Tout le monde aime Jeanne, et le rodéo, avec Céline Devaux and Lola Quivoron

Ce sont les deux premières révélations de cette rentrée cinématographiques. Deux premiers films qui ont fait sensation au dernier Festival de Cannes, signés par de jeunes réalisatrices, qui s’échappent des travées balisées dans lesquelles on rangerait trop easyment leurs œuvres, et leurs personnages, grâce à une inventivité sans bornes et un sens aiguisé du montage. Leurs héroïnes, dépressives ou colériques, ne sourient pas, tout occupées qu’elles sont à trouver leur place dans le monde, elles dialoguent même volontiers avec la mort, mais ce qu’elles provoquent chez le spectateur est de l’ordre du pur bonheur . Côté comédie, c’est Tout le monde aime Jeannecôté bruit et fureur, c’est Rodeodeux films here dépassent le naturalisme à la française en s’aventurant in the terres du fantasmatique et du fantastique.

“Tout le monde aime Jeanne”, by Céline Devaux

Yes Jeanne est dans un aéroport, c’est parce que sa vie take l’eau de toute part, à instar, littéralement, du projet que pilotit la start-uppeuse à succès qu’elle était encore il ya peu, et qui devait rien moins que sauver la planète. Et pour se remettre à flot, elle part dans cette Lisbonne où elle a passé son enfance et adolescence, mettre en vente the appartement de sa mère of her décédée par suicide il ya un an. De quoi faire a drame bien sinistre, sauf que pour notre bonheur, Céline Devaux en fait une comédie … “Je voulais raconter l’histoire de quelqu’un qui fait un métier dont je rêverais, de quelqu’un qui sauve les autres … Or Jeanne est une sainte, c’est une sorte de championne d’aujourd’hui, qui sauve la mer , le monde, le futur, et comme elle échoue, elle rate pour elle-même mais aussi pour tous les autres, ce que je trouve terrible.

“Rodeo”, de Lola Quivoron

Un autre personnage qui échappe à son program et veut sortir du cadre, c’est la furieuse Julia, alias “the inconnue”, dans Rodeointerprétée par Julie Ledru. She etrangère au milieu du “cross bitumen”, qu’elle rêve de pénétrer et dans lequel elle va finir par s’imposer; une femme dans un monde d’hommes, un personnage insaisissable, qui se métamorphose en permanence dans son apparence of her, d’autant qu’elle sait très bien comment en jouer pour duper ceux qui pourraient penser avoir un ascendant sur elle. “Ce personnage est lié à un manque en termes de rêve cinématographique et de représentation. C’est un personnageassez violent qui porte en elle une colère, et qui, peu à peu, s’ouvre et dévoile son intériorité of her. C’est un bloc de marbre qui petit à petit se sculpte et va vers la tendresse. “

“Rodeo”, de Lola Quivoron

– Les Films du Losange

La chronique de Mathieu Macheret: the 79th Mostra de Venise

A copy of the program était en compétition de la 79e International Film Festival qui annoncera son palmarès dans quelques heures: 23 longs métrages, avec habituelle très grosse présence américaine, tant le Lido est depuis des années le passage obligé pour lancer la saison des Oscars, 4 films français, dont le très attendu Saint Omer d ‘Alice Diopet un tapis rouge déroulé plus que jamais à Netflix, qui ya présenté pas moins de quatre films, du White Noise de Noah Baumbach au lui aussi très attendu Blonde d ‘Andrew Dominiksur Marilyn Monroe

“Saint-Omer”, by Alice Diop

– Les Films du Losange

Les sorties de la semaine

La reconstruction d’une rescapée des attentats de November 2015, à la recherche des images manquantes que sa mémoire a occultée, c’est Revoir Parisd ‘Alice Winocour.

Une dystopie japonaise, où une société gérontophobe organise euthanasie des plus de 75 ans, c’est Plan 75de Chie Hayakawadont on eut aimé qu’elle transcends a peu son sujet de départ.

Une jeunesse Lituanienne dans les derniers soubresauts d’agonie de the USSR, et la même 30 ans et un exil en France plus tard, c’est Waldende la tchèque Bojena Horackovaavec une jeune formidable actress, Ina Marija Bartaitéla fille de Sharunas Bartas et de Katerina Golubeva, tragiquement disparue an dernier.

A chef d’œuvre cubain d’humour noir de 1966, c’est La mort d’un bureaucratede Tomás Gutiérrez Aleamacabre farce, loufoque et satire féroce du réalisme socialiste qui ressort en copies restaurée.

L’adaptation pour le grand écran d’une web-série à succès, c’est la comédie postapocalyptique The visitsur du futurde François Descraques.

Enfin, ET.le petit extraterrestre au grand doigt rouge de Steven Spielbergrevient dans les salles IMAX pour fêter son quarantième anniversaire, et il n’est pas seul: le requin des Dents de la mer y evening he aussi, et sur grand écran, c’est bien plus flippant.

Le Journal du cinéma: Les mélodrames allemands de Douglas Sirk

Il ya encore 7 films à découvrir sur grand écran depuis ce mercredi. Ils datent de 1935 à 1937, ils ont été tournés dans l’Allemagne du IIIe Reich par un certain Detlef Sierck, qu’on connaîtra à Hollywood sous le nom de Douglas Sirk. Ce sont April, April!, La Fille des marais, Les Piliers de la société, La Neuvième Symphonie, Du même titre, La Habanera et Paramatta, bagne de femmes. On y voit naître un grand cinéaste, après avoir été a grand mettur en scene de théâtre dans la finissante République de Weimar. Comment un cinéaste arrive-t-il à take ses distances avec certains des grands thèmes du cinéma nazi? Elements of response with the critique and history of the film Bernard Eisenschitzqui vient de publier un définitif et somptueux livre, Douglas Sirk, nor Detlef Sierck (Editions de l’Oeil) et qui a participé à la rétrospective que la Cinémathèque françaisejusqu’au 26 octobre, consacre à toute l’œuvre du prince du mélodrame flamboyant: “Cela se voit dans tous les art de dictature: les artistes travaillent avec le milieu où ils existent, le milieu où ils agissent: dans des films comme Les Piliers de la société ou La Habanera, il est clair que Sirk passe par le chas d’une aiguille pour parvenir à raconter son histoire … C’est par la mise en scène, qui est une dramaturgie, et qui contribue à l’ambiguïté de ce que l’on voit, qu’il y échappe. “

La Habanera, de Douglas Sirk
La Habanera, de Douglas Sirk

– Whims

Les recommandations de Plan Large

Le très éclairant livre de Marc Cerisuelo et Claire Debru, Oh Brothers! Sur la piste des frères Coen (ed. Capricci) ressort en version augmentée.

D’Hong Sang-soo aux Frères Coen

59 min

On vous signale également la diffusion sur Art, le 12 septembre (et déjà en ligne sur le site de la chaîne), du documentaire de Pierre-Henri Gibert sur le cousin Rive Gauche de la Nouvelle Vague: Alain Resnais l’Audacieux

Et enfin, la parution d’un très beau livre, Marylin Monroe, la femme derrière l’icônede Ian Ayres (ed de la Martinière), à ​​l’occasion des 60 ans de sa disparition.

Extraits sonores

VRRRThabiti Feat. Elams (2020), extrait de la BO de Rodeo de Lola Quivoron

Hommage d’Arnaud Desplechin à Catherine Deneuve, à l’occasion de son Lion d’or d’honneur le 31 août 2022

I Wanna Be Loved By Youpar Marilyn Monroe, extrait de Certains l’Aiment chaud de Billy Wilder (1959)

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