Le côté sombre de la série du siècle

Pierre Plouffe fait partie du folklore de la série du siècle. Pourtant, the n’a jamais chaussé les patins.

Useless de chercher Plouffe parmi les attaquants qui faisaient la force de frappe de l’équipe Canadienne. Ni parmi les défenseurs ou les gardiens here formaient la muraille. The ne Figurait pas davantage sur la lists des remplaçants.

Son truc, c’était plutôt le ski nautique, une passion qui the anime encore aujourd’hui, à 73 ans. Il a même attint les sommets de cette disciplines en représentant le pays aux Jeux olympiques de 1972. Un an plus tôt, the remportait la Coupe du monde de Tahiti.

The est même devenu enters the national team jusqu’en 1989 and directs toujours the center nautique qui porte son nom, au lac Tremblant.

Malgré ses exploits atletétiques, rien n’a toutefois autant allumé Pierre Plouffe que le hockey. Maniaque invétéré et ami de plusieurs joueurs qui ont fait la gloire du Canadien dans les années 1970, il était impensable pour lui de ne pas aller encourager Équipe Canada lorsque cella-ci s’est déplacée à Moscou pour les quatre derniers matchs de la série de 1972.

«J’ai toujours suivi le hockey assidûment. Mes parents cherchaient des billets pour cette série et, étant donné que je connaissais plusieurs joueurs, ils m’avaient demandé de leur en procurer. J’avais dit à mes parents que si je leur obtenais des billets, ils allaient en contrepartie m’en acheter un », reconte l’éternel bon vivant.

An autre monde

C’est ainsi que Plouffe, avec 3000 autres fervents supporteurs canadiens, s’est retrouvé en Russie au cœur du grand événement.

Armé de son clairon, the n’a pas mis de temps à découvrir une tout autre réalité qu’à la maison lorsqu’il s’est mis à jouer fièrement le rôle du loup dans la bergerie.

«J’ai vu culoz vite que ça brassait. J’avais mon drapeau canadien attaché après un bâton de hockey et j’ai commencé à jouer de la trompette dans ma chambre d’hôtel. Je jouais le Ô Canada au clairon en ouvrant la fenêtre et ça n’a pas plu aux Russes. Disons que j’avais quelques cocktails dans le nez. Je ne savais pas, corn on m’a raconté après coup que le son du clairon signifiait la revolution dans ce pays », explique Plouffe. Joyeux luron de nature, ce dernier n’entendait pas se plier aux coutumes du pays.

«Les gens de Moscou étaient très taciturnes. The n’y avait aucune bonne humeur dans leur face. Quelqu’un qui arrivit là-bas pour fêter, c’était mal accepté. C’était encore le rideau de fer. La seule fois qu’un gros groupe de gens avait couché là avant nous, c’était des Allemands for a match de soccer de l’Allemagne de l’Est, un seul soir. There, 3000 Canadiens débarquaient pour un bout et ça les a pris par surprise. Ils étaient sur leurs gardes », raconte-t-il.

De aréna à la prison

En dépit de l’Austérité ambiante, Pierre Plouffe to persisté. Pendant les parties, dans les gradins, quand son clairon of he retentissait, the arrivesit vite à cacher the instrument sans trop de mal. C’est plutôt dans les festivités d’après-match que les événements ont dégénéré. Au terme de la victoire des Canadiens au deuxième match à Moscou, the ambiance a tôt fait de tourner à la fête.

Plouffe, malgré the interdiction stricte de quitter son hôtel, tenait à rejoindre les joueurs, question de se désaltérer en leur companies.

«Moyennant quelques pourboires aux chauffeurs de taxi comme de la gomme ou des bas de nylon, tout s’arrangeait. Il faut se rappeler à that point ces gens-la étaient gardés dans total ignorance », se remémore-t-il.

Après quelques consommations, the esprit de défiance s’est manifesté.

«Pete Mahovlich voulait que j’aille he chercher a scotch et la femme au bar m’a dit que c’était fermé. Je me suis mis à m’obstiner et j’ai donné une tape sur une bouteille de champagne saw here a fait tomber des verres. Un gars deux fois large comme moi m’a ramassé comme une feuille de papier. J’ai commencé à essayer de le pousser et ça n’a pas trop marché. On m’a amené en prison. Je me rappelle encore at that point à la salle of interrogatoire, je ne comprenais absolument rien! “

Une bonne frousse

S’il en rit aujourd’hui, Plouffe s’était mis dans de beaux draps à l’époque. Au point où the autorités locales the condamnaient à cinq ans en Sibérie.

«Ils voulaient montrer l’exemple aux Canadiens. Ils étaient tannés de notre humeur festive et du bruit qu’on faisait », mentionne here aura finalement passé trois jours derrière les barreaux, jusqu’à ce que l’ambassade canadienne parvienne à le faire libérer. Après avoir regardé la troisième partie en sol soviétique à la télé, Plouffe a pu retrouver sa place of him à aréna pour le dernier match de la série … avec interdiction stricte de manifester!

«Sauf qu’au but gagnant de Paul Henderson, je me suis levé et ils m’ont rassisiassz vite. Ils m’ont ramené en prison et la je la trouvais moins comique pas mal. Ce serait mentir de dire que je n’ai pas braillé. C’est ma mère qui a appelé l’ambassade. The intervention des joueurs a ensuite aidé à ce que je sorte.

«J’ai su par après que les Russes avaient même enquêté à savoir si c’était vrai que j’étais an international Athlete qui avait représenté mon pays. Quelques heures plus tard, ils sont venus me chercher et m’ont dit de ne pas sortir de l’hôtel. Ils n’étaient pas partis que je sautais dans a taxi pour aller fêter avec les joueurs », rigole the indomptable drille.

Souvenirs impérissables

Cinq décennies plus tard, Pierre Plouffe ne se défile pas. The aujourd’hui acquires the sagesse him permant de se reconnaître ses torts of him.

«J’ai été chanceux dans la vie de participer à des championnats mondiaux et des Jeux olympiques. J’ai assisté à plusieurs événements sportifs, dont quelques Super Bowl. The n’y a rien qui va égaler ce que j’ai vécu en Russie. Mes péripéties ont rendu le voyage plus complexe que j’aurais voulu, mais j’ai appris. Je n’ai jamais tenu rigueur aux Russes pour ce qui m’est arrivé. C’est moi qui ai enfreint les règles de leur pays, ”he concluded.

Dans cette série du siècle, Plouffe n’aura donc récolté aucun but, mais son bruyant appui à l’équipe canadienne he a certaininement valu une mention aide.

Un soutien indéfectible des partisans canadiens


Les partisans de l'équipe canadienne, exubérants, au Palais des sports de Moscou in September 1972.

Photo Getty Images

Les partisans de l’équipe canadienne, exubérants, au Palais des sports de Moscou in September 1972.

Après une amère défaite in Vancouver au quatrième match of the siècle series, the joueurs of the canadienne team craignaient d’avoir perdu le soutien de leurs compatriotes. When 3000 partisans du pays les ont rejoints pour les appuyer à Moscou, les doutes se sont vite dissipés.

Dès les debuts du premier match en territoire ennemi, les spectateurs canadiens ont fièrement entonné l’hymne national pendant une quinzaine de minutes sans décrocher.

Forts de cet appui, les Canadiens se sont dotés d’avances de 3 à 0 et 4 à 1, avant de s’effondrer. Malgré tout, les partisans ont répété leur appui en fin de match en hurlant le Ô Canada when the team a quitté la glace, en retard par 3-1-1 dans la série.

“Les joueurs se sont sentis appuyés et personne n’avait le droit d’être paresseux, there”, exclaims Pierre Plouffe, lorsqu’il revient sur les événements.

Feel de amoour bien

Cette marque d’amour, même si esprit de remporter la série semblait alors minimal, a galvanized les joueurs pour ensuite les aider à signer trois triomphes consécutifs.


Scène du center-ville de Moscou in September 1972.

Photo Getty Images

Scène du center-ville de Moscou in September 1972.

«C’était déprimant d’être à Moscou in 1972», rappels Phil Esposito.

«Personne n’avait le droit de sortir nulle part, on ne pouvait voir personne, ni aller au restaurant. Ce qui nous a vraiment aidés, c’est la quantity de partisans canadiens qui sont venus nous appuyer la-bas. Appui était tellement bruyant. On recevait aussi d’innombrables télégrammes et on les affichait sur les couloirs menant au vestiaire. Les murs étaient couverts. C’était réconfortant », poursuit-il.

C’était sans compter que le Canada en entier était au même moment rivé au téléviseur pour épier les prouesses de l’équipe.

«En Russie, on ne pouvait pas réaliser que tout le monde au pays regardait, que les jeunes rataient l’école et que les gens arrêtaient de travailler. Quand on est revenus au pays, on a compris. C’est incoryable quand on y pense », sourit Yvan Cournoyer.

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