Le rêve impossible d’un troisième parti aux États-Unis

Alors qu’à peu près tout le monde avait prédit la défaite de Liz Cheney face à une candidate adoubée par Donald Trump, qui avait épousé sa thèse mensongère de l’élection volée, nombreux sont ceux qui la voient maintenant briguer l’vestiture présidentielle.

Au sein du Parti républicain? Difficile de survivre when, as Mme Cheney, on est ostracisé par ses électeurs. An independent candidacy? Ce n’est malheureusement pas viable à cause du système fundamentalment bipartite des États-Unis.

Andrew Yang, he, y croit pourtant encore, ou à tout le moins veut nous le faire croire. Pour ce millionnaire qui s’est présenté sans succès à l’vestiture présidentielle démocrate in 2020, les Américains sont prêts à passer à autre chose.

Le nouveau parti appelé Forward (En avant) est nor the ya quelques semaines de la fusion de trois groupes politiques qui ont émergé ces dernières années en réaction au système politique américain de plus en plus polarisé: Renew America, formé in 2021 par des dizaines d’anciens responsables des administrations républicaines de Reagan, des deux Bush and même de cells de Trump; the Forward Party, melted par M. Yang; et le It serves America Movementun groupe de démocrates, de républicains et d’indépendants, dont le directeur est ancien membre du Congrès républicain David Jolly.

Andrew Yang pronounces un discours tandis qu'on voit des pancartes portant son nom à l'Arrière.

Andrew Yang, ancien candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2020, est un des fondateurs de Forward.

Photo: Getty Images / Michael M. Santiago

Ce parti en gestation organisera une series d’événements dans deux douzaines de villes cet automne pour déployer sa plateforme et s’attirer des appuis. A lancement officiel est d’ailleurs prévu in Houston on 24 September.

En attendant, à those enseigne loge ce parti embryonnaire sur des enjeux fondamentaux?

Sur la question of the invalidation of the accès à avortement par la Cour suprême ou sur the accès aux armes d’assaut de type AR-15 à partir de 18 ans, par exemple, Andrew Yang répondait récemment, en entrevue avec Jim Acosta to CNN, que Forward, il n’y a pas de position de gauche ou de droite, c’est plutôt une position d’aller de l’avant et d’aller dans le bon sens”,”text”:”dans le parti Forward, il n’y a pas de position de gauche ou de droite, c’est plutôt une position d’aller de l’avant et d’aller dans le bon sens”}}”>dans the parts Forwardil n’y a pas de position de gauche ou de droite, c’est plutôt une position d’aller de avant et d’aller dans le bon sens. Si vous voulez gérer ce pays, il va falloir take position, pas juste dire que c’est une question qui soulève les passionshe to rétorqué the animate.

On comprend que Forward se veut centriste, mais à force de rester au milieu de la rue, the risque de se faire écraser par la droite ou par la gauche …

L’Histoire, cruelle pour les troisièmes partis

Nombreuses furent les tentatives de créer une troisième voie dans le système politique américain. Parmi celles-ci, cells du Parti progressiste directed by the ancien president Theodore Roosevelt in 1912. Il avait remporté une plus grande part du vote populaire que William Taft, le candidat républicain, ma les deux avaient perdu face au démocrate Woodrow Wilson.

Plan rapproché du visage by George Wallace

George Wallace espérait bien passer between Nixon and Humphrey, lors de la présidentielle de 1968, ma il a vite déchanté.

Photo: Getty Images / Harry Benson

In 1968, le ségrégationniste notoire George Wallace, qui avait échoué à obtenir the investiture du Parti démocrate face à Lyndon Johnson quatre ans plus tôt, a fondé le Parti américain indépendant. Wallace voulait surtout siphonner des votes au républicain Richard Nixon et au démocrate Hubert Humphrey, et devenir ainsi un faiseur de roi.

Il a quand même remporté cinq États (Arkansas, Louisiane, Mississippi, Alabama et Georgie), maize a échoué à influencer réellement la course à la présidence, puisque Nixon a obtenu une majorité confortable de 301 grands électeurs. The saura jamais qu’il aura été en fait le dernier à avoir remporté, à titre d’indépendant, des votes au Collège électoral.

A system limité à deux partis

Le système électoral américain est the principal raison pour laquelle les États-Unis sont la seule grande démocratie avec seulement deux partis capables de se faire élire. The votes sont comptés dans la plupart des élections américaines en utilisant la règle du gagnant qui rafle tout. The winner takes it all“,”text”:”The winner takes it all”}}”>The winner takes it all, comme le chantait Abba. Celui qui obtient le plus de votes remporte le siège.

Pour être sûr de l’emporter, il faut de l’argent, beaucoup d’argent… Les deux partis ont ainsi accès à des centaines de millions of dollars pour monter leur campaign électorale. Ils ont surtout des organizations et des machines électorales dans chaque État qui leur absurent une place sur le bulletin de vote, partout au pays.

Ross Perot s'exprime au podium, les poings dans les airs.

Ross Perot, candidat indépendant, avait réussi à obtenir presque 19% du vote à l’élection présidentielle de 1992.

Photo: afp via getty images / PAUL J .RICHARDS

Here if souvient de Ross Perot?

The seul candidat de la troisième voie ayant réussi à décrocher une bonne part du vote populaire n’est jamais arrived à remporter un seul vote au Collège électoral. C’était en 1992 et son nom di lui était Ross Perot.

Ce milliardaire texan, célèbre aussi pour sa voix nasillarde, a réussi à obtenir 18.9% des voix à l’élection présidentielle qui opposait Bill Clinton à George Bush per. Certains républicains en ont d’ailleurs voulu à Perot d’avoir peut-être gâché the réélection du président sortant. Après avoir créé the réformist parts, the s’est représenté quatre ans plus tard, mais n’a obtenu que 8.4% des votes.

An impact défavorable aux démocrates

Les autres tentatives de tiers parti n’ont pas été plus fructueuses. Ralph Nader, sous la bannière du Parti vert, a joué les trouble-fête en 2000 avec 2,4% des votes, ce qui a suffi à causer, selon certains démocrates, la défaite d’Al Gore face à George Bush fils.

Le républicain n’avait pourtant pas remporté le vote populaire et n’avait qu’une courte majorité au recomptage des votes du Collège électoral. Officiellement, Bush a remporté la Floride par 537 voix, après une décision controversée de la Cour suprême here at arrêté le dépouillement judiciaire. Sauf que Nader avait récolté plus de 97 000 voix dans cet État, d’où les reproches démocrates.

Ralph Nader sourit au micro, dans une foule.

Pour certains démocrates, Ralph Nader est encore vu comme celui qui a fait gagner George W. Bush face à Al Gore.

Photo: Getty Images / Chris Hondros

Jill Stein, toujours sous les couleurs du Parti vert, a semé une certainine agitation en 2016 en allant grappiller quelque 1.07% du vote populaire, mais en finissant quatrième derrière Gary Johnson, du Parti libertarien. Certains mauvais perdants démocrates en veulent encore à Jill Stein d’avoir laissé passer Donald Trump between the mailles du filet électoral.

A tiers parti plus au center?

Pourquoi ce sentiment que les démocrates ont beaucoup à perdre face à un troisième parti persist-t-il? Il semble bien que les démocrates soient toujours très critiques et, donc, moins satisfaits de leur parti que peuvent l’être les républicains face à leur Grand Old Party. D’ailleurs, dans l’histoire récente, les candidats presidentiels centristes indépendants semblent will inspire the plupart du temps des idées démocrates, et moins du Parti républicain.

Al Gore s'adresse à une foule avec, en arrière-plan, a drapeau américain format géant.

Al Gore, candidate démocrate à l’élection présidentielle de 2000, avait finalement abandonné face à George W. Bush.

Photo: afp via getty images / LUKE FRAZZA

The expoir que fondent souvent les créateurs de tiers parts trouve son origin dans affiliation politique “déclarée” des électeurs américains. Gallup a récemment mené un sondage demandant aux Américains s’ils se considèrent comme républicains, démocrates ou indépendants.

Républicains et démocrates sont à égalité, à 27% chacun, alors que 43% ont dit être indépendants. Une telle proportion semble constituer une masse critique qui pourrait être séduite par une troisième voie. Sauf que ces indépendants finissent toujours par choisir un des deux camps, au bout du compte, et se soucient peu des petits partis qui n’ont, de toute façon, aucune chance à cause du système électoral en place.

En avantcorn vers quoi?

Forward it goes essayer de s’organiser dans 30 états d’ici la fin de 2023 et dans les 20 autres d’ici la fin de 2024. Juste à temps pour les prochaines élections presidentielles et législatives?

Toujours est-il que l’ambition du parti est d’avoir des candidats dans les courses locales, telles que les commissions scolaires, les conseils municipaux, le Congrès américain et jusqu’à la présidence. Tout un défi, qui demandera beaucoup d’argent et, surtout, de persuasion pour arriver à survivre face au système bipartite.

The slogans du parts Forward

The future parties Forward espère présenter des candidats dans les 50 États d’ici les élections de 2024.

Photo: Capture d’écran

Tout conceals ne laisse forcément pas grand place, ni espoir, à ceux qui espèrent toujours une troisième voie.

Car, à moins d’une transformation du système actuel en un système parlementaire, comme en Europe ou au Canada, ce n’est pas demain la veille qu’on verra un parti, représenté par des élus au Congrès, qui fera cheminer l ‘ idée d’une troisième voie viable vers la présidence au pays de l’Oncle Sam.

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