(Genève) L’UN évoque de possibles “crimes contre l’humanité”, fait état de “preuves crédibles” de tortures et de violences sexuelles à l’égard de la minorité ouïghoure et appelle la communauté internationale à agir, dans son rapport très attendu sur la région chinoise du Xinjiang publié Wednesday.
Mis à jour à 6h29
“L’ampleur de la détention arbitraire et discriminatoire de membres des Ouïghours et d’autres groupes à prédominance Musane […] peut constituer des crimes internationaux, en particulier des crimes contre l’humanité », indique le rapport d’un peu moins de fifty pages dans ses conclusions.
Michelle Bachelet, dont c’était le dernier jour à la tête du Haut-Commissariat after a mandat de quatre ans, tient ainsi in extremis sa promesse en publiant le document peu avant minuit à Genève.

PHOTO MARK SCHIEFELBEIN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
Des gardiens surveillent l’enceinte d’un center de detention situé dans le Xinjiang.
S’il ne semble pas comporter de révélations par rapport à ce qui était déjà connu de la situation dans le Xinjiang, ce document brings the sceau de l’UNU aux accusations portées de longue dates contre les autorités chinoises.
Sa publication avait fait l’objet de pressions intenses de ceux qui voulaient le rendre public – notamment des États-Unis et des grandes NGO de défense des droits humains – et, à the inverse, pour l’empêcher de voir la lumière du jour de la part de Pékin, here we consider the rapport as a “farce” orchestrée par les Occidentaux, Washington en tête.
Dans ce document, the UN appelé la communauté internationale à agir d’urgence face aux accusations de torture et de violences sexuelles dans le Xinjiang, que l’organisation juge «crédibles».
“Crimes horribles”
“Les allégations faisant état de pratiques récurrentes de la torture ou des mauvais traitements, notamment de traitements médicaux forcés et de mauvaises conditions de détention, sont crédibles, tout comme le sont les allégations individelles de violences sexuelles et” fondées sur le genitre Haut-Commissariat de l’UNU aux droits de l’homme dans le rapport.

PHOTO GREG BAKER, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE
Des drapeaux chinois sont accrochés sur une route qui mène à ce qui serait a center de «rééducation» du Xinjiang.
Ce rapport «met à nu les violations massives des droits fondamentaux par la Chine», according to Sophie Richardson, director of the NGO Human Rights Watch pour la Chine.
The conseil des droits de l’homme de l’UNU «devrait utiliser ce rapport pour lancer une enquête exhaustive sur les crimes contre l’humanité du gouvernement chinois», estime-t-elle.
Amnestie internationale exige aussi que le Conseil «puts sur pied un mécanisme indépendant international pour enquêter» sur ces crimes au Xinjiang.
Les réactions au sein des organizations ouïghoures basées à l’étranger sont partagées. Certaines saluent le rapport, mais d’autres auraient souhaité qu’il aille plus loin dans sa condamnation de Pékin.
“Cela change women pour la cause ouïghoure au niveau international”, a déclaré Omer Kanat, director exécutif du Uyghur Human Rights Project, une association de defense de cette minorité.
«Malgré les vives dénégations du gouvernement chinois, l’UN vient de reconnaître officiellement que des crimes horribles sont commis. ”
Mais Salih Hudayar, un Ouïghour base aux États-Unis où il milite pour indépendance du Xinjiang, to declare to the AFP that the rapport «n’est malheureusement pas aussi fort que nous avions espéré».
La Chine est furieuse.

PHOTO GREG BAKER, AGENCE FRANCE-PRESSE
A vast édifice faisant partie de ce qui semble être a center de rééducation dans le Xinjiang.
The document is based “sur la désinformation et des mensonges fabriqués par les forces anti-chinoises” and “defame et calomnie gratuitoment la Chine et s’immisce dans les affaires intérieures de la Chine”, écrit l’ambassade de Chine auprès de l ‘ UN à Genève dans le commentaire attaché au rapport.
Pas de génocide
Une rapide recherche dans le texte de l’UNU ne fait pas apparaître le mot de génocide.
Une accusation en revanche portée against Pékin par le gouvernement américain, in addition to the Assemblée nationale française ou encore les représentations du Royaume-Uni, des Pays-Bas ou du Canada.
The Xinjiang et d’autres provinces de Chine ont été frappés pendant plusieurs décennies, et notamment de 2009 à 2014, par des attentats attribués à des islamistes ou des séparatistes ouïghours.
Depuis plusieurs années, la région fait ainsi l’objet d’une intense surveillance: cameras omniprésentes, porteques de sécurité dans les bâtiments, forces armées très visibles dans les rues, restrictions à la délivrance des passeports …
Des études occidentales, fondées sur des interprétations de documents officiels, des témoignages de victimes présumées et des extrapolations statistiques, accusent Pékin d’avoir interné dans des “camps” au moins un million de personnes, majoritairement ouïghoures, d’effectuer des stérilisations et avortements «Forcés», ou encore d’poser du «travail forcé».
The UN corrobore ne pas ce chiffre, maize notes “qu’une significant proportion” des Ouïghours et minorités musulmanes ont été internées.
La Chine dément ces accusations et affirme que les “camps” sont de fait des “centers de formation professionnelle” destined à éloigner les habitants de l’extrémisme religieux, et qui seraient désormais fermés.



