Une femme qui vient d’adopter une chienne abandonnée et gravement blessée au Liban dénonce une décision du gouvernement canadien, qui interdira bientôt l’arrivée de “chiens commerciaux” en provenance d’une centaine de pays, condamnant ces bêtes “à un sort cruel “.
À compter du 28 septembre, “l’entrée au Canada de chiens commerciaux en provenance de pays à haut risque pour la rage canine sera interdite jusqu’à nouvel ordre”, a fait savoir l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) .
Cette décision de l’ACIA communiquée le 28 juin dernier inclut les bêtes destinées à adaptation et vise à «réduire le risque d’introduction de la rage canine (rage causée par les viruses de la variant canine) au Canada. ”
Ce nouveau règlement condamne toutefois des milliers d’animaux à connaître «a sort cruel», dénonce Dominique Andrieux, une citoyenne de Saint-Lambert-de-Lauzon.
“Une farce”
Photo Agence QMI, René Baillargeon
La dame a accueilli Jedi dans sa maison il ya trois semaines, a berger d’Anatolie âgé «d’environ trois ans». L’adorable bête est arrivée d’un refuge du Liban après avoir été martyrisée et battue sans raison. A grand nombre de chiens venant notamment du Liban, de la Tunisie et du Maroc sont adoptés au Québec chaque année.
“C’est vraiment une farce, cette loi-la”, lance Mme Andrieux, rappelant que le Canada est un “chef de file qui a accueilli des milliers et des milliers de chiens” depuis longtemps. «Ils sont condamnés à un sort cruel. C’est les condamner à mort ».
Photo Agence QMI, René Baillargeon
Le nouveau règlement a été décrié par plusieurs organisms de protection des animaux et des refuges. À Québec, Pitou sans frontières, a refuge pour animaux qui sauve des chiens d’autres pays, dont la Tunisie, veut voir l’ACIA faire marche arrière.
«C’est une décision qui est très excessive et ça va vraiment nous compliquer la tâche pour sauver des animaux», indique Sylviane Faucher, co-founder de l’organisme.
Dorénavant, «les chiens ne pourront plus arrive de façon commercial, comme le gouvernement appelle, mais de façon personnelle. Les gens vont devoir adopter sans voir le chien. […] Ça complique vraiment le fait d’avoir de bons matchs [entre les familles adoptives] et les chiens », ajoute Mme Faucher.
Imiter les États-Unis
Tout comme Mme Andrieux proposed to her, Mme Faucher croit que le Canada devrait s’inspirer de ses voisins du sud, où pareille décision a été rendue l’été dernier avant d’être reléguée aux oubliettes. Les deux femmes proposent que soient imposés un test sanguin et des règles plus strictes comme les Américains l’ont fait.
Cette idée trouve écho auprès de Razane Khatib, president of the Alyarz Pet Club, an organisme libanais dédié au sauvetage d’animaux et qui envoie chaque mois plusieurs chiens dans d’autres pays.
«Nous sommes prêts à accepter des règles plus strictes [du Canada], même si concela nous coûtera plus cher et sera plus compliqué. C’est injuste pour les chiens », lance Mme Khatib, she jointe au Liban quelques instants après avoir participé à l’envoi de neuf chiens à l’étranger.
«Le Canada est un pays qui ouvre ses mains pour aider. C’est easy de travailler avec les Canadiens. Nous sommes prêts à en faire plus pour continuer à pouvoir donner une famille aimante aux animaux ici », dit-elle, espérant voir le gouvernement faire marche arrière.
Pour «protéger» nos animaux
Du côté de l’Ordre des medecins vétérinaires du Québec, on consider the imposition de ce règlement reste nécessaire pour “protéger nos animaux canadiens”.
«Oui, de vouloir du bien à certains animaux, on est tout à fait d’accord. La santé et le bien-être animal, ça doit primer. Ce qu’ils doivent subir dans d’autres pays parfois, c’est inacceptable. Mais par rapport à tout l’aspect santé et sécurité au niveau du Canada, il faut faire très attention parce que ça peut apporter des répercussions majeures. “





