill specialist in Hillsdale, in New Hampshire, ne comprend pas ce vol. The se demande en quoi cette photographie «est si unique».
«À quoi bon ?, wonders-t-il. Et, en plus, the remplacer par un faux? ”
Certains experts croient que les voleurs travaillaient pour un acheteur précis.
“C’est vraiment le modèle d’un vol réalisé par le crime organisé”, soutient Mmyself Czegledi.
Vol au Musée des Beaux-Arts
La découverte de la disparition du portrait coïncide avec le 50And anniversaire du plus important vol d’art de l’histoire canadienne at the Musée des Beaux-Arts de Montréal.
On 4 September 1972, à aide d’une échelle, trois hommes ont pu accéder à un puits de lumière situé sur le toit du musée. Profit du fait que le système d’alarme était desactivé, ils y sont descendus grâce à une corde d’une longueur de 15 meters. Arrived au premier étage, ils ont attracted trois gardiens de sécurité et les ont ligotés. Ils se sont ensuite emparés de 55 œuvres d’art, dont 17 toiles.
Parmi celles-ci: a Corot, a Rembrandt and a Delacroix.
“Un porte-parole du musée avait déclaré à l’époque que ces voleurs avaient un goût très sûr”, raconte Mmyself Czegledi.
La suite est tout aussi dramatique: une demande de rançon remise au directeur du musée, la découverte d’un médaillon dans une cabine téléphonique, la découverte d’une toile de Jan Brueghel l’Ancien dans une consigne d’une gare et un projet de rendez-vous secret avec les voleurs.
Mais en fin de parcours: aucune autre toile, aucun autre bijou n’a été recouvré. Personne n’a été arrêté en rapport avec ce vol spectaculaire.
“Le problème est que la beauté de ces objets nous fait oublier le sérieux de ce crime, déplore Mmyself Czegledi. Une idée préconçue veut qu’il ne s’agisse que de la poudre aux yeux. C’est faux, c’est vraiment quelque chose de sérieux. ”
A transnational crime
Dans une déclaration, le ministère du Patrimoine canadien rappelle que le trafic d’art a évolué. «D’un enjeu culturel, il est devenu associé au crime organisé transnational ainsi qu’une source de financement pour des groupes terroristes. ”
“On peut le considérer comme un problème de sécurité nationale, concède Mmyself Czegledi. On a pu observer que des terrorists et des criminels connus ont diversifié leurs actifs dans le milieu de art. ”
Le Canada n’a pas de données précises au sujet des vols d’œuvre d’art. Cela fait partie des vols contre la propriété.
Aux États-Unis, the FBI a créé une unité spécialement formée au vol d’art. Une seule unité semblable existe au Canada: the équipe intégrée d’enquêtes en œuvres d’art de la Sûreté du Québec créée in 2008.
M.myself Czegledi aimerait voir plus d’enquêtes sérieuses. Elle souhaite que les procureurs n’hésitent pas à poursuivre des criminels devant les tribunaux. Cela pourrait aider les juges qui ne comprennent pas le milieu des arts au moment de prononcer un verdict ou une sentence.
«À cause de tout cela, nous sommes une cible vulnérable. ”
