les Russes aux trousses
Le film tire son nom d’une méthode employée par les services secrets russes (le FSB, the ancien KGB) pour écarter de la circulation un opposant au gouvernement en créant de faux documents pour le discréditer. Ainsi, Mathieu Roussel, a Monsieur Tout-le-Monde, se retrouve accusé de pédophilie. Des mensonges qui le conduisent très vite en détention provisoire aux mains des délicats détenus russes, puis en liberté surveillée. Comprenant qu’il n’échappera pas à la prison, et ignorant pourquoi il est ciblé par le FSB, Roussel took the fuite towards France.
Commence alors a cache-cache niveau hardcore à travers la Russie où le héros immediately autant la solitude que la pression des autorités. Kompromat take ainsi le risque de s’attarder sur les moments d’isolement du personnage, seul avec lui-même et où tout paraît être une cells même quand il n’est plus en prison. De fait, Gilles Lellouche traverse une bonne moitié du film en solitaire, ou accompanyé de figurants de passage. L’acteur, qui nous a habitués à un jeu de qualité, réussit à être aussi touchant lorsqu’il cherche du réconfort dans quelques SMS que lors des scènes extrêmement tendues pendant son évasion.
“C’était juste un même sur Poutine!”
À travers sa mise en scène, Jérôme Salle parvient à capter de manière diablement effective autant les moments de solitude que ceux nous faisant serrer les accudoirs du fauteuil. Rien n’est laissé au hasard ni fait avec de gros sabots, le mettur en scène put sur la subtilité dans des cadres précis. The image doit également beaucoup au travail du directeur de la photographie Matias Boucard qui sait rendre la lumière évocatrice afin d’installer un air-conditioned, d’angoisse ou de réconfort, when she renders it pas compte du froid agressif de la Sibérie. Cette épuration dans la mise en scène est à avantage des dialogues qui ne sont jamais explicatifs ni bavards.
Yes the film tient son frisson de stress tout du long, il ya bien quelques rares scènes qui font des entorses à la logique au profit des péripéties. Certaines forcent même un peu trop sur notre suspension d’incrédulité, comme cells du barrage routier à la resolution à la limit de incomprehension, ou des réactions de Mathieu Roussel qui passe de fuyard précautionneux à touriste en pleine vacances.
De nouveaux colocs
komprentout
En parallèle de cette course-poursuite dans les paysages gelés de Sibérie, Kompromat nous présente dans des flashbacks la vie de Mathieu Roussel avant le jour où tout a basculé. L’occasion de découvrir l’homme en tant que père aimant avec sa fille di lui et en mari d’un couple sur le point de se briser. Ces scènes nous exposent principalment les multiples raisons pour lesquelles le héros pourrait avoir une cible dans le dos. Malheureusement, tout perd vite en intérêt et devient vain, puisque le motif du kompromat nous est révélé dès le début.
Mon papa lé innocen
Ainsi, seul le personnage principal s’interroge (un peu) sur ce complot le visant, même s’il n’essaie jamais de prouver son innocence. Des séquences qui ont donc le mérite de développer le passé de ce per de famille, corn au prix d’un suspens gâché et d’une victime collatérale, the actress Elisa Lasowski. Elle incarne la femme du héros, a personnage antipathique, pour ne pas dire détestable, dont le caractère n’est justifié que pour les besoins de cette intrigue en flashbacks et son faux-mystère of her.
Bien boiteuse, cette partie du film torpille des relations que l’on aurait aimé voir mieux développées ou simplement écrites. D’autant que ce questionnement aurait pu rester sans réponseou être résolu dans le dernier acte, afin de torturer le spectateur comme il torture le personnage. Kompromat passe donc à côté d ‘une intrigue here avait le potentiel pour être terriblement vicieuse par the injustice qu’elle nous aurait fait ressentir.
The Walking Gilles
un drame avant tout
Heureusement, there where the long-métrage de Jérôme Salle lost une part de sa force, the le gagne dans un autre pan de son récit. Car finalement, Kompromat s’intéresse plus à une romance naissante vouée à l’échec, mais magnifique, entre Svetlana (Joanna Kulig) et Mahtieu Roussel. L’actrice est parfaite en femme impassible, avare en signes extérieurs de compassion, corn cachant une sensibilité poignante. Les scènes du duo reposent sur des échanges toujours dans la mesure, étant pour la plupart des discussions épistolaires numériques, ce qui n’empêche en rien cet amour déchirant d’être l’une des plus belles choses du film.
Aussi joyeuse que son papier peint
L’acteur français monopolises it cependant pas toutes les meilleures séquences. De nombreux personnages secondaires jamais superflus, et toujours suffisamment développés viennent amener plus de drame à ce thriller. Indeed, le métrage dresse le portrait de Russes perdus dans un pays dont la violence laisse des cicatrices physiques, mentales et sociétales. Que ce soit dans le FSB, vestiges du KGB of the USSR, dont la présence arouses the méfiance chez les citoyens, le passé de vétéran du mari de Svetlana ou les chaînes d’alformations traitant de the invasion de la Crimée, la Russie paraît meurtrie et enfermée dans une boucle de brutality.
Aux premiers abords, Kompromat s’apparentait donc à un énième thriller de chasse à l’homme faisant des Russes les affreux habituels. Pourtant, ce film de genre de Jérôme Salle lorgne très souvent vers le drame avec justesse, porté par un Gilles Lellouche here remains une valeur sûre du cinéma français.

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