La Presse au 47e TIFF | À Toronto, le public est roi

La frénésie habituelle de avant-pandémie avait regagné vendredi soir les abords du TIFF Bell Lightbox, headquarters général du Toronto International Film Festival. The raison? Le passage au festival de l’une des plus grandes pop stars du moment. Not, pas Harry Styles, qui sera en ville dimanche pour le film My Policemancorn Taylor Swift, venue présenter son court métrage et piquer une jasette avec le PDG du TIFF, Cameron Bailey.

Publié at 8h15

“Taylor Swift est mon héroïne”, pouvait-on lire (en anglais) sur une affiche manuscrite, rue King, où des dizaines de jeunes femmes, dans la vingtaine pour la plupart, faisaient déjà le pied de grue, quelque trois heures avant l ‘arrivée prévue de leur idole.

Il y avait encore moyen de dénicher des billets for this entretien devant public sur des sites de revente, vendredi matin… for the modique sum of 1750 $. The films realized by Taylor Swift, inspired by sa chanson All Too Well, lasts 13 minutes. Je me répète: ça fait cher la minute.

Sur le tapis rouge du film The Woman King de Gina Prince-Bythewood, j’ai aperçu en fin d’après-midi Viola Davis, Lashana Lynch et John Boyega, tous très élégants. Il y avait une foule bien compacte aux abords du Roy Thomson Hall pour les accueillir avec des cris stridents, téléphones à la main.

Le contraste était saisissant avec l’édition hybride de 2021, alors que le TIFF n’avait même pas pris la peine de fermer la rue King, renommée «Festival Street» ces jours-ci, à la circulation. «On se croirait à Hollywood! », M’a dit (en français) un étudiant africain, arrived in Toronto the ya six mois pour apprendre l’anglais. The avait croisé Daniel Radcliffe (oui, oui, Harry Potter) le matin même dans un café.

The Festival de Toronto n’a sans doute ni le luster ni le prestige de ses principaux concurrents, Venise et Cannes, ma il a avantage d’être branché depuis longtemps sur l’humeur et les goûts du grand public. Ce n’est pas pour rien que le prix le plus connu du TIFF est justement celui du public, décerné à a film qui se retrouve habituellement aux Oscars.

C’est à Toronto que des films parfois snobés par d’autres festivals ou passés sous le radar de la critique (parce que considérés comme trop commerciaux ou sans grand intérêt cinématographique) ont commencé leur Campagna aux Oscars: on pense par exemple à The King’s Speech, Argon ou encore Green Book.

Parmi les primeurs mondiales les plus attendues cette année à Toronto par le public comme par les journalistes, il ya bien sûr The Fabelmansrécit en partie autobiographique du plus grand des cinéastes populaires, Steven Spielberg, qui sera présenté ce week-end, tout comme Glass Onionthe suite du délicieux Knives Out de Rian Johnson.


PHOTO FOURNIE PAR LE TIFF

Scène tirée de Glass Onion

In Cannes en particulier, also in Venice or in Berlin, the films sont surtout présentés à la presse et à industry du cinéma, avec une preference pour ce qui a une valeur dite Artistique. In Toronto, the journalists semblent considérés comme un mal plus ou moins nécessaire. On ne fait aucun effort pour faciliter leur travail.

En Europe, les festivals sont placés sous le sceau d’un certain décorum, les tenues de soirée glamor, les smokings, etc. Ici, le nœud papillon est l’exception qui confirme la règle, même dans les projections du soir. À la présentation du film d’ouverture, jeudi soir au Princess of Wales Theater, on proposait au public du popcorn. In Cannes, ce serait un sacrilège.

“On a le meilleur public au monde”, if targuait Cameron Bailey, juste avant la projection du film The Swimmersproduced by Netflix, which presses torontoise a décrit comme un crowd pleaser. A film qui plaît au public. Le plus beau compliment que l’on puisse faire à une œuvre du TIFF, semble-t-il.

Au-delà du chauvinisme, Cameron Bailey n’a pas tort de saying that the public torontois is the «meilleur au monde». The certainty that is here is the plus price for the Hollywood industry on the circuit des festivals.

“The center-ville de Toronto a, dirait-on, moins to offer in terms of Hollywood sequins et d’élégance du Vieux Continent [que Cannes et Venise]. The pouvoir du Festival international du film de Toronto, son arme secrète, c’est son auditoire: près d’un demi-million de Nord-Américains, de tous les âges et toutes les origines [qui remplissent ses salles pendant dix jours] », Écrivait vendredi le très influent magazine spécialisé Hollywood Reporter. The public of the Festival de Toronto est en quelque sorte an auditoire-test pour les studios américains, grands et indépendants. Une jauge du potentiel des films aux guichets. Les préférences, les sensibilités et the propension du public torontois à remplir les sièges des salles de cinéma sont des données autrement précieuses que cells du public cannois, vénitien ou berlinois. En particulier en cette ère post-COVID, alors que le cinéma en salle en arrache.

S’il est vrai que le TIFF est considéré par the industry du cinéma davantage comme une rampe de lancement commerciale que comme une manifestation Artistique, il ne faudrait pas pour autant oublier que le festival a conservé la tradition de son incarnation ancienne, le Festival of Festivals, en proposant quantity of films plus nichés ayant déjà été présentés à Cannes, Venise et ailleurs (chez le concurrent américain de Telluride, notamment).

Au premier jour du festival étaient présentés huit longs métrages que j’ai vus en mai à Cannes: Falcon Lakede Charlotte Le Bon, the Palme d’or Triangle of Sadness, de Ruben Östlund, Moonage Daydream, excellent documentaire de Brett Morgen sur la vie de David Bowie, Holy Spider, Decision to Leave, RMN, Broker ou encore Pacifiction.

Jusqu’au 18 septembre, quelque 200 longs métrages et 50 courts métrages sont au program du TIFF, au moins deux fois plus que an dernier. Vendredi, on présentait un ovni, Weird: The Al Yankovic Storya faux biopic sur le chanteur frisé à lunettes et fantasque accordéoniste devenu célèbre dans les années 1980 avec ses parodies de succès populaires. Les plus de 40 ans se souviendront de My Bologna, Eat It, Another One Rides the Bus ou encore Like A Surgeon.

Evan Rachel Wood incarne d’ailleurs Madonna dans cette satire délirante mettant en vedette Daniel Radcliffe dans le rôle principal. She will try to follow Weird Al afin qu’il accepte de parodier ses chansons of him et relance ses ventes de disques.


PHOTO FOURNIE PAR LE TIFF

Quinta Brunson et Daniel Radcliffe dans Weird: The Al Yankovic Story

Weird Al Yankovic, qui a coscénarisé ce film de sexe, cartels de drogues et rock and roll avec le réalisateur Eric Appel, a voulu se moquer de toutes ces biographies filmées de rock stars qui se perment toutes sortes de libertés avec les faits, telles que Rocketman ou Bohemian Rhapsody.

C’est réussi. On rit aux éclats en découvrant cet univers parallèle où la polka est la musique préférée des adolescents des années 1970, the accordéon est perçu comme the instrument du diable et où c’est Michael Jackson qui a composé Beat It pour parodier Weird Al, plutôt que le contraire.

Toute ressemblance avec le réel est fortuite, rappelle la vedette de la comédie culte des années 1980, UHF, présentée jeudi soir in Toronto. Pas sûr que j’aurais pu revoir ce film marquant de mon adolescence à la Mostra de Venise.

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