Espaces de cotravail | De grands employeurs se laissent tenter

The management of the communication marketing agency Cossette de ses grands bureaux au 17And étage d’un édifice montréalais dans des espaces de cotravail (coworking) non loin, il ya quelques mois, to frappé the imaginaire. D’autres entreprises du center-ville vont-elles he emboîter le pas, alors que les directions remettent en question leur modèle de travail depuis le debut de la pandémie?

Publié le 13 août

Isabelle Massé

Isabelle Massé
La Presse

Les lieux de cotravail ne font pas la joie que des jeunes pousses et petites technos. IBM confirms the ya quelques années en s’installant, jusqu’en 2020, à une adresse new-yorkaise de WeWork.

Au Québec, alors que la pandémie redéfinit les règles de la flexibilité au travail jusqu’à remettre en question the location à long terme d’espaces dans des tours de bureaux, Cossette a changé d’univers et fait un saut dans la constellation WeWork. In November 2021, the montréalaise antenna of the agency quittait ses 86 000 pieds carrés d’espaces for 35 000 pieds carrés on an étage entier, rue Sainte-Catherine Ouest.

«Le bail arrivit à échéance, according to Louis Duchesne, president, Québec et Est canadien. On devait décider de renouveler ou pas. On a profité de la COVID pour se questionner sur le travail à distance. “


PHOTO MORGANE CHOQUER, THE PRESS

Louis Duchesne, president, Québec et Est canadien, chez Cossette

On s’est dit que ce serait a beautiful opportunity to choose an espace collaboratif en guise d’expérimentation. On ne pouvait prédire comment allait changer notre façon de travailler. Allons apprendre sans nous engager en signant un bail de 10 ans.

Louis Duchesne, president, Québec et Est canadien, chez Cossette

L’agence a amené à sa suite ses 500 employés dans des bureaux qui lui sont spécialement destinés. Cossette a son propre étage. «Les autres membres WeWork ne peuvent travailler à notre étage, mais nous pouvons aller dans les autres espaces, confirms Louis Duchesne. Ce n’est pas une pure solution de coworking. C’est ce qui nous a allumés. C’était plus ou moins envisageable d’aller dans un endroit essentiellement collaboratif. On sentait le besoin d’avoir notre maison. ”

A tel déménagement peut être associé à une perte de prestige… «On a pensé à ça, admet Louis Duchesne. Mais on est en 2022. La pandémie a été un accélérateur des valeurs importantes en entreprise. To offer an expérience intéressante aux employés, on ne peut plus juste se définir dans un espace de bureaux. Même la haute direction n’a pas de bureau assigné. L’idée est de choisir son espace selon les tâches à accomplir, quand on vient au bureau. ”

Les règles ont changé

COVID-19, main dans la main avec la crise de la main-d’œuvre, a bousculé les desirs et les priorités des employés et forcé les entreprises à remettre en question leur lieu de travail. The déménagement trucks invite you to désormais dans la reflexion! “On a vendu certains meubles et œuvres d’art aux employés, on en a donné d’autres à des organismes, à des encans, on a emporté certaines pièces avec nous”, énumère Louis Duchesne.

D’autres entreprises de taille suivront-elles? «Je doute que des entreprises majeures fassent a tel saut à long terme, replied Mathieu Turnier, associate principal of the Colliers commercial real estate agency. Mais la demande de flexibilité va augmenter. En ces temps incertains, la plupart des entreprises y pensent pour une solution à court terme, car elles n’ont pas besoin de faire des travaux, meubler, câbler. Le cotravail offers all services clés en main, alors que les coûts de construction ont explosé. ”


PHOTO FOURNIE PAR COLLIERS

Mathieu Turnier, associate principal chez Colliers

Actuellement, peu d’organisations located in the center-ville de Montréal mettent la clé sous la porte. «Ça s’est stabilisé au dernier quarter, dit Mathieu Turnier. On voit plus des entreprises qui ne reprennent pas tous leurs pieds carrés ou qui réaménagent leur espace actuel. Les tours de bureaux sont plus vides qu’auparavant, mais c’était le cas avant la pandémie. ”

Cap sur les banlieues

Si rares sont les directions qui adoptent la formula Cossette (et ses agences sous l’ombrelle de Plus Compagnie), beaucoup pensent ouvrir des bureaux satellites dans des espaces de cotravail en banlieue pour se rapprocher de leurs employés.

«Des entreprises plus traditionnelles nous appellent depuis le debut de la pandémie, notes Francis Talbot, founder of Montreal CoWork. Corn on doit les éduquer. Certaines s’attendent à payer moins. Or, c’est souvent plus cher le pied carré, corn elles payent pour la flexibilité. On peut réduire ou augmenter l’Espace chaque année. ”


PHOTO MARCO CAMPANOZZI, THE PRESS

Espace de cotravail de 2C2B Coworking, à Boisbriand

Pendant ce temps, les espaces pour bureaux if multiple autour de Montréal. Selon Colliers, à Brossard, 500 000 pieds carrés d’espaces for bureaux ont poussé depuis the end of 2020. Seulement à l’Espace Montmorency à Laval, the area neuve s’élève à 300 000 pieds carrés.

En matière de cotravail, à elle seule, the 2C2B Coworking enterprise, here offers déjà des espaces à Boisbriand et à Terrebonne, compte ajouter cinq étages d’espaces à Mascouche, à automatomne. «La prochaine étape sera d’ouvrir sur la Rive-Sud à cause du chantier de trois ans du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, explique the principal director Cassy Baillargeon. On the offer of the pôles Rive-Nord – Rive-Sud aux entreprises. ”


PHOTO MARCO CAMPANOZZI, THE PRESS

Olga Belkin, Cassy Baillargeon (au center) et Guillaume Beaudin de 2C2B Coworking

«La quête de bureaux satellites est une tendance venue de l’étranger, explique Olga Belkin, stratège en communication, développement des affaires, de 2C2B. Des agents immobiliers américains nous ont contactés, car ils cherchaient des bureaux satellites en cotravail pour de grandes équipes. La banlieue, près des résidences des employés, les intéresse. C’est ainsi plus easy de recruter. Les très grandes entreprises vont motiver cette tendance: 95% de celles du Fortune 500 ont des bureaux décentralisés. ”

Selon la baladoémission américaine Everything Coworking, the ya une explosion des espaces flexibles en banlieue, indique Cassy Baillargeon. «À Montréal, actuellement, on est à moins de 1%, affirme-t-elle lei. Aux États-Unis, avant la pandémie, c’était déjà à 5%. ”

«Notre proposition est complémentaire, ajoute Olga Belkin. Mais les petits espaces offerts présentement en banlieue ne conviennent pas aux grandes entreprises. Parallèlement, in 2021, j’ai launched the idea of ​​a tester a bureau satellite à plusieurs PDG. Dans des domaines plus traditionnels, on voit plus de rigidity. On sait pourtant que le monde est en changement, qu’on a besoin d’être agile. ”

Cossette pourrait rester chez WeWork très longtemps, de avis de son président. «Mais la beauté, c’est la flexibilité, says Louis Duchesne. C’est utopique de signer un bail ferme de 15 ans de nos jours. ”

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