«Nanook of the North» et le grand écran colonial

II ya très exactement cent ans, a film tour au Québec marquait l’histoire mondo du cinéma. The première de Nanook of the North (Nanouk l’Esquimau) at eu lieu au Capitol Theater de New York on 11 juin 1922. Le film a été projeté à Montréal, puis à Paris quelques semaines plus tard. En quelques mois, the diffusion des deux côtés de l’Atlantique Nord reports more than $ 250,000.

The s’agit vraisemblablement du documentaire inauthentique le plus influent de l’histoire du septième art. Le chef-d’oeuvre a été un des 25 premiers intégrés au National Film Registry de la bibliothèque du Congrès américain creée en 1989. « Nanook of the North représente un des films américains les plus significatifs: the opère comme une pierre de Rosette for les débats sur l’éthique documentaire, la représentation, l’ethnographie, l’orientalisme “, résume un texte publié il ya quelques semaines par l ‘ institution de Washington à l’occasion du centenaire de la première projection.

En tout cas, cette recette pour raconter la “vraie vie” en mettant en scène des personnages réels emblématiques et attachants remaine encore formidablement effectively. Le héros Nanouk est devenu une sorte d’icône culturelle, cité dans les chansons, les romans, les bandes dessinées, les livres pour enfants. Il a donné son nom di him à des toutous, des vêtements et des accessoires de camping polaires.

Du colonialisme spectacle

Les débats ne manquent évidemment pas sur l’appropriation culturelle et le regard colonial charriés par cette oeuvre. The supercherie du faux documentaire a contributed à figer the image of a peupleengoncé in ses traditions primitives. Le réalisateur Robert Flaherty to, par exemple, disguise the realité en demandant à son comédien principal de ne pas utiliser de fusil. Le réalisateur aurait même mis ses interprètes en danger dans au moins une scène.

The is also possible of voir dans l’oeuvre pionnière du cinéaste occidental a honnête effort de compréhension et même d’amour de l’autre à une période éminemment raciste qui organisait des zoos humains pour y exposer des “primitifs” du monde entier. On y retrouve aussi, peut-être, les traces d’une première artist collaboration between a Blanc and the Inuits with reference to the images filmed with dessins and sculptures du Nord. De plus, The Flaherty Film Seminar, mis en place au Vermont in 1954 by Frances Hubbard Flaherty, veuve et collaboratrice de la première heure du cinéaste, continue de s’interroger sur l’éthique et l’innovation cinématographiques.

“Il ya tout un specter de positions critiques de ce film dans le monde universitaire et dans le monde autochtone”, reprise Nicolas Renaud, cinéaste et professeur à l’École de cinéma Mel Hoppenheim de l’Université Concordia, spécialiste des cultures autochtones du Québec . Lui-même est membre de la nation huronne-wendat. «Certains y voient a total colonial enterprise, irrécupérable, dont on ne devrait plus parler. Moi, j’y vois le reflet d’un vieux colonialisme classique alimenté par l’exotisme de l’Autre, mais on ne doit pas occulter que les Inuits y conservent also a certain contrôle de la représentation. “

Mais dans l’Arctique, the effacement de la culture s’est fait plus tard, quand quelques années de prêtres et de TV ont détruit deux mille ans d’histoire.

The souligne que dans ce travail et ses documentaires subséquents sur d’autres cultures du monde, malgré d’indéniables qualités esthétiques et poétiques, the documentary makers Flaherty expose une sorte de pureté traditionnelle menacée de disparaître face à laquelle l’Européen se sent tout de même supérieur avec sa modern technologies. Dans une scène célèbre de Nanouk l’Esquimaudes Inuits s’émerveillent d’un gramophone et finissent par mordre son disque.

“C’est du typique Flaherty: colonial, mis en scène, dit le professeur. Mais dans l’Arctique, l’effacement de la culture s’est fait plus tard [après le tournage de Nanouk l’Esquimau], quand quelques années de prêtres et de TV ont détruit deux mille ans d’histoire. “

Présences autochtones

Nicolas Renaud will take part in every day and month prochains au huitième colloque international Regards autochtones sur les Amériques présenté dans le cadre du festival international Présence autochtone. Des savants et des cinéastes venus de la Terre de Baffin à la Terre de Feu will discuss in Kahnawake et à Montréal. A special numéro de la revue Panorama-cinema evening lancé par la même occasion.

“On a commencé ce colloque en 2009 pour exposer ce que le cinéma autochtone peut apporter comme compréhension du monde”, explique the organizer of the event, Isabelle St-Amand, professeure de cinéma à l’Université Queen’s en Ontario. «Cette année, the accent is mis sur les connexions et l’entraide entre les réalisateurs autochtones d’un bout à the autre de la planète. Ces liens perment de traverser des crises sociales ou politiques comme cells qu’on vient de vivre avec la pandémie. “

Ce cinéma par les Autochtones tranche avec l’oeuvre pionnière de Flaherty d’il ya un siècle. La professeure St-Amand cite en exemple le travail de la réalisatrice Kim O’Bomsawin, à l’igine du documentaire Je m’appelle humain sur la poétesse Joséphine Bacon et de la série télé Laissez-nous raconter qu’elle prepared for Radio-Canada on the onze Premières Nations du Québec and du Labrador.

«La reconnexion culturelle est un des thèmes majeurs du cinéma autochtone actuel, explique le professeur Renaud. C’est chargé implication parce qu’au Canada, the pensionnats et d’autres politiques ont opéré une rupture culturelle. “

The vision inuite

Lui-même, ses parents et ses grands-parents de la nation huronne-wendat n’ont pas subi les pensionnats, mais d’autres moyens ont entraîné assimilation culturelle de sa famille et des rés rents majeures chez son peuple qui leur ont fait perdre une perspective sur le monde, une façon de penser la politique ou les rapports sociaux, les structures de gouvernance traditionnelles, etc. «Les nouvelles générations recherchent tout ça en même temps, dit the artist pedagogue, a manners of nous projeter for the imagination hors de la crise écologique ou qui renouvelle des principes d’égalité, par exemple. “

La professeure St-Amand cite sa collègue sénéca Michelle Raheja de l’Université de Californie venue à son colloque montréalais il ya quelques années et qui a beaucoup écrit sur Nanouk l’Esquimau. À la fois pour exposer et critiquer the colonial vision of the film autant que pour le regarder dans une perspective autochtone.

“When les Inuits regardent ce film, ils ne voient pas nécessairement la même chose que nous, dit Isabelle St-Amand. Même la scène du disque du gramophone, ils la trouvent incontromment très drôle. C’est donc important de considérer comment les Inuits eux-mêmes lisent cette oeuvre. “

Le petit-fils d’Allakariallak (here incarne Nanouk), Charlie Nowkawalk, témoigne dans le documentaire A Century After Nanook. Il raconte avoir été “sidéré” en découvrant le film centenaire montrant comment ses ancêtres of him vivaient et les changements opérés depuis dans le Nord, et ce, malgré la “dramatisation” et les exagérations présentes dans Nanouk l’Esquimau. L’ancien maire d’Inukjuak, Simeonie Nalukturuk, nor dans un igloo il ya près de 70 ans, ajoute que l’oeuvre permet de take la mesure des effets des changements climatiques sur la terre de Nanouk l’Esquimau.


Des erreurs se sont glissées dans le texte “Nanook of the North et le grand écran colonial” signé par Stéphane Baillargeon, publié en première page de notre édition des 13 et 14 août 2022. On aurait dû lire que Nicolas Renaud est professeur en Études des Premiers peuples à l’Université Concordia, and not à l’École de cinéma Mel Hoppenheim de la même institution. De plus, dans les propos de cet intervenant, au lieu de lire qu’il «y you[t] le reflet d’un vieux colonialisme classique alimenté par l’exotisme de l’Autre, mais en contrôle de la représentation “, il aurait plutôt fallu lire que malgré un vieux colonialisme alimenté par l’exotisme de l’Autre,” on ne doit pas occulter que les Inuits y conservent aussi un certain contrôle de la représentation “. Also, the affirmation “quelques années de prêtres et de TV ont détruit 2000 ans d’histoire” n’aurait pas dû être attribuée au professeur Renaud, mais bien au monteur, producteur et réalisateur inuit Zacharias Kunuk. Enfin, the aurait fallu préciser que le titre francisé du film « Nanook of the North ” East ” Nanouk l’Esquimeau ».

Rebondissements d’un chef-d’oeuvre

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