Décryptage | Les limites de l’effet Trump

(New York) S’il faut se fier à one de ses fils, Donald Trump est le champion des tueurs politiques, toutes catégories confondues.

Publié at 7h00

Richard Hétu

Richard Hétu
Special collaboration

“Hier soir, mon per a tué une autre dynastie politique, en l’occurrence les Cheney”, to declare Eric Trump sur la chaîne Newsmax, au lendemain de la défaite écrasante de la représentante républicaine du Wyoming Liz Cheney, grande critique du 45And président, lors d’une primaire. «Il a d’abord tué les Bush, puis les Clinton. Il est un chasseur de RINO depuis qu’il est entré en politique, et hier soir, il a encore fait mouche. ”

Un RINO, pour ceux qui ne le savent pas encore, n’est pas un animal, mais un political ou une politicoenne qui n’a de républicain que le nom (Republican In Name Only). Evidemment, les Clinton, famille démocrate notoire, n’entrent pas dans la catégorie. Mais on comprend le message: selon Eric Trump, a républicain qui conteste publiquement son per lui n’est pas mieux que mort.

Mais cette emprise meurtrière, politiquement parlant, joue-t-elle vraiment en faveur du Parti républicain? Après tout, Donald Trump est le seul président depuis Herbert Hoover, un autre républicain, à avoir tout perdu au cours de ses quatre années au 1600 Pennsylvania Avenue: la Chambre des représentants, le Sénat et la Maison-Blanche. Il n’y a pas un républicain qui puisse se féliciter d’un tel bilan.

Et les élections de mi-mandat, qui auront lieu en November, pourraient de nouveau permitting de mesurer les limites de l’effet Trump.

Une vague rouge qui slowness

Il ya quelques mois seulement, tous les candidats, stratèges et analystes s’attendaient à une vague rouge qui allait redonner aux républicains le plein contrôle des deux chambres du Congrès. Ils ne se fiaient pas seulement à la tradition, qui tend à favoriser the parts of the opposition à l’occasion de ces scrutins. Ils se basaient aussi sur unpopularité de Joe Biden, plus grande encore que cells de Donald Trump au même stade de sa présidence of him, de même que sur le taux d’inflation le plus élevé en 40 ans.

Mais voilà que des républicains se mettent eux-mêmes à douter ces jours-ci de leurs chances de réaliser le modest gain d’un siège qui leur permrait de ravir aux démocrates leur majorité au Sénat.

«Je pense qu’il ya probablement plus de chances que la Chambre bascule que le Sénat», according to jeudi dernier Mitch McConnell, chef des républicains au Sénat. «Les courses sont tout simplement différentes – elles se déroulent au niveau de l’État. La qualité du candidat a beaucoup à voir avec le résultat. ”

La qualité des candidats a également beaucoup à voir avec Donald Trump, aurait pu ajouter le sénateur du Kentucky, qui ne porte pas ancien président dans son cœur (le sentiment est mutuel). Mais le message était déjà culoz clair.

Dans au moins quatre États clés – la Pennsylvanie, la Géorgie, Arizona and Ohio -, Donald Trump a choisi ou appuyé des candidats néophytes qui ont remporté leurs primaires respectives et démontré de diverses façons leur inexpérience ou leur faiblesse. Ça vaut notamment pour le Dr Mehmet Oz in Pennsylvanie and the former football star Herschel Walker in Géorgie.

Mais le cas de JD Vance, candidat à l’élection sénatoriale de l’Ohio, doit troubler Mitch McConnell encore plus que les autres. Dans cet État de plus en plus rouge, the auteur et investisseur en capital-risque tire de arrière dans cinq des six plus récents polls sur son rival of him, the représentant démocrate Tim Ryan. Personne n’avait prévu une course aussi serrée pour ce siège qui appartient aujourd’hui aux républicains.

In Arizona, Blake Masters, protégé de l’entrepreneur billionaire Peter Thiel, if he found a gift in a position vulnérable face au sénateur démocrate sortant Mark Kelly.

Result: le site de données FiveThirtyEight women désormais aux démocrates 63% of chances of rester majoritaires au Sénat, une inversion des probabilités de la mi-juin.

Climat politique changeant

La qualité des candidats n’est pas le seul facteur de ce revirement. Le climat politique a changé au cours des derniers mois aux États-Unis à la faveur de la décision de la Cour suprême sur avortement, des fusillades de masse, dont cella d’Uvalde, au Texas, et des auditions publiques de la commission du 6-Janvier.

Ces facteurs, auxquels s’ajoutent les inquêtes visant Donald Trump, pourraient également peser sur les résultats de la Chambre. Mais les républicains demeurent largement favoris pour reconquérir the majorité des sièges de cette assemblée. Ils n’en ont besoin que d’une poignée pour y arrive.

On November 8, date des élections de mi-mandat, les candidats républicains à la Chambre continue à marteler les thèmes de la criminité, de immigration et surtout de inflation. Comme les candidats républicains au Sénat, ils espéreront que les électeurs ne se réjouiront pas trop de la baisse des prix de l’essence à la pompe ou des succès législatifs récents de Joe Biden.

Ils souhaiteront surtout que leurs thèmes de predilection ne soient pas éclipsés par Donald Trump. Car ils savent que les démocrates ne disposent pas d’un facteur de mobilization électorale plus grand que ancien président.

Mais ils ne le diront pas en public, ne tenant pas à être «tués» comme d’autres RINO.

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