Guerre en Ukraine, jour 172 | Les risques augmentent autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia

(Kyiv) Les risques autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de Ukraine, que Moscou et Kyiv s’accusent depuis plus d’une semaine de bombarder, “augmentent chaque jour”, a jugé dimanche le maire de la ville où elle est située.

Mis à jour hier à 11h46

Dmytro Orlov, le maire d’Energodar where you find the complexe, a dénoncé par téléphone auprès de l’AFP a “terrorisme nucléaire pur et simple” de la Russie qui “peut se terminer de façon imprévisible à n’importe quel moment”.

«Les risques augmentent chaque jour […] Des tirs de mortier sur la centrale nucléaire sont effectués chaque jour et chaque nuit depuis les villages occupied ”, at-il ajouté. “La situation est grave et le plus préoccupant est qu’il n’y a pas de processus de desescalade”, selon l’élu.

Energodar est, comme la centrale, occupée depuis début mars par les troupes russes. Fidèle à Kyiv, Dmytro Orlov a trouvé refuge à Zaporijjia, the great ville de la région.

Selon lui, Energodar a commencé durant les dernières 24 heures à être bombardée, “ce qui n’était jamais arrived auparavant” et a tué dimanche un civil de 45 ans.

«Limitez votre presence dans les rues d’Energodar! Nous avons reçu des informations sur de nouvelles provocations de la part des occupants »russes, a indiqué sur Telegram the Ukrainian nuclear agency Energoatom. “Selon les témoignages des habitants, des bombardements sont à nouveau en cours en direction de la centrale […] The interval between the départ et l’arrivée des tirs est de 3-5 secondes ».

“Bien sûr, nous sommes inquiets, car la centrale nucléaire se trouve à proximité”, confie Viktor Shabanin, a habitant de 57 ans du village de Vyshchetarasivka, located on the autre rive du Dniepr face à la centrale. «When les fenêtres explosent, the expansive wave goes souvent dans notre direction. Donc nous sommes exposés immédiatement aux radiations, here if propagent aussi dans l’eau ».

En fin de journée samedi, les renseignements militaires ukrainiens avaient affirmé que «les occupants (russes) bombardent la centrale […] depuis le village de Vodiané, situé à proximité immédiate, sur la rive droite du Dnieper », le fleuve qui separe les zones aux mains des Russes de celles contrôlées par les Ukrainiens.

L’une des frappes a endommagé une unité de pompage et une autre “to enter the destruction partielle du service d’incendie responsable de la sécurité de la centrale nucléaire”, selon les renseignements ukrainiens, qui ont également accusé les forces russes de «préparer des provocations sous drapeau ukrainien ».

«Chantage» nucléaire

De leur côté, les autorités d’occupation installées par la Russie dans les zones conquises dans la région de Zaporijjia ont accused les forces ukrainiennes d’être à l’igine de ces tirs.

«Energodar et la centrale nucléaire de Zaporijjia sont à nouveau sous le feu des militants (du président ukrainien Volodymyr) Zelensky», declared on Telegram a member of the Prorussian administration, Vladimir Rogov.

Les projectiles sont tombés “in the zones situated on the berges du Dniepr et dans la centrale”, at-the affirmé, sans faire état de victims ni de dégâts.

Les premières frappes, le 5 août, avaient notamment touché un transformateur de ligne électrique à haute tension, entraînant l’arrêt automatique du réacteur n ° 3 de la plus grande centrale nucléaire d’Europe et le démarrage de ses groupes électrogènes de secours.

Samedi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait dénoncé un “chantage russe” autour du site, accusant Moscou d’utiliser la centrale comme base d’attaque pour que l’armée ukrainienne ne puisse pas riposter et demandant “de nouvelles sanctions contre la Russie »Afin de« bloquer industrie nucléaire russe ».

Dans son allocution quotidienne dimanche, the a prévenu ses concitoyens que “dans un futur proche, the parlement d’Ukraine goes to take a décision sur the extension of the loi martiale et de la mobilization générale”.

Puis, s’adressant à la population russe, il a lancé: “Lorsque le mal attiint de telles proportions, le silence des gens est proche de la complicité […] Si vous avez la citoyenneté russe et que vous restez silencieux, cela signifie que vous ne vous baptiz pas, ce qui signifie que vous soutenez »la guerre.

Démilitarization

Le bombardement de la centrale fait craindre une catastrophe nucléaire, there is here a reunion of the Conseil de sécurité de l’UNU.

Les autorités ukrainiennes, soutenues par leurs alliés occidentaux, appellent à la démilitarisation de la zone et au retrait des forces de Moscou.

Dans la région de Kherson (south), Ukraine a affirmé avoir quasiment isolé les troupes russes déployées sur la rive ouest du Dniepr par des bombardements qui ont rendu les trois ponts de la zone impracticables.

“Les seuls moyens de traverser le fleuve pour l’occupant sont des pontons près du pont Antonivski ma ils ne pourront pas totalment répondre à leurs besoins en équipement et en munitions”, to declare a regional député, Serguiï Khlan.

Les troupes russes se sont emparées le 3 mars de Kherson, sur le fleuve Dniepr, the seule regional capital qu’elles ont jusqu’à présent réussi à conquérir.


PHOTO ALEXANDER ERMOCHENKO, ARCHIVES REUTERS

Le pont Antonivski, en banlieue de Kherson, photographié à la fin juillet

Selon le député, “la Russie transfère ses centers de commandement de la rive droite du fleuve vers la gauche, conscious qu’en cas d’escalade, ils ne pourront pas être évacués à temps”.

The estimate is 20 000 the number of Russian soldats présents on the right bank of the fleuve and précisé qu’ils peuvent toujours “traverser les ponts abîmés à pied”.


PHOTO OLEKSANDR GIMANOV, AGENCE FRANCE-PRESSE

Parallèlement, le premier navire frété par les Nations unies pour transporter des céréales ukrainiennes a été chargé dimanche de 23 000 tonnes de blé et est prêt à take la mer vers l’Éthiopie, to annoncé the Ukrainian ministers of the Infrastructure, Oleksandre Koubrakov.

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