♥♥♥ La Verónica
Drame chilien by Leonardo Medel, with Mariana Di Girólamo, Antonia Giesen (1h40).
The coiffure is impeccable. The make-up, parfait. Le sourire, une suave combinaison d’empathie innocente et d’autorité carnassière. Epouse d’une vedette du ballon rond, mannequin soutenant la cause des grands brûlés, mère dévouée, Verónica est une star des réseaux sociaux au Chili. Elle ne laisse rien au hasard et peaufine son image of her dans les moindres détails. Prochaine étape? It must be l’égérie d’une grande marque de cosmétiques. Mais, pour cela, il he manque pas mal d’abonnés et l’ouverture d’une enquête sur la mort suspecte de sa première fille of her entrave sa croisade narcissique of her pour les obtenir. Le miroir des apparences dans lequel se mire sans cesse cette influenceuse, symbole de la vacuité morale de notre monde moderne, est en train de se fissurer. Et si le visage di lei ne semble trahir aucune nervosité, la panique gagne Verónica, prête à tout pour reconquérir le cœur de ses followers of her. Et en augmenter toujours plus le nombre di lei. Une satire caustique et amère, here emprunte le cadre carré et fixe des applications numériques pour mieux démultiplier l’effet miroir de cette histoire d’apparences maîtrisées et mensongères. Les règles du jeu et du “Je” se détraquent peu à peu dans cette fable inquiétante qui s’attaque à notre fascination dangereuse pour les people frelatés et les scandales qui les accompani. Comme le rappelle le cinéaste Leonardo Medel, sainte Véronique est cella qui, sur son suaire di lei, capturing the image du Christ. L’ancêtre du selfie, symbole cruellement ironique pour cette Verónica du XXIAnd siècle, si peu sainte et pourtant martyre d’un jeu putride dans lequel elle s’est elle-même jetée corps et âme. En ne filmant son héroïne que dans ses états d’âme et ses confessions postées sur internet, en jouant des arrière-plans qui assombrissent progressivement l’image calibrée, en perturbant le cadre d’un hors-champ menaçant à tout instant de détruire le bel édifice de vie de Verónica, Leonardo Medel désamorce the dispositif formel de son film. According to the genial Mariana Di Girólamo et son of her jeu ambigu et versatile of her, the dénonce et massacre sans bruit ni excès les travers de la course à la célébrité. Glacant et vénéneux. Xavier Leherpeur
The suite après la publicité
♥♥♥ Les Derniers Jours in the desert
Film biblique américain par Rodrigo García, with Ewan McGregor, Tye Sheridan, Ciarán Hinds (1h39).
A shock. Puisant dans les textes sacrés (et s’en éloignant), Rodrigo García (le fils de Gabriel García Márquez) recounts the solitude d’un homme, face au désert et au diable, companion for quarante jours, sur un ton austère. Que l’on soit croyant ou pas, cette méditation quiète et pure (tournée en Californie) is une cantilène magnifiquement mise en images par le director photo de Terrence Malick, Emmanuel Lubezki. García (“Mother and Child”) women à Ewan McGregor one de ses plus beaux rôles: il est Yeshua et le démon en même temps, et il brûle l’écran. The films, realized in 2015, a mis longtemps à sortir chez nous. Peut-être parce que lorsque Jésus s’adresse à son Père of him, il n’y a rien, sinon le silence. Jésus a existé, mais Dieu … François Forestier
♥♥♥ Vesper Chronicles
Lithuanian drame de science-fiction par Kristina Buozyte et Bruno Samper, with Raffiella Chapman, Eddie Marsan, Rosy McEwen (1h54).
Dans un futur dévasté, une adolescent, Vesper, habite au fond des bois avec son père grabataire. Bio-hackeuse surdouée, elle survit en évitant les hordes humaines qui piratent leurs semblables di lei et lei quête les semences oubliées qui peuvent régénérer l’humanité. L’arrivée d’une femme, venue d’une citadelle urbaine, est-elle un danger ou un espoir? Kristina Buozyte and Bruno Samper, Lithuanian cinéastes (“Vanishing Waves”), inventent un univers de boue, de récup, de famine et transforment cette odyssée post-Tarkovski en fable écolo, au rythme lent et au look d’automne. Discrètes questions metaphysiques, reflections sur des lendemains qui ne chantent pas sous-tendent ce récit, constat terrible – et fascinant – de notre unconscience. Non seulement le film est beau mais, peu à peu, il s’incruste dans la mémoire. Ces «Chroniques» sont poétiques et, d’une certiine façon, admirables. Donc, on admire. FF
The suite après la publicité
♥♥♥ Latin America
Thriller névrotique italien par Damiano and Fabio D’Innocenzo, with Elio Germano, Sara Ciocca, Massimo Wertmüller (1h33).
La découverte d’une jeune fille séquestrée dans le sous-sol de sa luxueuse demeure enters a dentist réputé dans une spiral de questions sans réponses. Qui est-elle her? Here a enlevée? Et, surtout, pour quelles raisons obscures ne parvient-il pas à la libérer? Débute une enquête nébuleuse où le héros perd vite ses repères et sa raison of him. Un labyrinthe anxiogène et tragiquement absurde, dans une mise en scène au scalpel. Repérés avec “Frères de sang”, les deux frères cinéastes continuent de revisiter le cinéma de genre avec habileté et sagacité. On frôle l’exercice de style, mais le résultat est saisissant. XL
♥♥♥ De l’Autre côté du ciel
Japanese animation film by Yusuke Hirota (1h40).
Dans la Ville Cheminée où the grandeur, Lubicchi n’a jamais vu la nature ni même le ciel. Le petit ramoneur les a néanmoins imaginés grâce à son défunt per di lui, conteur de rue que ses récits de nuits étoilées et de bateaux prenant la mer ont mis au ban. Sa rencontre of him, le soir d’Halloween, avec Poupelle, un homme-poubelle au cœur humain et au corps composé de détritus (doublé par Philippe Katerine dans la version française), entraîne l’enfant dans une folle aventure qui pourrait bouleverser son avenir di lui et celui de la ville. Jolie réussite que ce premier film, tiré d’un livre pour la jeunesse, mêlant animations 2D and 3D. Yes l’on y pointe de nombreux emprunts (aux univers d’Hayao Miyazaki, Katsuhiro Otomo et Paul Grimault, à “Là-haut”, “Toy Story 3” et “Indiana Jones et le temple maudit”), ils composent un imaginaire unusual et coloré. De quoi sensibiliser intelligemment nos bambins aux enjeux environnementaux. Nicolas Schaller
The suite après la publicité
♥ Là où chantent les écrevisses
Drame américain par Olivia Newman, with Daisy Edgar-Jones, Taylor John Smith, Harris Dickinson (2h05).
Adaptation of a best-seller phénomène de Delia Owens, “Là où chantent les écrevisses” count l’histoire de Kya, gamine abandonnée de tous dans une région marécageuse de Caroline du Nord et ostracisée par les gens de la ville (ils la surnomment “La fille des marais”), here, en grandissant, apprend à écouter les pulsations de la nature, à lire, à écrire et à dessiner. Quand un garçon est retrouvé mort dans le marigot, elle figures la coupable parfaite… Le film s’appuie sur des procédés (flash-back, voix off) éculés, ne rate rien du plan lyrique à faire (vol d’oies cendrées). La nature est sublime, le propos – communauté rétive à la différence, masculinité toxique -, inattaquable, Daisy Edgar-Jones, bien jolie à regarder. Mais que tout cela manque de fièvre et de rythme! Sophie Grassin
Ça ressort
♥♥♥ Gerry
Drame américain, par Gus Van Sant, with Casey Affleck, Matt Damon (2002, 1h43).
Deux types marchent et se perdent dans le desert. Ce n’est que cela et c’est splendid. Avant «Elephant» (Palms d’or à Cannes), Gus Van Sant s’inspirait d’un fait divers autour de deux randonneurs et improvisait cette errance poétique entre la Vallée de la mort et l’Argentine, avec ses deux acteurs, Matt Damon et Casey Affleck, et son chef opérateur, le regretté Harris Savides. Est-ce une allégorie de l’existence – trouver son chemin, sans direction, vers le néant – ou de amaitié – précieuse dans adversité, impuissante face à la mort? Mystere. Chaque plan en est un, obsédant. Il y en a cent, pour cent minutes de film et guère plus de répliques. Pourquoi les deux protagonistes se prénomment-ils Gerry? Autre mystère, ou début d’explication. La forme est limpide (musique d’Arvo Pärt, sound design tirant vers l’Arstraction) et la balade, hantée. Les Daft Punk s’en souviendront pour leur film «Electroma», quasi-remake avec deux robots. NS
♥ Les Vieux Fourneaux 2: bons pour l’asile
Comédie française par Christophe Duthuron, with Pierre Richard, Eddy Mitchell (1h37).
C’est le retour des trois papys plus que jamais réfractaires à la bienséance qu’on attend habituellement des octogénaires. Dans cette suite, ils entrent en résistance against the xénophobie ambiante, prennent fait et cause pour les migrants indésirables, les aident à trouver asile à la Campagna. Une farce politiquement incorrecte, écrite avec lourdeur, portée par a scénario en pointillé et une mise en scène au déambulateur. Mais en ces temps idéologiquement troubles, une comédie qui fait entendre un message humaniste à l’encontre de nos repliements nationalistes, et qui confie les rôles féminins aux toujours magistrales Claire Nadeau et Myriam Boyer, ne peut pas être foncièrement antipathique. XL



