Publié at 6h00
Contexte économique: ceci explique cela
“Les results globaux de cette récente enquête ne sont pas surprenants compte tenu du contexte économique actuel et du marché de l’emploi ultra compétitif”, explains Anna Potvin, associate et chef de la pratique de rémunération chez Normandin Beaudry.
En fait, 3.8%, c’est exactement la hausse calculée par la firme pour cette année, ce qui dépasse même les predictions initiales.
Rappelons also qu’en juillet dernier, Statistique Canada évaluait que la rémunération hebdomadaire moyenne était en hausse de 2.5% sur an pour attindre 1159 $. C’est un petit ralentissement puisqu’en avril, cette même augmentation était de 3.2%.
Bref, les salaires sont assurément à la hausse.
“La tendance à accélération de la croissance des salaires n’est pas étonnante considérant le marché du travail serré dans lequel on se retrouve actuellement [nombre de travailleurs disponibles faible par rapport au nombre de postes à pourvoir dans les entreprises]et également parce qu’on évolue depuis quelques mois avec de inflation élevée ”, notes Simon Savard, économiste principal à the Institut du Québec.
Il faut comprendre que les entreprises, dans un contexte où le marché est très serré, dit-il, doivent reply aux demandes de leurs employés.
«Ça offers beaucoup d’opportunités aux travailleurs», explains Simon Savard.
Fait à noter: les données dévoilées jeudi par la firme Normandin Beaudry intéressent aux salaires des postes déjà occupés au sein des entreprises, et excluent donc les mouvements de main-d’œuvre.
Si vous changez d’emploi et allez vers une autre organization qui vous offers a meilleur salaire, the ne s’agit pas d’une augmentation, corn d’un nouveau salaire.
À noter également, ces hausses demeurent bien en deçà du taux d’inflation de 7.6% en juillet dernier.
Des hausses à taux variable
De avis de Stephen Gordon, director of the département d’économique de l’Université Laval, les hausses prévues ne sont pas culoz généreuses.
“C’est excessivement modeste”, lance le professeur Gordon, qui estime que les organizations, quelles qu’elles soient, devraient songer à bonifier les salaires à des taux avoisinant celui de inflation. «In a situation de pénurie de main-d’œuvre, je ne comprends pas cette logique, dit-il, surtout dans un contexte où les gens ont déjà perdu beaucoup de leur pouvoir d’achat. The faudrait will offer [des augmentations] de 7% ou 8% juste pour allowing a rattrapage. Pour revenir à un pouvoir d’achat comparable à ce qu’il était il ya un an. ”
Les projections concernent les budgets prévus pour des hausses salariales et varient selon le type d’organisation.

Le Québec plus généreux
Les employés québécois risquent de voir leurs salaires faire un bond un peu plus important, en proportion, puisque les budgets moyens d’augmentation attignent ici 4.1% pour 2023.
“La tendance à la hausse se confirme une fois de plus. La pénurie de main-d’œuvre, the effects of the war in Ukraine and the fragility of the chaînes d’approvisionnement créent une conjoncture parfaite pour de telles augmentations salariales, notes Norma Kozhaya, économiste en chef du Conseil du patronat du Québec. In a marché aussi serré, the employeurs n’hésitent pas à se serve de la rémunération as levier pour retenir et attracter les talents. Par contre, leur marge de manœuvre sur le plan salarial connaît des limites. The ne faudrait pas que cette surenchère mine leur croissance et leur compétitivité à terme. ”
Parmi les organizations here songent à augmenter les salaires de leurs employés, certaines comptent y aller plus généreusement. There is the case of secteur des technologies of information, where the rareté du personnel fait monter ces moyennes plutôt between 4.2% and 5.8%, excluant les gels.
Plus chez les petits!
Selon l’étude publiée jeudi, les petites entreprises réagissent avec plus d’agilité au contexte économique actuel enofferant de plus grandes hausses, en projection. The organizations de moins de 50 employés prévoient a budget moyen de 4.5%. Celles de 50 à 99 employés de 4.1%, et cells de 100 à 199 employés, de 4.0%, toujours excluant les gels.
«Les petites organizations de façon générale ont des salaires moins élevés à la base, nuance l’économiste Simon Savard. Elles sont donc contraintes d’offrir des hausses salariales plus élevées. ”
Par ailleurs, the s’agit d’une situation conjoncturelle, précise Simon Savard. Petites ou grandes, the organizations n’offriront pas des hausses de salaire de cette ampleur encore très longtemps, dit l’économiste.
Moins de risque de gel
À peine 1% des entreprises ont gelé les salaires de leurs employés cette année ou prévoient le faire pour 2023.
C’est une énorme différence, si on appear à il ya deux ans, alors que incertitude de la pandémie avait incité 10% des entreprises à effectuer des gels salariaux. The standard prépandémique tournait plutôt autour de 3% à 5%.
L’enquête de Normandin Beaudry a été menée cet été auprès de 750 organizations représentant 1,8 million d’employés au Canada.

