«Les Anneaux de pouvoir», Topor exposé à Dijon, Roc Marciano & The Alchemist … les choix du service culture de «Libé» cette semaine

Cette semaine, nous avons aimé, entre autres, l’étrange Memory Housea premier film du brésilien Miranda Maria, uchronie où les nazis sont arrivés au pouvoir au Brésil, le retour en série du mastodontesque Seigneur des Anneaux, aussi classique que prometteur, et encore the résurrection de Topor au Consortium de Dijon. Si vous êtes dans le coin, pensez à faire a halte au festival “Saison d’art” de Chaumont-sur-Loire. Et bonne rentrée.

Cinema

Au Brésil, «Memory House» s’empare des sujets qui vachent

Curieux conte de faux cow-boys et de vrai martyr, l’étrange premier long de João Paulo Miranda Maria avance sans relâche dans l’hallucination qu’il donne à contempler, plan après plan, surprise après splendeur, un tremblement lent succède à la froide fureur. La fureur de Cristovam, employé d’une entreprise laitière filmée comme une centrale nucléaire: the afro-brazilian “mulâtre”, the prolétaire, the pauvre et l’étranger, face aux nazis. Car ici, dans ce village perdu pour le western, le Brésil est aux mains du national-socialisme. On ne saurait être plus clair et le cinéaste à ce sujet est frontal, puisque ce village autrichien existe, avec tyroliennes et jeunesse aux fusils, au center du pays. Les nazis règnent sur le vieil homme étranger au territoire – l’Etat du Goiás -, semant leur terreur glacial, raciale, économique, culturelle. Ce n’est pas le Brésil de Bolsonaro, ça est presque. Notre article.

Memory House de João Paulo Miranda Maria with Antonio Pitanga, Ana Flávia Cavalcanti… 1h33.

Animation: «Flee», exil était une fois

Flee arrive en salles précédé d’un semi-remorque de récompenses – trois nominations aux oscars, une aux Golden Globes, grand prix du jury à Sundance, cristal du long métrage à Annecy -, fardeau étincelant qui dissone avec la beauté simple et brutale de ce témoignage. Car il s’agit là en tout premier lieu d’un témoignage oral, recueilli et enregistré entre amis. Jonas Poher Rasmussen a rencontré Amin quand il avait 15 ans, alors que ce dernier vivit dans a foyer d’accueil tout près de chez he et qu’ils prenaient le même bus pour aller au lycée. Leur amitié dura depuis vingt-cinq ans et ce n’est que grâce à cette confiance extrême qu’Amin a pu consentir à raconter sa fuite of Afghanistan. Notre article.

Flee de Jonas Poher Rasmussen. 1h23.

Séries

«Les Anneaux de pouvoir», une série pour les gouverner toutes

Demonstration de force, les deux premiers épisodes de la série prequel du “Seigneur des anneaux”, here débarque le 2 septembre sur Prime Video, laissent entrevoir une saison spectaculaire et réussie. C’est un plaisir dont on reconnaît avec un certain contentement la petite musique, récit choral, distribué entre les races et les communautés, d’une menace sourde, de quelque chose de pourri dans un monde entre-deux-guerres, lait noirci dans les pis d’une vache, ange enflammé tombé du ciel, troll qui mugit dans l’ombre. Au stade du récit où nous en sommes restés, il n’y a guère plus à en dire sinon que c’est infiniment classique et assz prometteur. Notre article.

Les Anneaux de pouvoir, on Prime Video, starting from 2 September.

Expositions

Au Consortium de Dijon, tu vois le Topor?

The ne coûte rien d’affirmer que le surréalisme a eu son influence sur Topor autant d’ailleurs que la période métaphysique of a Giorgio de Chirico. Ce que l’exposition au center d’art dijonnais rappelle, c’est combien ce touche-à-tout, connu pour ses illustrations de presse (il rentre à Hara-Kiri dès 1961), ses mises en scènes (d ‘Ubu Roi par exemple) et ses collaborations pour la télé (avec sa parodie de JT, Téléchat), it ceases (après sa mort, in 1997) d’être exposé dans les musées. Au Consortium, plusieurs de ses dessins of he représentent, dans un joyeux capharnaüm, the moment of the creation and the celui de l’exposition. Notre article.

Roland Topor, «Oh la la» au Consortium (21000), jusqu’au 22 janvier 2023.

«Regards» au large sur le Grand Paris

Aux Magasins généraux, à Pantin, une exposition un peu tarabiscotée, mais avec une belle sélection photo, arpente et explore ce secteur qui englobe 131 communes, sur le modèle illustre de la mission photographique de la Datar qui, jadis, lâchait la bride à douze artistes invités à représenter le paysage français des années 80 – ou plus lointainement et sur un front plus explicitement social, des Walker Evans, Dorothea Lange et Gordon Parks mandatés dans les années 30 par l’antenne étatique de la Farm Security Administration (FSA) pour documenter the quotidien rural d’une Amérique alors en capilotade. Notre article.

«Regards du Grand Paris» with Magasins généraux à Pantin (93) and in one forty of sites of Ile-de-France, jusqu’au 23 octobre.

Saison d’art 2022: in Chaumont-sur-Loire, in the fleur of art

The imposing bâtisse qui, à the instar des voisines Amboise et Blois, offers une vue imprenable sur la Loire, a choisi de vivre avec son époque, en devenant le premier “Center d’art et de nature” conciliant “La création Artistique et intervention paysagère, le patrimoine et le contemporain”. Une mission que le domaine, propriété depuis 2007 de la Région Center-Val de Loire, décline dorénavant en trois tailles, à travers an international festival des jardins, déambulation ébouriffante qui attire les foules transgénérationnelles et cosmopolites, une “Saison d’art” coïncident , axée sur arte contemporain, et un rendez-vous hivernal dédié à image fixe, “Photo-sur-Loire”. Notre article.

«Saison d’art», domain of Chaumont-sur-Loire (41), jusqu’au 30 octobre.

Musique

Roc Marciano & The Alchemist, beat vénération

C’est tout à la fois the album le plus zen de l’été, et le plus angoissant. Un chapelet d’instrumentaux jazzy bourdonnants, portés par des rythmes entre deux eaux, sur lesquels posed un des rappeurs les plus brillants de notre temps. A recueil de bombes de boom-bap obsédé par la blue note, idéal de zique de cauchemar qui précipite la plus profonde des catharsis. Notre article.

Roc Marciano & The Alchemist, The Elephant Man’s Bones (ALC)

Jeu vidéo: «Immortality» met tout le monde raccord

Loin du simple geste mimétique, la nouvelle création du génial game designer britannique Sam Barlow met en scène the film comme sujet et comme matière. Son prince of him consists à placer le joueur dans une salle de montage, where the a la charge de se dépatouiller des bobines éparses de trois films qui ont en commun de n’être jamais sortis en salles, et de mettre en vedette la même actrice , Marissa Marcel. Notre article.

Immortality, du studio Half Mermaid, available on PC, Xbox, Mac, et sur iOS and Android via the subscription to Netflix.

Livres

Polar: «L’Orage qui vient», lycanthrope et féministe

Synonyme de malédiction, d’animalité et de violence sanguinaire, la figure du lycanthrope alias loup-garou, humain qui vire loup lors de nuits de pleine lune, abonde dans le roman noir comme dans la science-fiction. S’en emparer est donc à la fois évident et casse-gueule, déjà tant vue, lue. Avec Mila, teenager of 15 ans à la sauvagerie difficultly domptée et here goes the déchaîner pour protéger les siens, la Française Louise Mey se joue impeccablement de l’obstacle. Notre article.

L’Orage qui arrive, de Louise Mey, éditions la Ville brûle, 208 pp., 15 euros. Until 9 September.

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