La rentrée, a téléphone et la course pour construire des abris antibombe | Wars in Ukraine

Ce n’est pas la guerre, les bombes et les missiles here l’ont défigurée, ma la pauvreté dans laquelle 50% des Ukrainiens vivaient bien avant le 24 février.

Mais la guerre, cette maudite guerreas dit Yulia Smirnova, a empiré leur sort. On n’a plus de travail depuis le printempssay la mère de trois enfants.

Mikola, 11 ans, Vlad, 8 ans et leur petite sœur Lyuda, 6 ans, sortent aussitôt qu’ils nous entendent arrive. Our team a fait leur connaissance quelques heures plus tôt au center-ville d’Odessa alors qu’ils faisaient la file pour recevoir des vivres au comptoir mis sur pied par UNICEF.

Le pere de Mykola et lui travaillent sous le capot d'une voiture.

Le père de Mykola est au chômage. Depuis que la guerre a éclaté, la famille compte sur une banque alimentaire pour arrondir les fins de mois.

Photo: Radio-Canada / Tamara Altéresco

C’est d’abord et avant tout pour come en aide aux déplacés du sud et de l’Est de Ukraine that UNICEF s’est installée in Odessa. Yulia Smirnova s’y rend désormais toutes les semaines pour nourrir sa famille of her.

Son mari est lui aussi au chômage, ma il prefère ne pas en parler devant les enfants.

The nous salue discrètement, en sortant la tête de sous le capot d’une vieille Moskvich qu’il s’affaire à rafistoler, torse nu, sous un soleil de plomb.

The fait 32 degrés, bien que l’été tire à sa fin.

Demain, c’est le 1er septembre, le grand jour de la rentrée school in Ukraine.

Mais pour la famille de Yulia, ce jour de fête et de célébration se fera sans fanfare ni ballons. Sans sac d’école neuf et sans souliers bien cirés.

The papillons de la rentrée ont été remplacés par the appréhension d’une année scolaire here is difficult and uncertain.

Les trois petits comptent parmi les millions d’enfants ukrainiens qui devront s’instruire en ligne, car leur école de quartier n’a pas d’abri antibombe. Seuls les établissements munis d’un abri adéquat et approuvé par le gouvernement ont reçu the authorization d’ouvrir leurs portes pour recevoir les élèves.

Lyuda, Vlad et Mykola photographiés devant un mur vert.

Les trois enfants de la famille Smirnova: Lyuda, Vlad et Mykola

Photo: Radio-Canada / Tamara Altéresco

Mykola, le plus vieux, rêvait de retrouver ses amis et ses professeurs comme dans le bon vieux temps.

Après deux ans de pandémie et de confinement, the n’aura pu réintégrer l’école que quelques semaines au mois de janvier dernier, avant que la guerre éclate et les plonge de nouveau dans un état d’extrême précarité.

La famille n’a pas d’ordinateur et n’a même pas les moyens d’en acheter un d’occasion.

Yulia sort son téléphone qui serve d’écran aux trois enfants. Mykola, Vlad et Lyuda se le partageront à tour de rôle pour suivre les cours à distance.

There evening a cauchemar de suivre les cours puisque nous n’avons ni ordinateur, ni iPad. Ceux qui nous ont servi pendant la pandémie étaient vieux et ne fonctionnent plus. Je ne veux même pas imaginer ce que ce sera. Nous avons besoin d’aide.

Une citation de Yulia Smirnova

Yulia to demandé au département de l’éducation de him fournir du matériel informatique, ma le gouvernement him to reply that c’était impossible pour le moment.

Les trois enfants devront se contenter du téléphone de maman et du petit bureau installed in a piece sombre qui sert à la fois de salon and de chambre à coucher for the parents. Le vieux luster qui pend du plafond n’a qu’une seule ampoule et le frigo est vide.

Nous sommes conscients des besoins de ces famillesexplique Olena Boinevitch, director of the department of education and science of Odessa.

Elle nous a reçus dans le sous-sol de l’édifice gouvernemental, here a l’air d’une forteresse dans les circonstances actuelles. Les soldats qui montent la garde à l’entrée nous ont dirigés vers le sous-sol puisque les sirènes sonnaient au moment de notre arrivée.

Olena Boinevitch n’a pas une minute à perdre à monter et descendre les escaliers puisqu’elle coordonne la rentrée scolaire.

UNICEF pour que l’agence nous aide à trouver de l’équipement informatique pour les familles dans le besoin”,”text”:”J’ai personnellement fait appel à l’UNICEF pour que l’agence nous aide à trouver de l’équipement informatique pour les familles dans le besoin”}}”>J’ai personnellement fait appel à l ‘UNICEF pour que agence nous aide à trouver de l’équipement informatique pour les familles dans le besoindit-elle en nous montrant, sur son téléphone, les annonces qu’elle a envoyées sur ses réseaux sociaux.

Les besoins sont immenses puisque la grande majorité des élèves doivent will remain à la maison.

L’education est une priorité même en temps de guerre, ma c’est la sécurité des enfants qui guide toutes nos décisions.

Une citation de Olena Boinevitch, director of the département de l’éducation d’Odessa

A vast examen mené sur le terrain durant les mois de juillet et d’août a révélé qu’à peine 40% des écoles, des garderies et des campus universitaires d’Ukraine sont munis d’abris adéquats.

À Odessa, seulement 33 écoles ont donc pu rouvrir cette semaine.

Une petite fille qui porte une couronne de fleurs dans les cheveux aux côtés de sa maman.

À Odessa, seulement 33 écoles ont can accueillir des élèves pour la rentrée, here traditionnellement se veut un jour de fête où les élèves portent des fleurs.

Photo: Radio-Canada / Tamara Altéresco

Nous avons eu la chance et authorization de visiter one de ces établissements le jour même de la return, à condition de ne pas en dévoiler the address et le nom.

Les enfants arrive les uns après les autres avec des bouquets et des couronnes de fleurs, comme le veut la tradition. A peu de normalité dans le chaos.

Anton ne tient plus en place tellement il est excité de revenir à l’école. Il faut bien qu’on étudie un peu quand même pour trouver un bon travail quand on sera grandsdit-il du haut de ses neuf ans.

Ses copains éclatent aussitôt de rire en se plaçant dans le rang.

Des enfants et leurs parents in a cour d'école.

Seuls les établissements dotés d’un abri adéquat et approuvé par le gouvernement ont reçu the authorization d’ouvrir leurs portes pour recevoir les élèves.

Photo: Radio-Canada / Tamara Altéresco

La grand-mère d’Anton, qui est venue le déposer à l’école, est moins enthousiaste que le petit. Elle ne peut cacher am anxiété of her en le voyant suivre la maîtresse et franchir les portes de l’établissement.

Nous avons à peine le temps de rattraper les enfants qu’ils sont déjà en train de descendre l’escalier qui mène au sous-sol de l’école. Car la première activité au program ce matin, avant même de visiter les classes, c’est de familiariser les enfants avec les abris où ils devront se refugier chaque fois que les sirènes retentiront.

À Odessa, c’est en moyenne de deux à trois fois par jour depuis que nous sommes arrivés. The direction of l’école a mis des semaines pour aménager l’Espace et le rendre amusant. Les murs sont fraîchement peints et décorés d’emblèmes qui font désormais partie de l’apprentissage des petits Ukrainiens.

The initials of the European Union, à laquelle le pays espère adhérer, est au nombre des dessins qui tapissent les abris souterrains. The ya des coussins, de l’eau, de la nourriture et même des pupitres pour que les élèves puissent y passer la journée you need.

Une salle de classe dont les vitres sont pourvues de sacs de sable.

Seules quelques écoles d’Ukraine disposent of a sous-sol aménagé for garder les enfants en sécurité.

Photo: Radio-Canada / Tamara Altéresco

Envoyer les enfants à l’école en temps de guerre est à la fois une délivrance et un geste de courage.

Je ne sais pas comment vous expliquer, but it is difficult to pour nous de savoir that is the premier jour d’école et qu’ils doivent trouver leurs repères en cas de bombe.

Une citation de Anton, père de famille

The faut se méfiercroit Roman, bien que la ville portuaire et stratégique d’Odessa n’ait pas connu d’attaque majeure depuis quelques semaines.

Selon les autorités ukrainiennes, plus de 2000 établissements d’enseignement ont été détruits ou endommagés par des tirs ou des missiles depuis le 24 février.

% nous on dit qu’ils préfèrent garder les petits à la maison”,”text”:”Nous avons sondé les parents et 99% nous on dit qu’ils préfèrent garder les petits à la maison”}}”>Nous avons sondé les parents et 99% nous on dit qu’ils préfèrent garder les petits à la maisonexplique Vladimir Chelakin.

Il est directeur d’une autre école que nous avons visitée le jour de la rentrée. Les salles de classe sont vides, les corridors silencieux. Le lycée ne pourra ouvrir ses portes que lorsqu’un abri en bonne et two forms y sera construit.

Venez voir, dit-il en descendant l’escalier où les perceuses et les marteaux font un vacarme. L’école est l’une des trois à Odessa here comes from recevoir les fonds pour entreprendre les travaux.

The macabre east visits. Ça sent l’humidité et l’air ne circule pas. Il faudra des mois pour adapter aération, l’électricité et le chauffage.

Vladimir n’en revient toujours pas. Jamais il n’aurait imaginé, même dans ses pires cauchemars of him, d’avoir to build an abri antibombe in 2022.

On n’a jamais pensé à ça. Jamais, jamais, jamais. C’est bien difficile à comprendre. Même le 24 février, quand ça a commencé, je n’y croyais pas. Les deux peuples voisins, les deux peuples qui parlent presque la même langue…

Une citation de Valdimir Chelakin, director of the Lycée numéro 10, in Odessa

Il arrête de parler, la gorge nouée, et continue à longer les murs. En vertu des règles établies par les autorités, les écoles doivent prévoir au moins a mètre carré despace par enfant dans les abris antibombe. Puisque son lycée n’en compte que 340 pour 900 élèves, the devra organizer les cours en rotation.

Vladimir Chalekin marches in a couloir en béton.

Vladimir Chalekin, directeur du Lycée numéro 1, in Odessa, montre les travaux qui doivent être faits dans les caves qui serviront d’abri aux élèves.

Photo: Radio-Canada / Tamara Altéresco

Vladimir songeait à take sa retraite cette année, ma il n’a pas le cœur ni le desir d’abandonner les enfants en pleine guerre.

The leur a d’ailleurs enregistré a vidéo pour leur souhaiter une bonne année scolaire et leur souhaiter bonne chance.

Ce que j’aurais vraiment voulu leur dire à haute voix, c’est: “Excusez-nous, petits enfants. Nous, les adultes, n’avons pas pu garder la pax et vous protéger de tout ça.”

Une citation de Valdimir Chelakin, director of the Lycée number 10 in Odessa

Mais il vaut mieux les épargner et sauvegarder ce qu’il leur reste d’nocence, comme nous l’explique Yulia Smirnova: On Essaie de les protéger autant sur le plan psychologique que physique, dit-elle. Elle a appris à ses trois enfants di lei à ne pas paniquer quand les sirènes se déclenchent. Ils ont besoin de vivre dans une atmosphère saine, surtout pour étudierajoute-t-elle.

Si leur éducation est compromise, ce sont leurs rêves et leur ambition qui les gardent en vie et souriants. La petite Lyuda dit qu’elle veut être une chanteuse plus tard. Vlad, he, veut être policier.

Moi, quand je serai grand, je serai un militairesaid Mykola, le plus vieux. Parce qu’il faut protéger notre pays.

Lyuda Smirnova est seated on a divan.

Lyuda Smirnova, six ans, rêve de devenir chanteuse.

Photo: Radio-Canada / Tamara Altéresco

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