Dans une zone industrielle désaffectée de Montréal errent de curieux personnages: une mage armée d’un scepter, une survivant aux airs de Mad Max, une scientifique à la sauce cyberpunk… Autour d’eux, une dizaine de photographes les mitraillent au gré de ce décor délabré, entre deux ajustements de costumes. Une séance photo pro pour un magazine? Pas tout à fait: une réunion d’amateurs fuel à la passion et à la créativité.
Publié at 7h00
Tout a commencé dans la tête de Josée Houle et d’Hélène Groulx. In 2019, the duo d’amies songe à échafauder une série d’évènements, des «créatifs», réunissant férus de photographie et modèles bénévoles autour d’une thématique, pour en tirer des images léchées et magiques.
Rapidement, a petit réseau d’artistes amateurs se forme autour de ces projets pour lesquels sont mobilisés de gros moyens, ainsi que tout leur cœur. À quelles fins? «Pour le plaisir! », Respondent les deux complices d’une seule voix. Mais pas seulement: c’est l’occasion pour certains de développer leurs talents, d’étoffer leur portfolio (en retour de leur participation, les mannequins reçoivent les photos) ou de se bâtir un réseau.
«Cela half to the portée de photographes amateurs des modèles maquillés et coiffés, et d’excellentes conditions pour créer des photos originales. C’est donnant-donnant, chacun contributes sa contribution, the photos sont partagées… et on se fait des amis! », Raconte Josée Houle, représentante en informatique de métier, exerçant le 8And art depuis huit ans.
Aperçu des séances photo
-

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, THE PRESS
Sébastien Gagnon, photographe amateur, s’entraîne à tirer des portraits. Knowing about him and accomplice de l’heure about him: the jeune comédienne Margo Ganassa.
-

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, THE PRESS
Jonathan Senécal aide son modèle to take the pose parfaite pour sa photo.
-

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, THE PRESS
Le photographe ajuste ses flashs.
-

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, THE PRESS
Pour cette séance, les organisatrices ont jete leur dévolu sur une zone industrielle désaffectée.
-

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, THE PRESS
Hélène Groulx fabrique tous les costumes à partir de matériaux et de vêtements récupérés.
-

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, THE PRESS
Tout est ajusté avec le souci du détail.
-

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, THE PRESS
Josée Houle en plein travail
-

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, THE PRESS
The photographe Renée Michaud fait faire des acrobaties à ses modèles.
-

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, THE PRESS
Annie Lalonde showcasing the fruit de son travail to the organizer Josée Houle.
1/ 9
À ses côtés, Hélène Groulx, infographiste passionnée de travaux manuels. La spécialité de cette ex-coiffeuse: récupérer et recycler vêtements et accessoires for confectionner the costumes portés for the mannequins lors des «créatifs».
Elle s’occupe également du make-up, très travaillé. «Plus jeune, je voulais être designer de mode, mais la vie m’a emmenée ailleurs. The bricolage, ça me garde en vie. The costumes prepared for the creations sont éphémères, on évite de réutiliser les mêmes d’un project à autre, mais on en récupère les éléments et on les modifie », explique-t-elle.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, THE PRESS
Josée Houle et Hélène Groulx, instigatrices de ces évènements photographiques
Bien que tous les participants conviés aux séances soient bénévoles, the logistique en arrière-plan s’avère presque aussi lourde que cells d’une production professionnelle; the pression budgétaire en moins, seule une modeste contribution des artistes étant parfois requise. «Cela peut exiger un mois et demi de planification et de preparation», estime Mmyself Houle, here concocte plusieurs séances annuellement. À partir d’un germ d’idée, une thématique et un univers sont ciselés, puis des personnages et leurs costumes sont imaginés et minutieusement détaillés. Il reste enfin à dénicher un cadre approprié, lancer des appels aux photographes ou modèles, puis organizer un rendez-vous pour le jour J.
Objectifs: communion, passion et création
En ce samedi estival, le thème «post-apocalyptique» a été retenu – après avoir exploré le rétrofuturisme, les sorcières ou le steam-punk lors d’évènements précédents. Les mannequins, longuement prepared in matinee, sont jumelés en rotation avec les photographes participants, qui s’évertuent à les immortaliser dans des poses ou des scènes originales, au gré de hangars montréalais abandonnés.
Au sommet d’un bâtiment en ruine, Jonathan Senécal gravite ainsi autour de Fay, une mannequin incarnant une physicienne quantique, en quête d’un angle ou d’une expression. Ce gestionnaire en vente de pneumatiques vient ainsi parfaire ses techniques photographiques en amateur, comme son sens de la composition ou le rendu de la lumière sur la peau. «On se crée notre propre petit monde. When you want the reaction des gens en leur remettant les photos, c’est très valorisant pour tous », say he here comes aussi dans une optique de socialisation.
Quelques photos des participants
-

PHOTO JONATHAN SENÉCAL, FOURNIE PAR L’AUTEUR
Effets de lumière, emplacements, costumes: les photographes peaufinent leur technique à l’occasion de ces séances.
-

PHOTO JONATHAN SENÉCAL, FOURNIE PAR L’AUTEUR
Fay est dans la peau d’une ingénieuse scientifique spécialisée en physique quantique.
-

PHOTO ANNIE LALONDE, FOURNIE PAR THE AUTHOR
Charles Chevrette incarnates a futurist cambrioleur in a post-apocalyptic world.
-

PHOTO ANNIE LALONDE, FOURNIE PAR THE AUTHOR
The comedian Andji Russo incarne a voleuse qui sait user de ses charmes pour arriver à ses fins.
-

PHOTO JOSÉE HOULE, FOURNIE PAR THE AUTHOR
Les divers personnages créés pour cette séance sur le thème «post-apocalyptique».
-

PHOTO JOSÉE HOULE, FOURNIE PAR THE AUTHOR
Les modèles travaillent à tour de rôle, le temps d’une heure, avec les divers photographes participants.
1/ 6
Fay, qui trempe dans le milieu Artistique depuis 2011, participe et pose pour «rencontrer des esprits créatifs, partager des idées, des expériences, des conseils».
“On n’est pas restreints comme dans un cadre corporatif ou professionnel, on part d’un flash plutôt que d’une audience cible”, apprécie cells here a également des expériences professionnelles.
Pour d’autres, comme Annie Lalonde, venue croquer quelques portraits en companies de son mari, the passion s’est mutée en métier: ex-travailleuse social, elle est devenue photographe pro il ya quelques mois à peine. «Je viens pour créer et m’amuser. Quand on fait ça, on oublie tout, c’est l’exutoire par excellence! », She launches her cells here souhaite se specialists in the portraits of the diversity and the transgenres.
For the co-organizer Josée Houle, voir cette fourmilière s’amuser en polissant des images étonnantes, cela vaut tous les salaires du monde. «Réunir ces gens, leur fournir des occasions, les voir tripper, créer des univers et en voir les results, ça me fait du bien. Chaque fois, on est vidés d’énergie et on se dit que c’est le dernier, mais dès le lendemain, une autre idée va surgir … ” pour les passionnés ».



