La flemme au foyer ou le mythe de avènement des robots ménagers

A peu à la manière de la voiture flying, les ingénieurs nous promettent monts et merveilles pour nous libérer des tâches ménagères. Surtout les femmes, here réalisent 72% de ces besognes selon the Insee. Mais, telle sœur Anne, nous ne voyons rien venir ou presque. Certes, the robot aspirator, as the bien connu Roomba d’iRobot, connaît un certain succès. Mais, avec quelque 220 000 appears de ce type vendus dans l’Hexagone par an, selon Gfk, conceals modest rest.

Seulement 3% des Français seraient équipés d’un robot aspirateur. Il est vrai que, malgré des optimisations indéniables apportées au fil des années, l’on peut s’interroger sur l’fficacité réelle, entre obstacles pas toujours bien gérés et cartographie aléatoire des pièces à netyer. «Je trouvais cette idée géniale au début. Rentrer chez soi et trouver only one nickel. Mais j’ai déchanté au bout de deux mois quand, un soir, j’ai découvert que mon chat avait décidé de faire ses besoins en dehors de la litière. The robots avait étalé tout ça dans mon salon et la cuisine attenante. Depuis, je ne le mets en marche que si je peux le surveiller, ce qui limit son intérêt of him “témoigne Ali.

Combiner agility and intelligence

Car, si les robots continuent à fasciner, et qu’on s’émeut des innovations aussi impressionnantes que dérangeantes de la société américaine Boston Dynamics – comme ses robots-chiens sans tête -, nos attententes sont encore loin d’être assouvies. Imprimer en 3D a cupcake, the sait déjà le faire technology. Mais cuisiner des tomates farcies ou une omelette aux champignons avec l’assaisonnement adéquat, c’est une toute autre affaire. Not seulement le robots qui sera capable de cela devra être agile, ma aussi intelligent. The magic combos.

Pour un robot, s’adapter est quelque chose d’extrêmement compliqué.

Nicolas Spatula

Docteur in social and cognitive psychology et enseignant à Sciences po

At CES de Las Vegas in 2021, Samsung will present a multi-tâches pour le ménage robot. Baptisé Handy, il est doté d’un bras articulé et peut, en théorie du moins, aussi bien remplir le lave-vaisselle que serve un verre de vin ou ranger les courses dans les placards. Pour conceals, the bots utilized intelligence artificielle pour reconnaître la forme et la matière des objets dont il se saisit. Indeed, the force de premise ne doit pas être la même s’il s’agit d’une asiette en céramique, d’une casserole en métal, d’un paquet de chips ou d’un moule à gâteau en silicone.

Des aides ménagères qui restent peu crédibles

Handy semble super effective et practical pour qui à la flemme de ramasser son linge sale, de trier les courses ou de desservir. Mais tout cela reste très théorique. Et ce n’est pas un hasard si Samsung n’a jamais dévoilé de date de lancement pour son robot ménager. Ni son prix, d’ailleurs. “The reste encore de nombreux obstacles pour que cela deveenne une réalité, assure Nicolas Spatola, docteur in social and cognitive psychology et enseignant à Sciences po. Toutes les maisons ne sont pas faites pareil, on n’utilise pas tous les mêmes ustensiles, etc. Or, pour un robot, s’adapter est quelque chose d’extrêmement compliqué. Faire rouler une voiture autonomous sur a route au balisage standardisé est plus simple que de faire évoluer a robot ménager dans un environnement privé à aménagement totally aléatoire. “

En outre, les robots sont souvent entraînés à ne faire qu’un seul type de tâche. Handy peut traper et manipuler des objets. Mais il est incapable de passer l’aspirateur, de cuire un plat ou de netyer les recoins d’une douche. Cela signifie qu’il faudrait s’équiper d’un nouveau robot pour chaque tâche ménagère à effectuer. Sachant que leurs prix sont pour le moins rédhibitoires. Le prix de Handy n’a pas été dévoilé mais il est estimé à plus d’une dizaine de milliers d’euros. Un concurrent aux capacités Assesz similaires, the Aeolus robots, coûtera 20 000 dollars s’il est un jour commercialisé.

Ugo, a robot imagined par le japonais Mira Robotics et qui peut étendre et plier le linge, a été annoncé à 16 000 dollars per son fabricant. Le Foldimate, the Israeli robots qui ne fait qu’une chose, plier le linge, est commercialisé 900 euros. Le Yardroid, qui peut tondre la pelouse, arroser les plantes et verser du desherbant coûte environ 2 500 euros. S’il fallait cumuler tout cela – et bien plus encore -, la note serait non seulement salée, mais il faudrait, en outre, une habitation suffisamment vaste pour stocker tout ce petit monde. Difficult to imagine in an appartement en ville, par exemple.

Robots ménagers: the question of responsibility

An autre obstacle if dresse sur le chemin de l’émergence des robots domestiques, et il est d’ordre légal cette fois. The université britannique de Cambridge a par exemple exploré le domaine des bras articulés intelligents, capables de préparer à manger. Sous la houlette du chercheur Fumiya Iida, une équipe a developpe des robots capables de couper, mélanger et cuire les aliments. Objectif: réaliser une omelette, soit un plat très simple, mais aussi compliqué à réussir pour obtenir la bonne cuisson et le bon assaisonnement.

Si le défi est beau – comment faire en sorte qu’un robot “goûte” a plat pour en estimer la bonne salinité ou “scanne” un ingrédient pour reconnaître si c’est une pomme ou une orange par exemple -, reste la question de accountability en cas d’accident. “Yes, the robots se rate et fait brûler une partie de appartement dans lequel il est, légalement, à qui revient la faute?”asks Nicolas Spatola. Is there even the responsibility of son propriétaire, du designer du robot, de l’ingénieur? “ Comme pour les véhicules autonomes, s’ils ont un accident ou renversent un piéton, il faut que les autorités tranchent cette question.

Autre point bloquant: tous ces robots nécessitent des composants bien spécifiques pour être fabriqués. «The question of availability des métaux est réelle. Comme pour les voitures électriques, les ordinateurs ou les smartphones, il faut du cuivre, du nickel, du germanium, du manganèse, du cobalt … Autant de métaux qui sont de plus en plus utilisés, mais qui n’existent qu’en quantity limitée sur Terre “rappelle Nicolas Spatola.

A robot chez soi, vraiment?

The question of the adoption of ces robots reste, elle aussi, encore à prouver. Certes, the idea is beautiful: ne plus avoir à ranger son linge, ses courses, débarrasser la table… Mais de la théorie à la pratique, le fossé est encore grand. «On le voit en Corée du Sud et au Japon, où les robots sont plus acceptés qu’ailleurs. On en voit dans les galeries marchandes, par exemple, mais cela reste très marginal dans les foyers. Finally, ya un manque d’intérêt “souligne Nicolas Spatola.

Pour ce qui est de la gastronomie, la bas comme en France, le sujet occupies a great importance et le fait de cuisiner n’est pas perçu comme une tâche rébarbative par beaucoup d’habitants. “Et si on veut un plat rapide, plutôt que de s’équiper d’un robot ménager, the suffit de sortir de chez soi pour aller chercher à manger au supermarché ou au restaurant du coin, voire se faire livrer”, notes le chercheur. Surtout que le comportement humain est tel que, même avec un robot cuisinier chez soi qui pourrait preparer un plat à la demande, rien ne dit que les ingrédients au frigo vous tenteraient le soir venu …

Pour les tâches sans grande valeur ajoutée, comme faire le ménage ou étendre la dernière lessive, the intérêt de sous-traiter ces tâches est plus grand. Mais, au regard du prix des robots et de leur flexibilité limitée, the option de demander à un autre être humain de s’en occuper – un homme ou une femme de ménage – reste encore la plus simple. «C’est aussi une question de société: prefère-t-on tout robotiser ou donner des emplois à des personnes? “

Des robots utiles dans certains domaines

Corn alors, faut-il oublier tous les robots domestiques? Nicolas Spatola n’est pas de cet avis. «Il ya un véritable intérêt dans aide à la personne. Par exemple, au Japon, ils ont imaginé a robot à tête d’ourson baptized Riba qui aide les personnes à mobilité réduite dans leurs déplacements à l’hôpital. The s’occupe de les soutenir dans ce qu’on appelle les transitions, c’est-à-dire par exemple quand on se lève du lit pour aller se mettre dans un fauteuil non loin. Le manque de personnel hospitalier fait que ce n’est pas toujours simple à gérer car il faut du monde pour soulever un individ. A robot, en revanche, peut s’occuper de ces manipulations compliquées, sous la supervision d’une personne, bien-sûr. “

De même, I will install a robot here peut pallier le manque d’auxiliaires de vie chez une personne âgée pour surveiller que tout se passe bien et alerter en cas de problème pourrait avoir une réelle utilité. Plus qu’un robot biped qui irait nous chercher une bière fraîche au fridge when on est affalé dans le canapé. Même si on en rêvera toujours.

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