L’hiver, en levant les yeux vers un ciel nocturne dégagé, on la distingue aisément, étalant sa silhouette de sablier sur la voûte céleste. The constellation d’Orion, du nom de ce chasseur légendaire de la mythologie grecque, est emblématique à plus d’un titre. S’y niche la célèbre nébuleuse baptisée M42, un amas de gaz et de poussières où se forment des étoiles et leur cortège de planètes, located at 1 350 années-lumière de la Terre. À l’œil nu, a petit confetti flou. Grâce au miroir de 6,5 m du télescope spatial James Webb, elle apparaît dans toute sa majesté. The premières images réalisées avec ce joyau technologique lancé à Noël et placé en orbit autour du Soleil, surpassent en qualité tout ce qui avait été produit jusqu’à présent. Elles ont été diffusées lundi et s’ajoutent à celles d’autres trésors du cosmos immortalisés depuis juillet: la nébuleuse de la Tarentule, Jupiter, une planète extérieure à notre système solaire, etc.
The orchestra chefs de cet album photos exceptionnel de la nébuleuse d’Orion est un Finistérien parts à Toulouse étancher sa soif de sciences de l’ivers. Olivier Berné, 41 ans, a passé la moitié de sa vie à Plouzané (29), allant du lycée de l’Harteloire, à Brest, à la classe prépa de Kerichen, et poursuivant son parcours scientifique par l’école des Mines de Nantes and a master of astrophysique. Désormais chercheur au CNRS à the Institut de recherche en astrophysique et planétologie (Irap) de Toulouse, il a choisi de consacrer une majeure partie de sa carrière à per les secrets de la nébuleuse d’Orion, jusqu’à réussir à décrocher du temps d’observation avec le James Webb.
«An immense soulagement! “
L’œil du télescope, qui voit dans infrarouge, a été braqué sur la nébuleuse tôt dans la nuit de samedi à dimanche derniers. The premières données ont can be consulted for the Toulouse team of Olivier Berné dès le dimanche matin. A moment here will remain gravé dans leur vie. «Voir ces images en vrai a été une grande émotion et un immense soulagement! J’ai travaillé personnellement sur la planification technique de ces observations depuis des années. En voir enfin le rendu, très beau, et découvrir que je ne me suis pas planté dans les calculs, a été très satisfaisant… », savoure Olivier Berné. Le lendemain, elles étaient déjà accessibles au grand public.
Ces images sont a festival de couleurs et de détails. “En comparant avec celles réalisées par le télescope spatial Hubble (qui voit dans le specter de la lumière visible), on aperçoit beaucoup plus de structures, de filaments, on peut vraiment voyager dans la nébuleuse en trois dimensions”, décrit Olivier Berné. Le fait d’avoir visé la nébuleuse d’Orion, relativement proche de la Terre, permet d’arriver à discerner des cocons d’étoiles en train de naître et des disques protoplanétaires où se forment les planètes. «On peut voir de manière très détaillée un environnement représentatif de celui dans lequel le système solaire s’est formé, ya 4.5 milliards d’années. Les données recueillies vont nous permre de remonter dans le temps », espère le scientifique breton.
When la Terre comptait deux soleils …
Peut-être pourra-t-il aussi découvrir comment le puissant rayonnement ultraviolet d’étoiles massives voisines interfère dans la naissance des systèmes planétaires: «Our système solaire est né en présence d’étoiles massives pas très éloignées. Sur Terre, on devait être comme sur Tatooine (une planète de l’ivers Star Wars), avec deux soleils, le nôtre et une étoile massive voisine qui devait être très brilliant et a disparu depuis. On en retrouve des traces chimiques dans les météorites, rappelle Olivier Berné. La grande question que l’on se posed est donc cells de nos origines », synthétise-t-il.
A nouveau moment historique pour le télescope spatial James Webb! Et cocorico, la première image de la nébuleuse d’Orion, l’une des régions les plus iconiques du ciel, nous est offers par des chercheuses et chercheurs français (e) s de @INSU_CNRS . Good boy @OliBerne and the team! pic.twitter.com/C3Y7MvRNax
– Eric Lagadec (@EricLagadec) September 12, 2022
Après la réalisation de ces belles images, le plus difficile reste à venir: l’étude d’une quantité astronomique de données et notamment de spectres lumineux qui perment de connaître les différentes compositions chimiques de cette pouponnière d’étoiles qu’est la nébuleuse d ‘Orion. Des années de travail et des publications scientifiques d’envergure suivront sans doute, pour Olivier Berné et l’équipe internationale here goes the épauler: “Sans dévoiler les détails, on peut dire qu’on ne comprend pas tout ce qu’on voit dans nos données. The s’agit peut-être de choses communes, pas encore identifiées. Mais peut-être aussi de choses beaucoup plus nouvelles… C’est très bon signe ».
