Jeunesse lève-toi
Dans la lignée des triomphes nationaux comme RRR ou KGF: Chapter 2, les industries indiennes if lancent toutes à la recherche du nouveau phénomène here will transcend the regional portée imposed by the specificity of the local box office. Sous bien des aspects, Liger avait l’ambition d’être une de ces exceptions. Co-production entre le cinéma hindi et télougou, casting mêlant stars de Tollywood et Bollywood, le film annonçait même une will to shineinternational avec la présence aussi improbable qu’intrigante de Mike Tyson.
Au-delà d’un casting varié, the author point crucial for toucher le pactole au box-office national est de toucher les jeunes. C’est bien le dénominateur commun de tous les récents blockbusters indiens: des longs-métrages qui attirent en masse un public à la moyenne d’âge plutôt low.
Et c’est parti pour le show
Trop conscient de ce défi, Liger adopte immédiatement un ton faussement jeune et cool. Désespéré de ne pas faire son âge of him, the cinéaste Puri Jagannadh tombe dans l’équivalent cinématographique du freestyle rap by Michael Scott. On accumule alors les clichés embarrassants: une héroïne influenceuse, des dialogues avec moins de cohérence qu’un cadavre exquis, le tout ayant pour obligation de placer “hashtag” et “OMG” toutes les five minutes de façon aléatoire pour plus de fun.
Comble de l’horreur, le montage de Junaid Siddiqui achève de créer une abomination pensée par des boomers, pour des zoomers. Déjà collaborateur du cinéaste sur le très oubliable iSmart ShankarSiddiqui enchaîne les séquences montées comme des vidéos TikTok. Effets outranciers, filtres particulièrement laids, Liger ose même d’affreuses séquences dansées censées finir en tendances chez les 15-25 ans.
Quand tu surveilles tes followers ton public
Paradoxalement, Liger s’avère totalment méprisant envers ce fameux public cible. Tout le propos du film ressemble rapidement à un micro-trottoir sur BFM TV nous beuglant que la jeunesse est stupide, superficelle et sans valeurs. It is the image de cette séquence hallucinante lors de laquelle l’héroïne tente de filmer une vidéo dans un temple et se fait allégrement rabaisser par la mère du héros.
Preuve last qu’il ne comprend pas son public, le long-métrage s’avère être a festival de misogynie à the ancienne qui ne manque pas une occasion de rabaisser son héroïne et la gent féminine de manière générale. Seule femme qui trouve grâce aux yeux du cinéaste, la mère du héros qui tient probablement les propos les plus rétrogrades du film. She goes jusqu’à implorer l’héroïne de quitter son fils chéri of her pour la simple et bonne raison qu’un sportif ne peut pas “être distrait” par une femme.
L’état psychologique du “public cible” après 30 minutes
Walking disaster
Du haut de ses 22 ans de carrière et 35 longs-métrages, le réalisateur Puri Jagannadh était encore récemment une référence pour le cinéma de divertissement télougou avec des succès comme Pokiri. On le sentait perdre en vitesse depuis quelque temps, corn Liger vient lui asséner le coup de grâce.
La mise en scène est accablante d’amateurisme, le découpage n’a aucun sens. Pire encore, the cinéaste perd tout sens du rythme dans sa façon de filmer l’action. On ne ressent jamais the impact des coups ni la vitesse des duels. We have an honorable budget dépassant celui du récent KGF: Chapter 2le résultat fait peine à voir.
Ceci n’est pas un appel à aide
Pour ne rien arranger, l’écriture ne relayve pas le niveau. Jagannadh nous présente des coquilles vides qui n’ont même pas la décence d’être des personnages fonction. Le seul trait de personnalité du héros est son bégaiement of him, censé être à la fois le nœud dramatique du récit et son unique ressort comique of him. Ignorant comment rendre credible son univers of him, le cinéaste nous strolls de cliché en clichéosant évidemment le dojo dont les murs ornent fièrement des portraits de Bruce Lee.
En théorie, the impossible semblait de totalment rater un film sportif. Problème, there encore Puri Jagannadh semble incapable de gérer ne serait-ce qu’un seul des poncifs du genre. The sporting competition arrives bien trop tard, the training montage est littéralement expédié en une vingtaine de secondes, the relation between the héros et son mentor of him remains surfaceselle au possible. Jusqu’au segment final qui abandonne toute narration et n’a même pas la décence d’aller au bout de la competition.
À vos marques, prêts, fuyez!
Maps to the sitar
S’il illustre courageusement ce qui se passe lorsqu’on fait a film sans réalisateur, sans scénario et sans monteur, Liger aurait pu être sauvé de justesse par ses acteurs. Après tout, Vijay Devarakonda s’est énormément investi dans le projet et sa transformation physique of he is impressive. Malheureusement, son surjeu lors des dialogues bégayés vient annihiler toute tentative de crédibilité.
Face à him, la tendance est au naufrage. Ananya Pandey est peut-être l’illustration même de ce qui se passe lorsqu’on laisse le népotisme décider d’une carrière. Cependant, aucune actrice au monde ne pouvait sauver a personnage aussi mal écrit. Ramya Krishnan se contente de crier en écarquillant les yeux, se souvenant douloureusement d’une époque pas si lointaine où elle brillait dans Baahubali. Habitué aux films qui ne méritent pas son talent of him, Ronit Roy est le seul à y croire un minimum et à jouer juste.
Sweet home Alabama
Corn la plus grande déception de Liger if you find probablement du côté de Mike Tyson. Présent dès les premiers posters, deuxième nom cité au générique, the ancien boxeur n’apparaît pas avant le dernier quart d’heure. Mal dirigé, doté d’un look improbable, entouré de figurants russes feignant un mauvais accent américain, on en vient presque à regretter sa performance by lui dans Ip Man 3.
Son arrivée nous montre au passage ce que le film pouvait être dans le meilleur des cas: a pur nanar, divertissant sans le faire exprès. Mais là encore, c’est un rendez-vous manqué. Pour un quart d’heure final de plaisir coupable, Liger nous inflige plus de deux heures de torture visuelle et mental.

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