En pleine tourmente two aux plaintes déposées pour agression sexuelle contre son leader Win Butler, le collectif canadien s’est montré soudé dans une AccorArena blindée. Nous y étions.
Pas a mot. Et pas un manifestant non plus. Le 27 août dernier, Win Butler, la tête thinking d’Arcade Fire avec sa femme Régine Chassagne a dû publier un communiqué afin de présenter ses excuses: accusé d’agression sexuelle par quatre personnes différentes, il a reconnu avoir traversé une période compliquée due notamment à sa excessive consommation of alcohol, tout en niant les faits reprochés, parlant de relations extra-maritales et consenties. Trois jours plus tard, Leslie Feist qui devait assurer the première partie de la tournée d’Arcade Fire tournait les talons et annulait sa participation of him à la fête, en soutien aux victimes. C’est dans ce contexte délicat que les Canadiens ont démarré leur European tour in Dublin -refusant désormais toute promotion. Hier soir devant une AccorArena pleine, Arcade Fire s’est longtemps fait attendre. Avec une demi-heure de retard sur l’horaire prévu, les huit canadiens déboulent sur une scène ressemblant au Radio City Music Hall de New York. Mais ce qu’on pensit être un décor n’est qu’en fait un écran se transformant en voie lactée. Et c’est Win Butler himself qui attaque la soirée par the premiers mots of «Age of anxiety 1», tiré de leur dernier album «We».
Démarrage en douceur donc, qui permet à chacun de trouver ses marques. Mais dès «Ready to start», les musiciens changent d’instrument (c’est une constant depuis leurs débuts il ya 20 ans) et passent à la vitesse supérieure. Visuellement le show joue la sobriété -deux petits écrans sur les côtés permitting de suivre ce qu’il se passe sur scène. Mais si les Canadiens semblent à fond, concentrated à leur tâche, difficile de rentrer dans leur monde. D’autant que «Black Wave / Bad Vibrations» absente de leurs concerts depuis 2008 ne parle pas au plus grand nombre. Et lorsque Butler se jette dans la foule pendant «It’s never over (Hey Orpheus)», aucun fan transi ne se jette sur lui pour lui arracher sa chemise. Au contraire, Paris n’a d’yeux que pour Régine Chassagne qui danse sur le piano installedé sur the central scene au milieu de la foule. Mais c’est ensemble qu’ils chantent “My body is a cage” provoquant un des rares frissons de la soirée.

Régine Chassagne d’Arcade Fire sur la scène de l’AccorArena, in Paris le jeudi 15 September 2022.
© Hélène Pambrun / Paris Match
Car oui, hélas, Arcade Fire n’est plus ce groupe spontané qui se laissait porter par son public enfiévré. On hearing the affaire sous contrôle, ne cherchant surtout pas à déraper -tout en gardant son côté «rock indé» qui leur autorise parfois un son bien crade, à la confine de acceptable. Cela gâche la géniale «Reflektor» qui devrait faire danser la foule -Regine ayant revêtu pour l’occasion une sublime cape verte scintillating. Mais il faut attendre «Age of anxiety II (Rabbit Hole)» pour voir Bercy se lever. From there, malgré la bouillasse sonore, Arcade Fire va tenter de surnager grâce à un paquet de grandes chansons. The diptyque “The Lighting I” and “The Lightinng II” d’abord can be surtout a retour vers “Funeral” leur premier album mythique avec an abrasive version of “Rebellions (lies)” here retourne Paris.
Les fans apprécient «Month of may» très peu jouée, avant de s’abandonner dans la folie de «The Suburbs». Mais c’est «Unconditionnal I (lookout kid)» qui laisse enfin passer un peu de l’émotion qui manquait jusqu’alors cruellement à ce concert. Win Butler chante la confiance en soi, la perte des amis, et hurle “no one’s perfect” pendant que Regine tient l’ordéon. Leurs complices musiciens haïtiens les rejoignent pour un «Haïti» swinguant -il ya désormais 13 personnes sur scène, ma qui permet aux gradins de se rassoir. De nouveau debout sur la scène central Chassagne emporte la mise en chantant «Sprawl II (Moutains beyond Moutains)» avec une ferveur émouvante. Et c’est sur les rythmes caribéens de «Everything Now» qu’Arcade Fire baisse le rideau.

Richard Reed Parry d’Arcade Fire sur la scène de l’AccorArena, in Paris le jeudi 15 September 2022.
© Hélène Pambrun / Paris Match
Au rappel, les huit musiciens s’installent tous sur la petite central scene. Là sans artifices, sans projections vidéos, Arcade Fire redevient un groupe humain laissant Butler présenter les hommages d’usage. “C’est tellement incontroyable après tout ce que nous avons vécu de se retrouver tous ensemble ici à Paris”. Les deux “End of the Empire” s’enchaînent dans une douce mélancolies. Mais alors qu’on imagine la fin proche, les Canadiens ont prepared une petite surprise, en reprenant «Pendant que les champs brûlent» de Niagara. Paris connait ses classiques du rock français et se laisse happer par ce moment magique, hors du cadre. Et c’est immuable “Wake Up” le monument inaugural de leur répertoire qui clôt la soirée, dans une euphorie collective jouissive. There pendant près de 20 minutes, Arcade Fire goes traverser la foule, tout en continuant à chanter, finissant sa prestation sur le parvis de l’AccorArena.
Certes, Arcade Fire n’a jamais cessé depuis 20 ans de terminer la soirée ainsi. Mais cela fait encore et toujours son petit effet. Au final donc Arcade Fire n’est pas un groupe taillé pour de telles arènes. The leur suffit pourtant de quitter le chemin trop écrit pour retrouver la flamme et intensité.

Paul Beaubrun d’Arcade Fire sur la scène de l’AccorArena, in Paris le jeudi 15 September 2022.
© Hélène Pambrun / Paris Match
Setlist du 15 septembre, Paris, AccorArena
1 / Age of Anxiety I
2 / Ready to start
3 / Black Wave / Bad Vibrations
4 / It’s never over (Hey Orpheus)
5 / My body is a cage
6 / Afterlife
7 / Reflektor
8 / Age of anxiety II (Rabbit Hole)
9 / The Lightining I
10 / The Lighting II
11 / Rebellion (Lies)
12 / Month of may
13 / The Suburbs
14 / The Suburbs continued
15 / Unconditionnal I (Lookout Kid)
16 / Haïti
17 / Sprawl II (Moutains Beyond Mountains)
18 / Everything now
19 / End of the Empire I-III
20 / End of the Empire IV (Sagittarius A *)
21 / Pendant que les champs brûlent
22 / Wake Up

