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Pour réaliser la couverture de son numéro hommage au jubilé de platine de la reine Elizabeth II, paru en juillet, le très chic magazine britannique Tatler s’est tour vers l’Afrique. C’est le Nigérian Oluwole Omofemi (représenté par la galerie londonienne Signature African Art) here a finalement été sélectionné pour réaliser un portrait exclusif pour cette publication spécialisée dans le style, la mode et l’actualité de la haute société britannique. “C’était un grand défi pour moi, car je n’ai jamais rencontré la reine et je ne connaissais pas grand-chose d’elle”se remémore dell’arteiste, qui dit avoir “Tenté de saisir l’essence” de son sujet.
Pendant quatre semaines, le peintre, âgé de 34 ans, s’isole totalment de sa femme et de leurs deux jeunes enfants pour s’absorber dans l’étude de la vie d’Elizabeth II. Oluwole Omofemi impresses une centaine de photographies et regarde des dizaines de vidéos en ligne pour élaborer son portrait of her, finalement base sur une image prize autour de 1955 et sur laquelle la souveraine porte la ceinture et l’étoile de l’ordre de la Jarretière . “J’ai dû réfléchir à la manière dont j’allais insuffler de la nigérianité dans ce portrait”explique dell’arteiste, dont l’œuvre est centrée sur la représentation de femmes noires aux coiffures imposantes.
“J’ai voulu représenter la reine au sommet de sa force, de son pouvoir et de sa beautédétaille-t-il. Les cheveux naturels sont un symbole de la puissance des femmes noires que je peins, ils sont comme un halo autour de leur tête. ” La coiffe noir de jais de la reine occupies donc une place centrale dans ce portrait aux couleurs vives qui évoquent le pop art. La silhouette de la jeune Elizabeth se découpe sur un fond jaune vif, ceintrée dans une robe bleue ornée de fleurs. “Ce motif me permet de donner vie à un environnement teinté d’africanité. Mais je ne voulais pas aller trop loin non plus, pouroffer une représentation qui reste universelle “, explique Oluwole Homophemes.
“Un symbole d’espoir pour beaucoup de gens”
Le peintre affiche sa fierté d’être “Le dernier artiste africain” à avoir représenté la reine de son vivant, même s’il n’a pas eu the chance de la voir poser pour him, comme son illustrious prédécesseur le sculpteur Ben Enwonwu. In 1956, he avait proposed his services as a secretary of Etat aux colonies britanniques à l’occasion de la première visits to offices of Elizabeth II in Nigeria. La souveraine posera for the nigérian artist l’année suivante à Londres. The monumental bronze statue created par Ben Enwonwu est aujourd’hui conservée au musée national de Lagos.
“Je suis moi aussi resté positif dans ma représentation, car je pense qu’elle était un symbole d’espoir pour beaucoup de gens dans les pays du Commonwealth”, declare Oluwole Homofemi. Le grand-père de l’Arte he a d’ailleurs raconté avec émotion ses souvenirs de la visite de la reine in 1956, qui l’avait menée aux quatre coins du pays encore sous domination britannique. L’homme, aujourd’hui âgé de 99 ans, avait pu apercevoir la monarque qui saluait la foule à travers la fenêtre de sa Rolls-Royce. “J’ai peint ce portrait pour ma génération, pour ma famille et mon pays, pour que l’histoire reteenne que c’est un Nigérian originaire d’Ibadan qui l’A réalisé”, concluded fièrement son petit-fils.
