critique en apnée du sommeil on Netflix

Ce rêve bleu

Il y avait plusieurs raisons d’espérer une bonne surprise avec Sous emprise. The première étant évidemment le fait that the films are inspired by a histoire vraie aussi tragique que enthralling. Indeed, the s’agit d’un hommage assumed à l’apnéiste Audrey Mestre. Un fait divers dont adaptation devait être confiée à James Cameron à une époque, for a biographical film titled The Dive.

Bien évidemment, on n’attendait pas du réalisateur David Rosenthal (coupable du remake de L’échelle de Jacob) qu’il soit à la hauteur d’un Cameron. However, the sujet a immense potentiel dramatique. D’autant que le film peut compter sur Camille Rowe, habituée aux aventures aquatiques depuis The Deep House. The actress trouve enfin un rôle de premier plan qu’elle mérite amplement et fait de son mieux pour incner une héroïne à la fois fragile et déterminée.

Sous emprise: Photo Camille RoweQuand ton film ne te mérite pas

Ce qui frappe en premier lieu lorsqu’on découvre Sous emprise, c’est la beauté des images. Collaborateur régulier de Jean-Pierre Jeunet, le director de la photographie Thomas Hardmeier fait un travail admirable. Non seulement il parvient à capter toute la beauté des paysages, corn son traitement de la lumière, des jeux d’ombres et des séquences aquatiques force le respect.

Malheureusement, cette réussite technique is attentive to the superficiality of the mise en scene. Sous emprise est une jolie coquille vide, reproduisant un maniérisme esthétique digne d’une publicité pour parfum. Les plans ont beau être soigneusement travaillés, ils ne sont jamais vecteurs de narration. Aucun propos symbolique, aucune pertinence liée à l’évolution psychologique des personnages, dans ce film rien ne se raconte par the image.

Sous emprise: Photo Sofiane Zermani, Camille RoweL’évidence est devant vous

Waist in shape

The problème majeur du film, c’est son écriture calamiteuse à tous les niveaux. On pourrait largement consacrer une critique complète à énumérer chaque dialogue gênant, artificiel ou tout simplement raté. L’humor ne fonctionne pas (difficile de se remettre du jeu de mots “Prison Grec”), les dialogues nous noient sous de l’exposition forcée pour tenter desespérément de caractériser les personnages.

Mais le pire reste probablement la pseudo-philosophie de sport extrême qui nous offers des pépites comme “Dans la vie, ya ceux qui bronzent et ceux qui ont rendez-vous avec le soleil”. Sous emprise se rêve peut-être inspirant et spirituel comme Point Break corn finit par ressembler à une story d’influenceur fitness.

Sous emprise: Photo Sofiane ZermaniRien à foutre de ton petit cœur brisé

Pour ne rien arranger aux dialogues risibles, l’écriture des personnages ne relayve pas le niveau. Incapable de leur donner la moindre consistance, David Rosenthal en fait de simples fonctions: l’héroïne tourmentée au passé difficile, le coach et amant dangereux, la mère éplorée, le meilleur ami sensible, etc .. Faute de personnage à incarner, une bonne partie du casting passe logiquement à côté du film. En tête de lists, Sofiane Zermani alias Fianso, dont le cabotinage devient presque divertissant.

Mais au-delà de son absence de profondeur, le scénario de David Rosenthal from it même pas son sujet de base. Il faut attendre les 20 dernières minutes du film pour avoir enfin droit à une séquence qui nous fasse vivre une vraie plongée. All the autres competitions sont filmées de l’Extérieur, sans jamais recréer le moindre danger – ce qui semblait pourtant évident en s’attaquant à un sport extrême de ce genre. On traverse peniblement 1h40 de scènes alignées aléatoirement pour avoir enfin droit à quelque chose de décemment effective.

Sous emprise: Photo Sofiane Zermani, Camille RoweVous aussi vous attendez que ça se end?

BIG BUG

Comme souvent avec les sorties Netflix, on quitte Sous emprise avec ce sentiment désagréable d’avoir enduré a product taillé sur-mesure pour the algorithme de la plateforme. Le film est vendu comme étant une romance sulfureuse. Mais à ce niveau la de pudeur et de non-érotisme, on prese 50 shades of Gray pour chef-d’œuvre subversif.

Rosenthal semble ne pas avoir compris qu’il ne suffit pas d’ajouter aléatoirement trois scènes de sexe dans son long-métrage pour créer a torrid alchemy between ses personnages. À aucun moment ce couple ne semble crédible. La toute première scène de sexe, qui intervient sans le moindre index de complicité ni même de désir, illustrious parfaitement à quel point cet érotisme jamais charnel a été pensé pour affoler le consommateur Netflix lambda capable d’être émoustillé par 365 jours.

Sous emprise: Photo Sofiane Zermani, Camille RoweA torrid couple (not)

Autre thématique censée attirer les regards, Sous emprise décide après quasiment une heure de récit sans enjeu de basculer vers un portrait d’homme toxique. There encore, il y avait théoriquement de quoi faire quelque chose de passionnant. On peut penser à la complexité fascinating du très beau Slalom de Charlène Favier, here plongeait dans les méandres d’une malsaine relation between a coach and a sporting jeune.

Malheureusement, David Rosenthal n’a jamais la finesse nécessaire pour apporter un regard intéressant sur la question. Cette toxicité est à the image de tout le reste: superficial surfaces. Il ne s’agit que d ‘une case cochée pour tenter de rendre le film plus pertinenten phase avec son époque. Sous emprise it will remain une occasion manquée qui aura pour seul effet de nous faire rééévaluer Le Grand Bleu. Définitivement insuffisant pour nous couper le souffle.

Sous emprise is available on Netflix on September 9, 2022.

Sous emprise: affiche

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