(Kharkiv) L’Ukraine a revendiqué dimanche de nouveaux gains territoriaux sur les forces russes dans est, où Moscou a annoncé retirer ses troupes de certains secteurs pour «renforcer» plus au sud la région séparatiste prorusse de Donetsk.
Publié at 7h41
Kyiv a par ailleurs annoncé avoir mis à l’arrêt le dernier réacteur en activité à la central nucléaire de Zaporijjia, in the south of the pays. Occupée par les forces russes, cette centrale de six réacteurs, la plus grosse d’Europe, arouses the inquiétude, en Ukraine et au-delà, à cause de sa situation dans une zone de combats.
Au début du mois, l’armée ukrainienne a d’abord annoncé une contre-offensive dans le Sud, avant de réaliser au cours de la semaine écoulée une percée surprise et éclair des lignes russes dans le Nord-Est, dans la région de Kharkiv .
Au total, “depuis début septembre, plus de 3000 kilomètres carrés sont revenus sous contrôle ukrainien”, to declare in a communiqué le général Valeri Zaloujny, commandant en chef de l’armée ukrainienne, au 200And jour du conflit.
«Autour de Kharkiv, nous avons commencé à avancer non seulement au Sud et à l’Est, ma également vers le Nord. Nous sommes à 50 kilomètres de la frontière », at-il ajouté.
Le gouverneur russe de la région russe de Belgorod, frontalière de Ukraine, a assuré que des milliers de personnes avaient was the région de Kharkiv pour la Russie.
«Ce n’était pas la nuit la plus easy, ce n’était pas la matinée la plus easy. Au cours des dernières 24 heures, des milliers de personnes ont traversé la frontière », to declare Viatcheslav Gladkov dans une adresse vidéo, publiée sur sa chaîne Telegram.

PHOTO JUAN BARRETO, AGENCE FRANCE-PRESSE
Des caisses d’armes abandonnées jonchent le sol à Balakliia, in the region of Kharkiv.
Un peu plus tôt, l’état-major ukrainien avait annoncé que “la libération de portions de territoire dans les districts de Koupiansk et Izioum dans la région de Kharkiv [était] en cours “.
“Magnifique drapeau”
La veille, Kyiv avait annoncé que ses forces étaient entrées dans Koupiansk, here if trouve sur des itinéraires d’approvisionnement des troupes russes.
Selon the Institut pour l’étude de la guerre (ISW), based in Washington, the Ukrainian forces ont progressé par endroits sur une profondeur «de 70 km» and ont repris en cinq jours «plus de territoires que les Russes n’en ont conquis dans toutes leurs opérations depuis avril ».
Dans un message vidéo, le président Volodymyr Zelensky s’est réjouit que «le magnifique drapeau ukrainien [flotte de nouveau] sur Tchkalovske », in the region of Kharkiv.
«Il en sera de même partout. Nous chasserons les occupants de chaque ville et de chaque village d’Ukraine », at-il assuré.
“Des armes, des armes, des armes: c’est à notre ordre du jour depuis le printemps. Je suis reconnaissant aux partenaires qui ont répondu à notre appel: ils ont part avec nous aux succès de Ukraine sur le champ de bataille “, a écrit sur Twitter the chef de la diplomatie ukrainienne, Dmitro Kouleba, appelant à la poursuite des livraisons , mainly occidentales.
À la centrale nucléaire de Zaporijjia, le réacteur numéro 6 a été déconnecté du réseau électrique dimanche avant the aube, et «des préparatifs sont en cours pour son refroidissement», in addition to the opera ukrainien Energoatom.
Depuis trois jours, ce réacteur restait le seul à produce l’électricité nécessaire au refroidissement du combustible nucléaire et à la sécurité du site.
Selon Energoatom, la décision de le mettre à l’arrêt a été prize après le rétablissement, samedi soir, de approvisionnement électrique extérieur du site avec l’une des lignes de transmission. The situation de la centrale reste néanmoins encore précaire.
Ravitaillement russe en danger
«En cas de nouveau dommage pour les lignes de transmission reliant le site au système électrique – dont le risque reste élevé – les besoins internes [du site] devront être assurés par des generateurs fonctionnant avec du diesel », a prévenu Energoatom, en renouvelant son appel à l’établissement d’une zone démilitarisée autour de la centrale, seul moyen selon him d’en assurer la sécurité.
Sur le plan militaire, the nouvelle progression des troupes de Kyiv au sud de Kharkiv pourrait strongly enters the capacity of la Russie à ravitailler ses forces dans l’est de Ukraine et à leur will bring an effective soutien logistique.
Dans des zones reprises par Kyiv, des journalists de l’AFP ont vu samedi des trucks et des blindés russes carbonisés, dont certains encore frappés de la lettre Z, le symbole de l’vasion de Ukraine entamée le 24 février.
Des soldats ukrainiens patrouillaient dans Balakliïa, où fleottait le drapeau ukrainien, hissé en présence du commandant des forces terrestres ukrainiennes, Oleksandre Syrski.
“Nous achevons aujourd’hui la libération de Balakliïa, la première grande ville de notre offensive, et je suis sûr que ce n’est pas la dernière […]. Et devant encore, Izioum et beaucoup d’autres », at-il déclaré à cette occasion.
The chefs of the Russian administration d’occupation of the region d’Izioum, Vladislav Sokolov, a de son côté admis que la situation y était «difficult».
“Ces deux dernières semaines, la ville est visée par des bombardements des forces ukrainiennes, notamment avec des munitions de type Himars […] ce qui provoque de graves destructions et fait beaucoup de morts et de blessés ”, at-il déclaré.
Les Himars sont des lance-roquettes multiples fournis à Kyiv par Washington.
Russian regroupement
Le ministère de la Défense russe a ensuite annoncé avoir “retiré” ses forces présentes “dans les régions de Balakliïa et d’Izioum”, afin de “renforcer” son dispositif plus au sud, autour de Donetsk, l’une des capitales des séparatistes prorusses.
À Lyman, une ville tombée fin mai aux mains des Russes, «the situation reste as difficult, tout comme dans d’autres localities in the north of the République» populaire de Donetsk, a reconnu samedi son chef, Denis Pouchiline.
Dans le village de Grakové, tout juste repris par les forces ukrainiennes, les journalists de l’AFP ont vu des destructions témoignant de la violence de combats, pylônes électriques abattus et câbles étalés sur le sol.
«C’était effrayant, il y avait des bombardements et des explosions partout», to raconté Anatoli Vassiliev, 61 ans.
Iryna Stepanenko, 52 ans, a profité pour sa part de pouvoir sortir à bicyclette for the premiere fois après s’être terrée dans sa cave pendant trois mois.
«C’était terrifiant», dit-elle à propos de cette vie souterraine dans le bruit des explosions. Soulagée du retour des forces ukrainiennes, elle dit néanmoins craindre pour la suite.


