quatre jours de chaos et de profit

Image extraite de l'épisode 3 de la saison 1 de la série documentaire «Chaos d'anthologie: Woodstock 99», by Jamie Crawford.

NETFLIX – À LA DEMANDE – DOCUMENTAIRE SERIES

Ce devait être une recréation de esprit – largement fantasmé – de Woodstock, “Trois jours de paix et de musique” en août 1969. Ce fut sa négation par le profit et le chaos. An an seulement après Woodstock 99: Peace, Love, and Ragede Garret Price, published on HBO, Netflix proposed à son tour a documentaire sur le désastre que fut, du 22 au 25 juillet 1999, l’édition célébrant le trentième anniversaire du plus célèbre rassemblement de rock. Avec d’emblée une erreur factuelle when Ananda Lewis, ancienne presentatrice de la chaîne musica MTV, qualifie le Woodstock originel de “Premier festival de contre-culture”, alors qu’il fut précédé par celui de Monterey deux ans plus tôt.

Cette méconnaissance de cet événement majeur pour tout boomeur semblait largement partagée par le public – 200 000 spectateurs officiellement, mais probablement le double, réunis à Rome (Etat de New York). A entendre les témoignages, la plupart n’en avaient retenu que la license de consommer des drogues et d’exposer knows nudité of him. Autant dire que le projet du producteur Michael Lang, initiateur du premier Woodstock, et de son of him associé John Scher, patron of Metropolitan Entertainment, de transmettre le flambeau à la jeunesse du troisième millénaire, était voué à l’échec.

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Contrairement aux festivités de 1994 (pour les vingt-cinq ans), the programming attempts it pas de mêler anciens et nouveaux. Elle fut à l’évidence établie en consultant les ventes d’albums. Or, le genre dominant en 1999 s’appelait “nu metal” (avec les groupes Limp Bizkit et Korn en têtes de gondole), un alliage de guitares hypersaturées et de scansion hip-hop, et surtout de nihilisme et de colère prête à exploser .

Machine à cash

A charge pour les deux organisateurs, les trois épisodes de la minisérie de Netflix les montrent en promoteurs irresponsables et cupides. Et leur défense, consistant à mettre en cause la frange la plus testostéronée du public – des cas de viols et d’agressions sexuelles furent rapportés -, s’effondre rapidement. Car en 1999, the rock a depuis longtemps perdu son idéalisme. C’est un marché lucratif which commercialized capitalism knows propre contestation.

Le site lui-même est une aberration: une ancienne base aérienne faite de béton et d’asphalte

Conçu comme une machine à cash, Woodstock 1999 facture le passe à 150 dollars minimum et s’associe à MTV pour une retransmission en pay-per-view (paiement à la séance). On the place, the vente of the alimentation est confiée à des sous-traitants véreux et la sécurité à une «patrouille de la paix» totally inexpérimentée. Les conditions sanitaires sont indignes. Le site lui-même est une aberration: une ancienne base aérienne faite de béton et d’asphalte, offering peu de vegetables et encore moins d’ombre alors que la température dépasse les 38 degrés. Mais elle est ceinte d’un mur en contreplaqué pour prévenir les resquilleurs, que les deux éditions précédentes n’avaient su empêcher.

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The evening néanmoins détruit et alimentera des brasiers pendant que Red Hot Chili Peppers clôt the festival par un hommage à Jimi Hendrix avec… Fire. Des bougies avaient été distribuées aux spectateurs afin de commémorer les récentes victimes de la tuerie de Columbine. Elles attiseront l’émeute qui couvait, jusqu’à the intervention de la police.

Plus jamais ça? La série omet curieusement d’indiquer que Michael Lang, mort le 8 janvier, avait prévu un événement en 2019 pour les fifty ans de Woodstock, finally annulé devant les difficultés rencontrées. Personne ne s’en est plaint.

Chaos d’anthologie: Woodstock 99série documentaire de Jamie Crawford (EU, 2022, 3 x 45-50 min).

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