The méga-fusée de la NASA s’apprête à décoller vers la Lune

La nouvelle fusée de la NASA, la plus puissante du monde, devait décoller pour la première fois lundi depuis la Floride vers la Lune, mais les opérations de remplissage de la fusée avec son fuel donnaient du fil à retordre aux équipes de agence spatiale américaine, quelques heures avant le lancement.

Publié at 6h35

Lucie AUBOURG
Agence France-Presse

Les réservoirs ont commencé à être remplis avec a retard d’environ une heure, à cause d’un risque de foudre trop élevé au milieu de la nuit.

Les operations devaient se poursuivre durant plusieurs heures, jusqu’à avoir rempli la fusée de plus de trois millions of liters d’hydrogène et d’oxygène liquides ultra-froids.

Mais vers 3 h du local matin heure, une fuite potentielle a été détectée lors du remplissage de l’étage principal avec l’hydrogène, entraînant une pause. Après des tests, le flot a finalement repris, les équipes sur place continuant à suivre de près la situation.

NASA espérait rattraper le retard accumulé. The décollage est prévu pour 8 h 33 depuis aire de lancement 39B du center spatial Kennedy.

La fenêtre de tir s’étend sur deux heures et laisse donc une marge de manœuvre. Mais si la météo est à 80% favorable for a lancement à l’heure, elle doit se dégrader peu à peu au cours de la matinée.

Du haut de ses 98 mètres, the fusée orange et blanche SLS ne pourra pas décoller en cas de pluie ou d’orages.

Fifty ans après le dernier vol d’Apollo, the mission Artémis 1 doit marquer le lancement du program américain de retour sur la Lune, qui doit permre à l’humanité d’ensuite attindre Mars, à bord du même vaisseau.

The capsule Orion evening propulsée sans équipage jusqu’en orbite autour de la Lune, afin de vérifier que le véhicule est sûr pour de futurs astronautes – dont la première femme et la première personne de couleur qui marcheront sur la surface lunaire.

«Cette mission emporte les rêves et les expoirs de beaucoup de gens», to declare this weekend the patron of the NASA Bill Nelson avant d’ajouter: «Nous sommes dorénavant la génération Artémis».

Signe des temps, the premiere female director of lancement à la NASA, Charlie Blackwell-Thompson, will be the “go” final. Les femmes représentent 30% des effectifs en salle de lancement – contre une seule pour Apollo 11.

Deux minutes après le décollage, les propulseurs d’appoint retomberont dans l’Atlantique. Après huit minutes, l’étage principal se détachera à son tour. Puis, au bout d’environ 1 h 30, une dernière poussée de l’étage supérieur put the capsule on the chemin de la Lune, qu’elle mettra plusieurs jours à attindre.

Between 100 000 and 200 000 personnes sont attendues to assist with the spectacle, not the vice-president of États-Unis Kamala Harris.

Record de distance

En cas d’annulation, the prochaine date de décollage possible is 2 septembre.

The principal objective of the mission is to test the thermic bouclier of the capsule, here reviendra dans l’atmosphère terrestrial à près de 40 000 km / h, et une température moitié also chaude que the surface du Soleil.

Au lieu d’astronautes, des mannequins ont pris place à bord, équipés de capteurs enregistrant vibrations et taux de radiations. Des microsatellites seront également déployés pour aller étudier la Lune, ou encore un astéroïde.

The capsule will venture jusqu’à 64 000 km derrière la Lune, soit plus loin que tout autre vaisseau habitable jusqu’ici.

Un échec complet de la mission serait dévastateur pour une fusée au budget faramineux (4,1 milliards par lancement, selon un audit public) et en retard de plusieurs années (commandée en 2010 par le Congrès américain pour une initiale de décollage en 2017) .

Vivre sur la Lune

“Ce que nous commençons avec ce décollage lundi n’est pas un sprint de court terme mais un marathon de longue durée, pour ramener le système solaire, et au-delà, dans notre sphère”, a déclaré avec aplomb Bhavya Lal, administratrice associée à NASA.

Après cette première mission, Artémis 2 empora en 2024 des astronautes jusqu’à la Lune, sans y scherrir. Un honneur réservé à l’équipage d’Artémis 3, in 2025 au plus tôt. NASA souhaite ensuite lancer environ une mission par an.

Le but: établir une presence humaine durable sur la Lune, avec la construction d’une station spatiale en orbite autour d’elle (Gateway), et d’une base à la surface.

There, l’humanité doit apprendre à vivre dans l’Espace lointain et développer toutes les technologies nécessaires à un aller-retour vers Mars.

Un voyage de plusieurs années qui pourrait avoir lieu «à la fin de la décennie 2030», selon Bill Nelson.

Mais avant concela, se rendre sur la Lune est aussi stratégique, face aux ambitions de nations concurrentes, notamment la Chine.

«Nous voulons aller sur le pôle Sud (de la Lune, NDLR), là où sont les ressources», notamment de l’eau sous forme de glace, a détaillé M. Nelson sur NBC. «Nous ne voulons pas que la Chine y aille et dise ‘c’est notre territoire’», at-il dit.

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