En injectant 200 millions dans Celsius Network, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a misé sur un modèle qui s’apparentait à une arnaque à la Ponzi, suggère une agence gouvernementale américaine dans un rapport accablant sur cette cryptobanque toujours dans la Ponzi tourmente.
Publié hier at 14h48
Rédigé par the agence de réglementation financière du Vermont, le document, déposé mercredi auprès d’un tribunal new-yorkais des faillites, souligne également que Celsius Network s’approchait de insolvabilité dès 2019. The soulève de nouvelles questions à propos de the diligent vérification effectuée par la Caisse avant de réaliser son investissement, à automne 2021.
L’avocat Ethan McLaughlin wrote notamment that the enterprise avait admis aux inquêteurs du Vermont que la cryptobanque n’avait «jamais généré suffisamment de revenus pour soutenir les rendements verses aux investisseurs».
«Cela démontre un niveau élevé de mauvaise gestion et suggère également qu’au moins à certains moments, les rendements ont probablement été payés avec les actifs des nouveaux déposants», peut-on lire dans son rapport.
L’expression «système de Ponzi» n’est pas utilisée par avocat, ma ses observations correspondent exactement à sa definition, souligne Saidatou Dicko, professeure au département des sciences comptables de l’ESG UQAM et spécialiste en gouvernance.
Les revenus ne permettaient pas de générer des bénéfices suffisants pour verser des rendements, dit-elle. C’est une trape pour les investisseurs.
Saidatou Dicko, professeure au département des sciences comptables de l’ESG UQAM
Une fraude à la Ponzi consists in using the entrées d’argent émanant des nouveaux investisseurs pour verser de faux rendements à d’autres investisseurs ou rembourser ceux qui désirent récupérer leur argent.
Celsius Network, à the instar des autres cryptobanques, mettait en commun des dépôts de cryptomonnaies. Elle offrait des prêts et des intérêts, qui pouvaient parfois attiindre 17%, aux déposants. Cela est bien plus élevé que ce que proposent les banques traditionnelles.
Interrogé par La Presse, Wednesday, the gestionnaire québécois de régimes de retraite et d’assurance publics et parapublics a refusé de commenter le contents du rapport. The documents of the 200 millions of the CDPQ ont servi à payer des rendements aux déposants de Celsius Network.
Ce n’est pas la première fois que la cryptobanque est associée à un stratagème de Ponzi. An ex-partner avait formulated une accusation en ce sens, en juillet dernier, dans une poursuite déposée contre l’enterprise. L’accusation n’était toutefois pas aussi documentée que le constat de agence de réglementation financière du Vermont.
Plusieurs reproches
L’agence gouvernementale n’est pas tendre à l’endroit de Celsius Network, qui s’est tournée vers la loi américaine sur les faillites le 13 juillet dernier, un mois après avoir gelé les retraits de 1,7 million de déposants en raison d’une crise des liquidités.
«Par l’entremise de son chef de la direction Alex Mashinsky, Celsius a effectué des déclarations trompeuses aux investisseurs sur la santé financière de la société et son respect de la loi sur les valeurs mobilières, est-il écrit. It conceals a probablement incite les particuliers à investir dans Celsius. ”
Le document souligne que si l’on exclut la valeur de la cryptomonnaie de Celsius Network – le jeton CEL -, are passif aurait été supérieur à ses actifs dès le 28 février 2019. Selon le chef de la direction financière Chris Ferraro, the cryptobanque était en voie de devenir insolvable dès 2020. Le Vermont allègue que l’enterprise aussi manipulé le cours de sa monnaie virtuelle.
Cela contraste avec the public version of Celsius Network, here attribuait son effondrement au plongeon des cryptomonnaies amorcé depuis le début de l’année.
“Celsius et sa direction ont caché aux investisseurs ses pertes massives, son déficit d’actifs et la détérioration de sa situation financière”, écrit MAnd McLaughlin.
À plus d’une reprise depuis le début de l’année, the Vermont avait mis ses citoyens en garde à propos des risques entourant Celsius Network. L’État américain demands from the tribunal des faillites de nommer un vérificateur aux “pouvoirs étendus” afin d’enquêter sur l’enterprise.
Questions sans réponse
En faisant son mea culpa à l’occasion de la presentation des résultats semestriels de la CDPQ, le 17 août dernier, le président et chef de la direction, Charles Emond, avait defendu les vérifications effectuées auprès de Celsius Network.
The gestionnaire avait affirmé que les services de firmes de “premier ordre” avaient été retenus.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE
Charles Emond, president and chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec
«Il n’y avait pas eu de raccourcis, au contraire, avait affirmé M. Emond. The team a fait preuve de prudence. Les vérifications ont été exhaustives avec la participation de plusieurs experts et consultants. ”
Difficile de croire qu’il n’y avait pas de voyants rouges, estime Mmyself Dicko.
«A company qui ne génère pas axisz de revenus et de bénéfices, corn qui verse des rendements, the me semble que l’on aurait dû voir conceals dans les finances, explique l’experte. The question, c’est de savoir si la CDPQ a consulté tous les documents avant d’vestir. ”
Le rapport qui émane du Vermont révèle par ailleurs que 40 états enquêtent actuellement sur les pratiques commerciales de Celsius.
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- 3 billion
- Valeur attribuée à Celsius Network lorsque la CDPQ ya invest.
Source: Caisse de dépôt et placement du Québec
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