Ça commence comme une publicité pour le jambon Herta. Sur la Terre du Milieu, des enfants jouent dans une prairie traversée par une jolie rivière et l’une d’entre eux a la bonne idée d’y faire float a bateau de papier. La musique – pas la fameuse flûte de pan, mais des chœurs évoquant un cantique religieux – rappelle que le monde se résume parfois au goût des choses simples. Du moins jusqu’à ce que les autres enfants lancent des cailloux sur le navire et fassent couler le jouet de fortune.
Galadriel, la petite blonde à la peau diaphane et aux yeux bleus, future héroïne de la série, vient d’apprendre sa première leçon: “Rien n’est maléfique au départ. “ Autrement dit: tout peut le devenir. En quelques minutes, cette scène bucolique faussement anodine signale au spectateur l’angle d’attaque choisi par Prime Video, the branch du géant Amazon, pour le lancement de sa série “les Anneaux de Pouvoir” (“The Rings of Power”), nouvelle extraction sur écran de l’œuvre de JRR Tolkien, dont les deux premiers épisodes seront disponibles ce vendredi 2 septembre.
The suite après la publicité
Un monde peuplé de gens bien intentionnés
Il sera question du bien, de l’illustration de ses vertus et de sa defense. A simple and effective moyen de se distinguer du concurrent, “House of the Dragon”, création de HBO diffusée en France sur OCS et lancée le 22 août, autre série colossale qui explore, elle, le mal sous toutes ses formes – la violence, la trahison, les complots, les joutes verbales et physiques – et qui, dès son premier épisode, a envoyé un message clair au public en lui montrant une césarienne telle qu’on la pratiquait en an -172 avant “Game of Thrones” , brutally.
«House of the Dragon», pâle copies plus embarrassante que L’Original
Cette fois-ci, au cours des deux premiers épisodes auxquels nous avons eu accès, on découvre un monde peuplé de gens bien intentionnés qu’ils soient elfes – ces individus à grandes oreilles ayant un air légèrement supérieur chers à Tolkien -, humains, nains , Piévelus – une race de hobbits vivant cachée -, soldats, forgerons, poètes, aristocrates ou paysans. Tellement habitués à la paix et à ses multiples bienfaits depuis des décennies qu’ils refusent de voir la menace qui les guette.
D’ailleurs, le mal, omniprésent chez les chevaucheurs de dragons, est ici quasiment invisible. Morgoth, le noir ennemi du monde, a été vaincu et seule Galadriel, devenue adulte, est persuadée qu’il faut continuer de pourchasser the insaisissable Sauron, le bras armé de Morgoth, pour éviter son retour di lei. Bien sûr, bien que son bataillon of her ne la lâche, puis que le roi ne he confie une autre tâche, c’est elle qui a raison of her.
Le récit va se dérouler en suivant plusieurs directions, cella prize par l’héroïne en armes à la recherche de Sauron, cella de son ami Elrond, confident du roi, de Nori, une jeune Piévelu qui vient en aide à un géant, cella d ‘Arondir, an elven soldier démobilisé, et cella de Bronwyn, une mère célibataire et guérisseuse. A sa manière, chacun incarne a pan de la civilization menacée: le sens aigu du devoir qui traverse les siècles, intelligence et la raison, le courage face à adversité, les bienfaits de la famille … Pendant cette première saison, the sera donc question de se defendre et non de manœuvrer pour faire tomber un clan rival.
The suite après la publicité
Les amateurs d ‘heroic fantasy seront sans doute ravis de retrouver the univers illimité de Tolkien, aussi infantile et grossièrement dessiné puisse-t-il paraître aux profanes. C’est que la série a la fâcheuse tendance à surligner ses effets pour mieux distinguer les bons et les méchants: les uns, beaux ou mignons, apparaissent dans un monde verdoyant, brillant, chaleureux, accompanyés de chœurs aux voix aiguës, quand les autres , moches et méchants, sortis de l’ombre, ont droit aux chants tombant dans les graves.
Ainsi, si les acteurs du drame de “House of the Dragon” semblent tous viciés de intérieur ou pouvant basculer du mauvais côté au gré de leur ambition ou de leurs efforts pour survivre dans un monde corrompu, ceux des “Anneaux de Pouvoir” ressemblent en comparaison à des Bisounours venant de découvrir qu’il existe un côté obscur.
Total absence of prize de risque
Au vu des seuls premiers épisodes, the series of Prime Video semble destinée aux pré-adolescents, tandis que la création de HBO vise un public adulte. Autant de distinctions qui seront battues en brèche tant il s’agit dans les deux cas de toucher le plus grand nombre possible de spectateurs et le plus longtemps possible, après avoir dépensé des centaines de millions de dollars.
On ne doute pas d’ailleurs que the Amazon branch goes très vite communiquer des chiffres prouvant qu’après avoir enfourché le dragon en CGI, le grand public a passé l’anneau au doigt. Bien sûr, seul le temps pourra départager les deux plus gros lancements de la rentrée, the one if contentant of a light version of “Game of Thrones” and the other misant sur le grand spectacle et l’émerveillement.
The suite après la publicité
Seulement, rien ne se voit plus à l’écran qu’une total absence de prize de risque: manichéisme enfantin, scénarios et personnages à l’emporte-pièce, prédominance du déploiement du décor sur the intrigue et le jeu des acteurs, glissades plus ou moins assumées vers l’Imagerie des jeux et notamment cells d ‘”Elden Ring”, stylization grossière … Aux manettes des “Anneaux de Pouvoir”, on retrouve d’ailleurs deux illustres inconnus, JD Payne et Patrick McKay, que le site IMDbPro, pourtant habituellement très bien renseigné, semble he aussi découvrir.
Ainsi, that HBO dépeigne an empire du mal se cannibalisant ou que Prime Video décrive a paradis attaqué par des forces extérieures, the impression est jusqu’à présent almost identique. Dans les deux cas, pour remplir ses tuyaux, on étire un univers préexistant déjà exténué – Peter Jackson ya consacré dix-sept heures pour les versions courtes de ses six films -, au risque de créer un objet sans personnalité ni texture, brillant mais creux .
Au vu de la crise qui frappe les plateformes – et le reste de l’économie mondo -, il n’est pas interdit de penser que demain, à instar du prince des nains, Durin IV, sympathique personnage secondoire de la création de Prime Video, elles n’aient préféré faire merge le milliard que leur ont coûté ce nouveau trône de fer et ces anneaux d’or pour en faire autre chose. On pense à des dizaines de séries bien plus petites, bien moins coûteuses, bien plus malignes et novatrices, comme au hasard “Euphoria” (HBO), “Pure” (BBC / Arte), “Barry” (HBO), “Ozark” (Netflix), “Only Murders in the Building” (Disney +), qui ne demandent elles aussi qu’à conquérir le monde.
“Les Anneaux de Pouvoir”. Série développée par JD Payne and Patrick McKay, d’après l’œuvre de JRR Tolkien. Avec Morfydd Clark, Robert Aramayo, Markella Kavenagh (2022, 8 x 60 minutes). Available on Prime Video, starting from 2 September.

