Stromae sombre mais convaincant à Rock en Seine

On peut être un artist populaire, enchaîner les succès, les coups de génie et les audaces, et être très – très! – loin de faire unanimity. Dans les allées du domaine national de Saint-Cloud tout au long de ce dimanche 28 août, les festivaliers de ce quatrième et dernier soir de Rock en Seine se partagent en deux équipes: les fans enthousiastes de Stromae et les sceptiques, capables de lever une brise par leur seul souffle tant le Belge les exaspère. Il ya donc ceux qui sont venus célébrer son œuvre di lui et puis ceux qu’il faudra retourner, convaincre. On a vu dimanche parisien plus reposant pour un visiteur de passage. Sera-t-il parvenu, alors, à convaincre les hésitants?

Stromae avait-il conscience de ce défi? Difficult to say, mais on peut aisément le soupçonner tant the interprète d ‘Alors on danse, tube here the a révélé au public in 2010, debute son show in a posture de boxeur. Précédé par une longue cinématique d’introduction où l’on voit le double animé du chanteur se préparer à un grand défi sans vraiment savoir lequel, Stromae (le vrai cette fois, en chair, en os, et en double chignon) attaque plein pot avec le titre d’introduction de son dernier album, Invaincu. “Gauche, droite, droite, gauche, front kick, balayette et penalty”lance-t-il, abdos gainés et poings serrés.

Le défi est lancé: à défaut d’y adhérer pleinement, les plus réticents savent déjà qu’ils ne s’ennuieront pas. Loin de baisser la garde, le Belge enchaîne. Fils de joie, un des singles phare de son dernier disque, est clamé par a Stromae appuyé sur un pupitre en petit père des peuples. Derrière he, sur les écrans mouvants qui se rassemblent pour former une immense toile, des troupes militaires défilent au pas au rythme imposé par ce leader du soir.

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Peu à peu, la troupe de musiciens du chanteur belge abandonne ses intentions martiales pour se détendre et viser davantage la communion bon enfant que le peloton d’exécution (à la grande joie des sceptiques d’avant concert, qui ne sont déjà plus beaucoup) . Avec Tous les mêmesissu de Racine carréeStromae se déride. Mauvaise journée et Bonne journée – assemblés pour l’occasion – parachèveront sa mue en acteur à la confine du burlesque. Les frescoes de la bipolarité et de la dépression y sont parfaitement représentées: d’abord cafardeux et sans volunté, vautré dans un fauteuil à la recherche d’une énergie perdue, Stromae devient bêta tout heureux, triomphant, debout sur ce même fauteuil («C’est indécent, j’rigole pour rien, j’souris bêtement. La vie est biscuit, comme une journée de déconfinement “). Face à lui, en miroir, la foule se lance à son tour dans une “Danse de la joie”.

Tunnel de tristesse

Mais danser n’éloigne jamais la tristesse bien longtemps. D’autant qu’elle revient comme un boomerang. En particulier when she remains in a seul et même tunnel Quand c’est? abordant la question du cancer, et The solassitude, exprimant la lassitude de la vie de couple et la souffrance causée par le célibat. An enchaînement qui fera say à deux sceptiques tout proches, dans un éclat de rire: «J’ai envie de mourir: à côté, Mylène Farmer c’est la società créole. “ Reste que la noirceur peut être vecteur de grâce, les clowns le savent bien. The interpretation de The enfermagnifiée par les images cataclysmiques projetées derrière the artist le prouve dans ce qui remains sans doute le moment le plus fort de cette heure et demie de performance.

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The result is a “show” habilement rodé, maize à l’enthousiasme souvent trop scolaire. Son professionnalisme et sa genérosité convaincront les plus frileux, gagnés par ce sens du spectacle et de la réorchestration… mais échouera à catapulter sur une autre planète les fans de la première heure. Les habitués pouvaient espérer de belles histoires, des animations léchées, un jeu d’acteur enthousiasmant et des arrangements inédits. Tenuous promises. Et c’est déjà beaucoup; même les plus sceptiques en conviendront.

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