Mélancolie yéyé

In 1962, paraît un 45 tours parmi tant d’autres dans la vague yéyé qui est en train de submerger la France musical qui ronronne sérieusement depuis la fin de la guerre. Sur la pochette, une jeune femme tient un parapluie dans un coup de vent qui fait want ses cheveux laissés libres. Elle regarde l’objectif d’un air morne et plongé dans l’ennui. C’est Françoise Hardy et c’est un disque qui va marquer la musique française, sur lequel on trouve une chanson qu’elle a écrite: “Tous les garçons et les filles“.

C’est une petite chanson naïve, pas spécialement ambitieuse musicament, ma elle résonne fortement dans cette époque. Françoise Hardy, étudiante en fac d’allemand, 18 ans à peine, y met, en son of her, le spleen de la jeunesse de son époque of her, coincée dans une vieille France. In “Tous les garçons et les filles”, she attends the amour qui ne vient pas comme sa generation of her attend a changement de société qui ne veut pas venir. Ce sera pour plus tard, en 1968, mais en attendant, cette petite chanson révèle une jeune author-composer et interprète qui a eu mille bonnes occasions de faire autre chose de sa vie di lei.

De sa jeunesse parisienne dans une famille coincée entre sa mère trop présente, une sœur avec laquelle elle ne s’entend pas, un per lointain et des grands-parents qui l’étouffent dans leur pavillon de banlieue, Françoise Hardy a tiré une indépendance farouche here you will find une échappatoire que dans les livres, puis dans les chansons. Sage étudiante le jour, elle passe ses nuits à écouter les radios périphériques Britanniques, puis les nouvelles stations RTL et Europe 1, qui arrosent la France d’une nouvelle musique qui fait grincer le pouvoir en place: le rock’n’roll. The esprit critique sans borne here goes to build sa façon de voir le monde fait le reste: Françoise Hardy trouve les yéyés, l’ersatz de rock français, vraiment pas terrible. Les Sylvie Vartan, Johnny Hallyday, Sheila… Tout ça, c’est vite fait mal fait pour elle, qui rêve des belles mélodies et des rythmes imparables des musiciens de Londres ou des États-Unis. Elle préfère les Everly Brothers ou Cliff Richard, an ambition qui n’empêche pas l’fficacité.

Alors elle se lance en vraie timide qui se force. Elle met de côté ses études di lei, fait ses premières scènes, puis attract the attention of la toute-puissante Mireille, qui lei tient dans son Petit conservatoire une sorte de Star Academy, avant l’heure. Françoise Hardy y est toujours cachée dans le fond derrière ses cheveux di lei, mais quand elle commence à chanter, elle suspend l’air. Elle a une voix qui n’est ni puissante ni démonstrative, et c’est ce qui fait qu’on l’écoute: elle ne peut rien maquiller, elle est toujours à découvert. Son di lei physique di lei de «grande chose mystérieuse», selon l’expression de Jean-Marie Périer, le photographe des années yéyé, fait le reste. La France se passionne vite pour cette jeune femme très présentable qui chante d’amore déçu d’un air fatigué.

Puis c’est l’Europe entière qui s’accroche à elle. How it conceals if it does so in 1960 years of the jetable music, on the fait chanter ses succès en anglais, en allemand, en italien, en espagnol… Et chaque fois, ça marche. En six mois, Françoise Hardy est passée d’étudiante invisible en icône du spleen adolescent européen. Mais déjà, elle a envie d’autre chose, d’une vraie musical ambition. The va lui falloir patienter, pendant que le monde entier la regarde.

Françoise Hardy au Royaume Uni, 7 January 1964.
Françoise Hardy au Royaume Uni, 7 January 1964.

© Getty
– Photo by Evening Standard / Hulton Archive / Getty Images

Plus de Françoise Hardy sur Radio France:

“Françoise Hardy, La mélancolie en chanson», À voix nue, par Hélène Hazéra, France Culture, 2002

“Comment yourself say Hardy», Les feuilletons des médias francophones publics, Didier Varrod, 2016

À lire:

Pierre Mikaïloff, Françoise Hardy: Tant de belles choses (Éditions Carpentier, 2015)

Françoise Hardy, Le désespoir des singes… et autres bagatelles (J’ai lu, 2009)

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Françoise Hardy, “Tous les garçons et les filles”, tiré of the album “Tous les garçons et les filles” (Vogue, 1962)

Georges Guétary, “La Valse des regrets” (Pathé, 1959)

Cliff Richard and the Shadows, “Travellin ‘” Light (Columbia, 1959)

Françoise Hardy and Étienne Daho, “I know Sad“tiré de the album” Clair-obscur “(Virgin, 2000)

Paul Anka, “Lonely Boy” (ABC-Paramount, 1959)

Françoise Hardy, “Oh oh chéri”, tiré of the album “Tous les garçons et les filles” (Vogue, 1962)

François Hardy, “Those of my age” (Vogue, 1963) (extrait)

Françoise Hardy, “Peter und Lou” (Vogue Schallplatten, 1963) (extrait)

Dúo Rúbam, “Todos Los Chicos Y Chicas” (Belter, 1963) (extrait)

Françoise Hardy, “Find me a Boy” (Pye Records, 1964) (extrait)

Os Mutantes, “Le Premier bonheur du jour“, tiré of the album” Os Mutantes “(Polydor, 1968)

Extraits:

Françoise Hardy, “The Temps of Love”, tiré of the album “Tous les garçons et les filles” (Vogue, 1962) (extrait)

Dick Rivers et les Chats sauvages, “Oh! Baby tu me rends fou”, tiré from the album “Est-ce que tu le sais” (Pathé, 1961) (extrait)

Les Chaussettes noires, “Big Ben Rock”, tiré of the album “Chaussettes noires Party” (Barclay, 1963)

The Shadows, “Apache” (Columbia, 1960)

Arthur Lyman, “Yellow Bird”, shot from the album “Yellow Bird” (HiFI Records, 1961)

The Marketts, “Out of Limits” (Warner Bros. Records, 1963)

The Avalanches, “Summer Crane”, tiré de the album “Since I Left You” (Modular Recordings, 2000)

Floyd Cramer, “Last Date”, tiré from the album “Last Date” (RCA Victor, 1960)

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