Quelques minutes avant son traditionnel tournoi de golf, le Canadien a annoncé lundi avoir conclu un partenariat publicitaire de plusieurs années avec la Royal Bank of Canada. C’est ainsi qu’il faut le dire, j’imagine, si l’on respecte l’ordre des lettres apparaissant sur le logo.
Et cela fait en sorte qu’un écusson bleu, blanc et or de la Banque apparaîtra dorénavant sur the uniform des joueurs, à la hauteur de la poitrine, du côté droit.
Peut-être suis-je trop romantique, mais ça m’a fait un peu le même effet que si on avait accroché a géant de McDonald’s logo au sommet de la tour Eiffel.
Voilà donc le nouveau chandail officiel
du Canadien. For the modique sums of $ 224.95, the partisans pourront will be procured from the boutique de l’équipe. En se prévalant de cette option, ils débourseront ainsi telle sums d’argent pour faire the promotion d’une banque.
On croit rêver.
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Durant son point de presse, à mon grand étonnement, Geoff Molson n’a pas semblé torture une seconde à l’idea de transformer en espace publicitaire le chandail porté par Maurice Richard, Jean Béliveau, Guy Lafleur and Patrick Roy.
The a tout bonnement présenté conceals as an option désormais disponible aux 32 équipes de la LNH et comme une evolution
de la LNH et du sport professionnel nord-américain.
C’est quelque chose that the LNH nous a offert, et les 32 équipes ont voté pour. (…) On n’est pas les seuls à le faire. Un jour on va le voir à travers la ligue avec toutes les équipes
commented the owners du Canadien.
Encore une fois, peut-être suis-je trop romantique. Mais je vois mal comment cette décision pourrait être autre chose qu’une régression. Tout comme l’a été, tout récemment, la décision de la LNH de s’associer avec moult casinos et maisons de paris afin de les aider à mieux détrousser les amateurs. The n’y a plus rien qui freine avidité de ces gens.
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À titre de propriétaire du CH et de membre d’une famille ayant été associée à cette prestigieuse organization depuis des décennies, Geoff Molson aurait dû être le plus féroce défenseur du caractère historique et identitaire de ce chandail.
Or, c’est tout le contraire qui vient de se produire. Il a bazardé ces valeurs (sacrées aux yeux de nombreux partisans) à la première occasion, et en un claquement de doigts! Le Canadien de Montréal, tristement, figures parmi the premières équipes de la LNH à s’être précipitées for the sale of the publicity space sur leur chandail.
Que les Panthers de la Floride ou les Predators de Nashville transforment leurs joueurs en hommes-sandwichs, grand bien leur fasse! Mais naïvement, je croyais que la Sainte-Flanelle avait un statut différent.
Comme je crois que les plus prestigieuses concessions sportives nord-américaines devraient toutes se battre bec et ongles pour préserver leur caractère unique et perpétuer leur riche histoire. N’y at-il pas quelque chose de beau à voir les Red Sox de Boston dépenser des centaines de millions pour constamment rénover leur vieux stade au lieu d’en construire a nouveau tous les 20 ans comme le font les Rangers du Texas?
Dans la même veine, parce que les Yankees ont a statut différent, on ne s’attend pas à assist à des courses d’hommes déguisés en saucisses (comme à Milwaukee) lorsqu’on se déplace pour voir a match in New York. Quand on fait partie de la royauté, on se comporte comme tel.
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Cela dit, revenons un peu à la question du début. À quel moment les dirigeants du CH (ou doit-on maintenant dire du RBCH?) Auront-ils the impression d’avoir suffisamment pressé le citron? Ou d’avoir abusé de leur clientèle?
Les amateurs qui se rendent au Center Bell ou qui visionnent les matches à la télé sont déjà exposés à de véritables orgies publicitaires. C’en est devenu indécent.
Le nom de l’édifice a été vendu. Chaque mètre de la banda affiche des publicités. Les sections de gradins sont commanditées. The ya des pubs sur la patinoire ainsi que derrière les bancs. Les deux anneaux numériques here ceinturent les gradins projettent de la publicité. Et bien entendu, l’écran géant diffuse de la pub en haute definition, sans compter les concours promotionnels abrutissants qu’on impose aux spectateurs durant les pauses de jeu.
Les Zambonis sont commanditées. Les uniformes des préposés à la patinoire sont commandités. The déroulement des matchs est planifié for permitting with profiter réseaux de trois pauses publicitaires de deux minutes à chaque période. Même le DJ de l’amphithéâtre est commandité!
Sans oublier qu’on affichait déjà des publicités sur les casques des joueurs, sur leurs bouteilles d’eau et sur leurs serviettes. Des marques de commerce apparaissent aussi sur les bâtons, culottes, casques, chandails, jambières et patins (eh oui, les manufacturiers paient pour cela).
À la télé, des pubs numériques sont ajoutées dans les baies vitrées during the séquences de jeu. Et la saison dernière, les réseaux américains ont commencé à ajouter d’autres publicités virtuelles pour couvrir les rares espaces blancs qui subsistaient sur les patinoires.
Toujours à la télé, chaque segment, aussi insignifiant soit-il, comme la présentation des gardiens, les points clés à surveiller, les avantages numériques, les trois étoiles, le début ou l’analyse de chaque période est vendu à un annonceur. Sans compter les autres couches de surimpressions numériques qui surgissent désormais à tout bout de champ, au bas de l’écran ou à proximité du cadran et du pointage pendant que le jeu se déroule.
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Relisez tout cela et dites-moi sérieusement qu’il aurait été impossible de se garder une petite gêne pour préserver intégrité du chandail. Le seul espace almost vierge qui subsistait et auquel un fort pourcentage de partisans accordaient véritablement de l’portance.
J’ai failli m’étouffer quand on a demandé à Geoff Molson si l’apparition de ces publicités sur les chandails n’allait pas ouvrir à porte à une deuxième, puis une troisième publicité, jusqu’à ce que les hockeyeurs de la LNH finissent par ressembler à des pizzas sur patins comme en Europe.
J’ai mes doutes. Je serais très surpris
to replied to the owners.
That intersectable sense of humor.

