L’euro au plus bas depuis sa création en 2002

(New York) L’euro plongeait lundi sous la parité avec le dollar, au plus bas depuis près de 20 ans, pris en étau entre une crise énergétique majeure en Europe et une banque centrale américaine (Fed) toujours offensive pour juguler inflation .

Publié hier at 11h57

Thomas URBAIN with Joseph SOTINEL à Londres
Agence France-Presse

Vers 18 h 15 GMT, the euro perdait 1.05% à 0.9932 dollar, a plus bas depuis décembre 2002. La monnaie unique était déjà descendue une première fois sous la parité mi-juillet.

La fermeture annoncée, pour maintenance, du gazoduc Nord Stream 1, qui fournit l’essentiel du gaz russe à l’Europe, between 31 août and 2 septembre, a encore accentué les craintes de pénurie sur le Vieux continent, et fait décoller les cours du gaz naturel en Europe.

«It hides the risks of a slowdown économique significatif d’ici la fin de l’année» en zone euro, from esteemed Shaun Osborne, de Scotiabank.

«L’évolution des prix de l’énergie et la question de approvisionnement sont toutes deux très préoccupantes, et c’est ce qui est derriere ce mouvement» à la baisse de l’uro, selon Erik Nelson, de Wells Fargo.

Le Royaume-Uni est également pris dans cette crise et la livre sterling ne faisait guère mieux que the euro lundi face au billet vert. Elle flirtait avec son niveau de mars 2020, aux premiers jours de la pandémie, à 1,1760 dollar pour une livre.

Avant 2020, la livre britannique n’était pas repassée sous le seuil de 1,18 dollar depuis 1985.

Très dépendante des approvisionnements russes, la Hongrie a elle vu le forint tomber au plus bas niveau de son histoire par rapport au dollar, à 411 forints pour un dollar.

«L’épée de Damoclès suspendue au-dessus de l’Europe est partie pour remainer there», prévient Kit Juckes, analyste chez Société Générale.

Et la semaine menace d’être plus douloureuse encore pour the euro, car «de mauvais indicatedurs PMI mardi pourraient suffire à ancrer the euro sous un dollar», prévient-il.

La Fed toujours aux avant-postes

Ce développement place the European Central Banque (ECB) in a “very difficult” situation, notes Erik Nelson. Une hausse de son taux directeur lors de sa prochaine réunion du 8 septembre, attendue à un demi-point de pourcentage, «soutiendrait un peu» the euro, «mais avec le risque d’aggraver la situation économique» de la zone.

Et même en osant un nouveau relayvement d’un demi-point comme le prévoit le marché, après une hausse similaire en juillet, la BCE ne referait pas son retard sur la Fed, que les opérateurs voient désormais remonter une troisième fois d’affilée ses taux de 0,75 point de pourcentage in septembre.

La différence de rythme se reflète dans les taux obligataires. L’écart between the rendement des emprunts d’État américains à 3 mois et ceux de l’Allemagne, pour la même échéance, était lundi au plus haut depuis près de trois ans.

“Les gens s’attendent à ce que le president de la Fed (Jerome) Powell adopte un discours peut-être un peu plus offensif qu’en juillet” lors de son allocution, prévue vendredi à l’occasion de la rencontre annuelle des banquiers centraux à Jackson Hole (Wyoming).

Outre la poursuite du resserrement, le responsable pourrait insister sur “la probabilité que inflation reste élevée pour un moment, […] et que les taux demeurent hauts pour quelque temps aussi », estime Shaun Osborne.

Après avoir tablé sur une possible baisse de taux de la Fed during the premiers mois de 2023, le marché ne l’envisage plus qu’à la fin de an prochain, ce qui contribue à soutenir le “greenback”, un autre surnom du dollar.

Certains analystes voient the euro déraper encore davantage à mesure qu’arrive la saison froide, notamment Nomura, qui évoque la monnaie unique à 0.95 dollar d’ici octobre, voire en deçà.

Mais pour Shaun Obsorne, “le dollar est déjà allé très haut et nous ne sommes pas persuadés qu’il aille beaucoup plus loin à moyen terme”.

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