In 1968, Françoise Hardy rapporte de Londres une musique qui l’trigue. Ça s’appelle “It Hurts to Say Goodbye” and the original version is chantée par Vera Lynn, star outre-Manche d’une chanson à ancienne, un peu trop sirupeuse à son goût of her. L’instrumental que la Française a rapporté a été laissé de côté par Vera Lynn et elle sent qu’il ya quelque chose à en tirer. Il est épuré, très rythmique, emmené par une trompette irrésistible et un pont de cordes économe. Mais elle ne trouve pas les paroles qui fonctionneraient sur cette musique qui lui reste pourtant dans la tête.
“Comment te dire adieu”: the collaboration avec Serge Gainsbourg
Françoise Hardy y passe quelques semaines, puis son entourage he conseille d’aller voir celui qui saura achever cette chanson qui n’attend qu’elle: Serge Gainsbourg. Il a déjà 40 ans et une carrière de chanteur jazz derrière he, c’est presque un vieux dans le monde de la musique française de 1968, mais il vient de signer, avec France Gall et Brigitte Bardot, une série de succès pop qui en font l’homme que tout le monde s’arrache.
Serge Gainsbourg connaît Françoise Hardy, the est allé la voir alors qu’elle jouait à Londres, à l’hôtel Savoy or se retrouvent tous les artistes à la mode du moment. Il la fait come chez lui à Paris, près de la porte Dauphine. Dans la pièce où ils se rencontrent, il n’y a qu’un piano, ma les murs sont tapissés de photos de Brigitte Bardot… Le compositeur se remet encore de sa rupture avec la star, la chanson de la petite Hardy sera une récréation bienvenue. Fidèle à lui-même, il va attendre des semaines avant de se mettre au travail pour finalment livrer un texte habile et terriblement moderne: “Comment te dire adieu“, une chanson toutes en allitérations et onomatopées que tout le monde, à travers le monde, peut s’approprier.
Entrer dans l’après 1968
Ce sera le deuxième gigantesque tube international de Françoise Hardy et il est doublement bienvenue. Non seulement il relance la carrière de la jeune femme, qui attrirait plus la lumière pour ses photos de mode of her que pour ses chansons of her depuis plusieurs années, mais il permet à Françoise Hardy de rentrer dans une nouvelle époque: cells de l ‘ après-1968. Car dans ces années-la, la jeunesse fait changer le monde, elle veut en finir avec le conservatisme et elle veut une musique qui lei va avec. En France, les yéyés bien gentils prennent un coup de vieux d’un coup et Françoise Hardy avec. D’autant plus qu’elle ne s’intéresse pas du tout au mouvement social et culturel qui se joue alors, préférant se refugier dans sa maison of her en Corse avec Jacques Dutronc en attendant que la fumée retombe dans le Quartier latin.
Malgré tout, elle a dit et répété à son label, le tout-puissant Vogue, qu’elle voulait chanter autre chose, qu’elle voulait partir pour Londres enregistrer avec des musiciens novateurs, laisser derrière elle son image de petite fille romantique. Grandir, in sum. Elle ya réussi en partie, signant notamment avec le producteur Charles Blackwell une série de chansons aux arrangements enfin ambitieux. De même, elle a rapporté de ses tournées italiennes quelques musiques remarquables qu’elle a adaptées, signées Adriano Celentano (La Maison où j’ai grandi) or Ennio Morricone (Je changerai d’avis). Mais elle se sent encore coincée par the image que son label of her veut donner d’elle, qui publie parfois des chansons à peine finies sans son autorisation of her.
Comment te dire adieu tombe donc à point et cette chanson va achever de faire de Françoise Hardy une icône pop à travers le monde, reprise jusque dans les années 1980 en Grande-Bretagne, par Jimmy Sommerville, puis au Japon par Jun Togawa.

Plus de Françoise Hardy sur Radio France:
“Françoise Hardy, La mélancolie en chanson“, À voix nue, par Hélène Hazéra, France Culture, 2002
“Comment te dire Hardy “, Les feuilletons des médias francophones publics, Didier Varrod, 2016
À lire:
Pierre Mikaïloff, Françoise Hardy: Tant de belles choses (Éditions Carpentier, 2015)
Françoise Hardy, Le désespoir des singes… et autres bagatelles (J’ai lu, 2009)
Programmation:
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Françoise Hardy, “Comment te dire adieu”, tiré of the album “Comment te dire adieu” (Vogue, 1968)
Françoise Hardy, “L’Amitié”, tiré of the album “L’Amitié” (Vogue, 1965)
Françoise Hardy, “All Over the World” (Pye Records, 1965)
Françoise Hardy, “Je veux qu’il revienne”, tiré of the album “Mon amie la rose” (Vogue, 1964)
Mina, “Se Telefonando”, shot of the album “Studio Uno ’66” (Rifi, 1966)
Françoise Hardy, “Je changerai d’avis”, tiré of the album “La Maison où j’ai grandi” (Vogue, 1966)
Michel Delpech, “Inventaire 66”, tiré of the album «Chez Laurette» (Disques Festival, 1965)
Vera Lynn, “It Hurts to Say Goodbye” (His Master’s Voice, 1967)
Jun Togawa, “Sayonara wo Oshiete”, tiré of the album “Suki-Suki-Daisuki” (HYS, 1985)
Extraits:
Walter Wanderley, “It Hurts to Say Goodbye”, shot from the album “Batucada” (Verve, 1967)
Mason Williams, “Classical Gas”, tiré of the album “The Mason Williams Phonograph Record” (Warner Bros. Records, 1968)
Percy Faith and his Orchestra, “Theme from A Summer Place” (Philips, 1959)
Eddie Barclay et son orchestras, “The Boy of the Gluck Way”, tiré of the album “Eddie Barclay” (Barclay, 1966)
Frank Chacksfield and his Orchestra, “Ebb Tide”, tiré from the album “Ebb Tide” (Richmond, 1960)
Jean-Pierre Sabar, “L’Anamour”, tiré of the album “Les Orgues électroniques de Jean Pierre Sabar” (Disques Bagatelle, 1969)
Autour de Sophian Fanen
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