The Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a finalement radié son investissement d’environ 200 million $ dans Celsius Network, a navet du secteur des cryptomonnaies.
BOF! Cela fait partie de la colossale de 33.6 milliards de dollars que la Caisse de dépôt et placement a perdue lors du premier semester de 2022, sur papier on s’entend, à la suite de la sévère correction des marchés financiers.
Pour «apprécier» à sa juste envergure cette immense «perte sur papier», sachez que c’est à peine 6 milliards de dollars de moins que la gigantesque perte de 39.8 milliards de dollars registered par la Caisse de dépôt en 2008, lors de la crise du papier commercial canadien et cells des «subprimes» américains.
Cela dit, comme tout est relatif, il faut savoir que la présente perte semestrielle de 33.6 milliards de dollars ne représente qu’un recul de 7.9% vu l’ampleur de actif de la Caisse de dépôt, soit 420 milliards de dollars à la fin de décembre 2021.
In 2008, la perte de pres de 40 milliards de dollars représentait une chute de 25% alors que actif net s’élevait à 155 milliards de dollars à la fin de 2007.
Séance d’autocongratulation
La Caisse a même trouvé le moyen de s’autoféliciter en commentant hier la perte semestrielle de près de 34 billion $ et de 7.9%.
“During the first semester of 50 dernières années pour les marchés boursiers et obligataires, the CDPQ will register a rendement moyen sur six mois de -7.9%, significativement au-dessus de son portefeuille de référence qui se situe à -10.5% , indique-t-on in the communiqué sur les results de la Caisse. Sur cinq ans et sur dix ans, les rendements annualisés sont respectivement à 6.1% et 8.3%, also supérieurs à ceux du portefeuille de référence. ”
Eh oui! the Caisse de dépôt boasts of afficher une plus petite perte que cells enregistrée par “son” portefeuille de référence.
Le grand patron de la Caisse, Charles Emond, en a rajouté en vantant le travail de son équipe de gestionnaires de portefeuille: “Malgré ces turbulences, l’évolution de notre stratégie amorcée dès le début de la pandémie, la saine diversification de nos actifs and the quality of the execution of the teams ont permis au portefeuille global de continuer à faire nettement mieux que son portefeuille de référence. ”
Voici the “performance” of the Caisse dans les grandes catégories d’actif par rapport à cells de “ses” indices de référence, que vous retrouvez entre parenthèses.
- Revenu fixe: -13.1% (-15.1%)
- Actifs réels: +7.9% (+2.4%)
- Actions: -10.6% (-11.9%)
In the documents remis aux medias, the Caisse is proud of the first half of the semester the “valeur ajoutée la plus élevée depuis 2010”, rien de moins. La Caisse évalue cette «valeur ajoutée» à 11 milliards de dollars!
Explication de cette vantardise. Avec son rendement semestriel of -7.9%, the Caisse lost $ 33.6 billion. La Caisse a calculé que c’est 11 milliards de dollars de moins que la perte théorique de 44.6 milliards de dollars pour le portefeuille de référence dont le rendement semestriel est de -10.5%.
Voilà d’où comes the supposée “valeur ajoutée” of 11 billion dollars that Charles Emond and son équipe de gestionnaires de portefeuille ont réalisée en rapportant a rendement négatif de 7.9% lors du premier semester 2022.
Fait important à noter: quand les gestionnaires de portefeuille, comme ceux de la Caisse, nous rappellent avec insistance qu’ils ont réalisé une “meilleure” performance que leurs portefeuilles de référence, cela laisse présager qu’ils méritent des primes, et ce, même dans le cas d’un rendement de portefeuille négatif.
REDRESSEMENT
Depuis le début du deuxième semester, les marchés boursiers if sont passablement redressés par rapport aux lourdes pertes boursières encourues jusqu’au 30 juin dernier.
Les grands indices nord-américains (Dow Jones, S&P 500, Nasdaq, S & P / TSX) ont réussi à récupérer jusqu’à présent plus de la moitié de leurs pertes.
Mais de la récupérer d’ici la fin de l’année le restant des pertes boursières encourues au premier semester, il ya loin de la coupe aux lèvres!
Les pressions inflationnistes, la hausse des taux d’intérêt, les craintes d’un ralentissement économique prononcé … restent omniprésentes.
Mais rassurons-nous, rendu au 31 décembre prochain, the suffira que Charles Emond et ses gestionnaires de portefeuille battent “leurs” indices de référence pour que la Caisse réalise une “valeur ajoutée” même si elle devait boucler l’année dans le rouge!




