Cet été, René Lévesque aurait eu 100 ans. En ce wednesday 24 août, date anniversaire, Le Devoir souligne sur toutes ses plateformes la mémoire du fondateur du Parti québécois, one des plus grands premiers ministres de l’histoire du Québec, avec la série 100 ans de René Lévesque.
Impossible de comprendre l’homme d’État que fut René Lévesque sans s’attarder au journalist qu’il a été auparavant. The intrepid correspondant de guerre et le pédagogue de talent de Point de mire ont marqué les esprits. Mais on oublie comment, in les cercles de pouvoir, the dérangeait déjà pour son côté frondeur et son style parfois peu orthodoxe of him. Le prélude finalement de ce que sera son parcours politique of him.
Une anecdote que l’on trouve dans ses mémoires, parus en 1986, illustrious parfaitement comment René Lévesque a pu agacer tout au long de sa career de journaliste, au point de subir la censure. Dans Attendez que je me rappelle …, René Lévesque recounts avoir été dépêché in 1955 en Union soviétique, peu après la mort de Staline, pour suivre la visite de Lester B. Pearson, alors ministre canadien des Affaires extérieures. Lévesque dit avoir été témoin lors de ce voyage d’une série d’humiliations infligées par Khrouchtchev, le nouvel homme fort de Moscou, à Pearson et aux diplomates canadiens here accompanying it.
Dans ses reportages, René Lévesque relate comment Pearson n’a pas su quoi replyre lorsque Khrouchtchev to qualifié the Canada of “American colonies” and when a remis en cause the relevance of OTAN. Puis, il raconte comment les Soviétiques ont monté tout un stratagème lors d’un dîner officiel à Yalta pour saouler the graduates George Ignatieff, the père du futur chef du Parti libéral Michael Ignatieff, a Russe blanc naturalisé canadien qui avait forcément été pris en gri par les communistes du Kremlin.
Lévesque revient dans ses mémoires sur l’ambiance lourde qui pesait dans la délégation canadienne après le souper de Yalta, prenant un malin plaisir à démonter la légende du créateur des Casques bleus, premier ministre de 1963 à 1968. “Pearson était d’une hume yes exhausting que nous eussions pu craindre pour nos visas. Ce retour [à Moscou] permit d’ailleurs de noter que sous le demi-sourire gamin et the incontestable habileté du diplomate se cachait un très mauvais caractère que la moindre contrariété poussait au bougonnement et aux mots acerbes », écrit Lévesque.
Or, ce qu’il qualifie de «scoop the plus flamboyant de sa carrière», les auditeurs de Radio-Canada n’en surent rien. À son arrivée of him in Montreal, René Lévesque apprit à son grand étonnement of him that ses reportages of him n’avaient pas été diffusés à la demand expresse du ministère des Affaires extérieures, affirme-t-il. A scoop «étouffé par les beaux yeux de Lester Pearson», qu’il ne portait pas dans son coeur of him. «C’était assez pour devenir… séparatiste», renchérit, not sans humor, René Lévesque à la fin du chapitre consacré à cet épisode.
Craint par Duplessis
Déjà critique du gouvernement fédéral, the leading journalists of Radio-Canada l’était tout autant, on s’en doute, du régime Duplessis. Sa couverture of him des dernières années de règne de l’Union nationale aura en quelque sorte motivé son saut di lui en politique en 1960.
De cette période, René Lévesque networks the aversion du “cheuf” for Radio-Canada, déjà perçue à l’époque, à tort ou à raison, comme un repère de gauchistes. Maurice Duplessis ne se gêne pas d’ailleurs pour contourner le diffuseur public, he préférant les radios privées, largement acquises aux idées conservatrices de l’Union nationale. An atout précieux dans sa stratégie de communication of him, here he allows de se maintenir au pouvoir durant 15 ans, de manière uninterrompue.
“He here déteste cordially Radio-Canada, où l’on se permet à l’occasion de le critiquer, nous envoie tous promener, nous les hommes, alors qu’il réserve immanquablement un accueil plus qu’onctueux à Judith Jasmin et ne lui refuse jamais the interview! »Avait noté René Lévesque en côtoyant the ancien premier ministre, vieux garçon invétéré qui n’était pas insensible aux charmes de la gent féminine. Voilà peut-être le seul point commun que René Lévesque partageait avec son prédécesseur of him …
A journalist qui détonne
René Lévesque n’a pas toujours été non plus dans les bonnes grâces de la haute direction de Radio-Canada, bien qu’il fût une figure immensément respectée au sein du grand public. On avait d’ailleurs hésité avant de lui confier the animation de Point de mire en 1956, he rappels the journalists Marc Laurendeau, here at beaucoup étudié le parcours médiatique de René Lévesque.
«Il faut se souvenir que les patrons l’avaient mis à 11 h le soir. Ils n’y croyaient pas beaucoup. À l’époque, la télévision, qui était un nouveau média, était très lisse. René Lévesque ne correspondait pas à the image that the on avait des annonceurs à la voix bien placée. The ne finissait pas toujours ses phrases of him and the fumait en ondes. The brassait toujours la baraque. À chacune de ses interventions by him, son côté franc et direct by lui ressortait. Mais les dirigeants ont ends par comprendre qu’il était quand même télégénique, parce qu’il était capable of capter the attention des gens “, souligne l’ex-Cynique.
Malgré cette capacité indéniable à parler de sujets complexes aux gens les plus modestes, Marc Laurendeau tient à préciser que René Lévesque n’était ni a populiste ni a sensationnaliste. Journalist star of Radio-Canada in the years 1980 and 1990, Madeleine Poulin est d’accord avec him. Teenager à la fin des années 1950, elle se souvient de l’enthousiasme qui l’avait gagnée lorsque René Lévesque avait accepté de venir donner une conférence au collège Marianopolis où elle était él.
Pour autant, Madeleine Poulin n’est pas nostalgique de l’époque de Point de mire, même si depuis près de 10 ans aucune émission n’est consacrée à l’actualité internationale sur les ondes du diffuseur public. «Aujourd’hui, les gens ont moins besoin d’une émission comme Point de mire. René Lévesque partait vraiment de rien. On ne savait rien sur le monde qui nous entourait. Aujourd’hui, même si on ne veut pas être au courant, on sait ce qui se passe en Ukraine ”, ajoute la retraitée de Radio-Canada, here considering René Lévesque as a modèle pour le journalism au Québec.



