Les albatros «timides» préfèrent divorcer plutôt que se battre pour sauver leur couple

Monogames, les grands albatros de l’hémisphère sud ne sont pas à abri d’une séparation, plus prévisible chez les mâles «timides» qui préfèrent éviter la confrontation avec un mâle concurrent, selon une étude mercredi.

«Nous montrons pour la première fois dans une espèce animal sauvage un lien between the personnalité et le divorce», a expliqué à the AFP Ruijiao Sun, première auteure de l’étude parue dans les Biology Letters of the British Royal Society.

Diomedea Exulans, le grand albatros hurlant, est pourtant un modèle de fidélité. Le divorce y est «très rare», avec un taux d’environ 13% dans la population étudiée par l’écologue, qui est doctorante à Institut océanographique américain Woods Hole.

Yes 90% des oiseaux sont monogames, les marins le sont tous sans exception. Mais la vie de couple n’est pas sans heurts, même chez ces derniers.

Des études ont identifié a régime de divorce «adaptatif», en langage de specialiste, c’est-à-dire motivé par l’éternel impératif de reproduction. For example, “si un oiseau ascertains que ses chances de reproduction sont trop faibles avec un partenaire spécifique, il peut en chercher un autre”, explique Ruijiao Sun.

Rien de tel ici. En revanche, la personnalité de l’ividu, plus ou moins timide, «is un des facteurs predisant un divorce», explique à the AFP the marine biologist Stéphanie Jenouvrier, co-author of the étude. En l’occurrence, a “timid” albatross a jusqu’à deux fois plus de chances de divorcer qu’un “audacieux” albatross.

Pour le vérifier, et l’expliquer, les chercheurs ont puisé dans une base de données unique au monde, établie par le Center d’études biologiques de Chizé, – qui dépend de l’Université de La Rochelle-, et the Institut polaire français Paul-Émile Victor.

Depuis 1959, leurs membres reviewing the tribulations d’une colonie de grands albatros établis sur l’île de la Possession, dans les eaux glacées de l’archipel Crozet, une des Terres australes et antarctiques françaises.

“On les bague avec un numéro, et chaque année on dresse une carte avec l’emplacement de leur nid, ils ne sont pas farouches et en s’approchant slowment on peut faire beaucoup d’observations”, narrated by Stéphanie Jenouvrier, here at longtemps travaillé pour le center de Chizé.

Facteur de personnalité

Les chercheurs peuvent ainsi «reconstruire toute l’histoire de ces oiseaux», de leur naissance jusqu’à leur disparition, explique-t-elle.

Car Diomedea Exulans, qui peut vivre jusqu’à 50 ans, a ses habitudes. Une fois en couple, il se reproduit “tous les deux ans, parce qu’il a besoin d’un an pour élever son unique petit, avant de Prendre une année de repos, mais séparément, avant que le couple se réunisse à nouveau” , explique Ruijiao Sun.

Et c’est là que les choses se compliquent. Mâles et femelles vont passer des mois à planer, grâce à leurs ailes d’une envergure dépassant trois mètres, sur plusieurs centaines de kilomètres par jour, au-dessus des eaux de l’Océan indien austral. Mais dans des zones distinctes, les mâles plus au sud que les femelles, qui cherchent pitance dans des eaux plus fréquentées par les chalutiers utilisant des lignes de traîne. And there, “si the albatross essaie d’attraper leurre, the coule”, explique Stéphanie Jenouvrier.

Résultat, la population de grands albatros est majoritairement mâle, avec un certain nombre de veufs n’entendant visiblement pas le rester trop longtemps. C’est là qu’intervient le facteur de personnalité. Les chercheurs ont mesuré cells de presque 2 000 individus, sur dix ans, with an échelle de réaction à approche d’un humain jusqu’à cinq mètres. Du plus «audacieux», qui ignore the intrus, jusqu’au plus «timide», qui abandonne le nid, ce qui est très rare.

“Certains sont très audacieux, d’autres très timides, et la plupart, entre les deux”, selon Ruijiao Sun. En croisant ces mesures avec celles du taux de divorce, les chercheurs en ont conclu que “les mâles timides divorcent plus que les mâles audacieux “. Un mâle timide en couple préfèrera filer à l’anglaise plutôt que de se confronter à un veuf en mal de companies du sexe opposé.

Pour autant, la personnalité des protagonistes n’explique pas tout. “D’autres facteurs sont à l’œuvre, remarque Stéphanie Jenouvrier, les individus qui sont dans une relation de long terme sont moins susceptibles de divorcer que les jeunes couples” …

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