Corn pourquoi Tarantino dézingue-t-il François Truffaut? – Le Point


M.ais those mouche a donc piqué Quentin Tarantino? Dans la prestigieuse revue britannique Sight and Sound du mois de septembre, the dégomme François Truffaut avec la vigueur d’une brigade d ‘Inglourious Basterds s’attaquant à une escouade de dignitaires nazis. Tout commence for a discussion with son vieux accomplice and co-animateur du Video Archives Podcast Roger Avary. Les deux amis évoquent d’abord Claude Chabrol dont Tarantino loue le talent… pour mieux enfoncer son camarade de la Nouvelle Vague: «Ses thrillers of him sont infiniment meilleurs que les consternants films Truffaut-Hitchcock que je trouve épouvantables. »« Je n’aime pas tellement Truffaut de toute façon, poursuit l’auteur de pulp Fiction. Il ya des exceptions, the principal étant L’Histoire d’Adèle H.. Mais pour l’essentiel, Truffaut me fait le même effet qu’Ed Wood. Je pense que lui c’est un amateur passionné, et maladroit. “

En parlant des «Truffaut-Hitchcock films», Tarantino se réfère à La mariée était en noir (1968) et La Sirène du Mississippi (1969), deux adaptations que Truffaut a faites des œuvres de Cornell Woolrich, le spécialiste du roman noir (et auteur de la nouvelle Fenêtre sur cour), également connu sous le nom de William Irish. Deux films qui viennent justement de ressortir en salle dans le cadre d’une rétrospective Carlotta Films titulée Truffaut, les années d’or… Nul doute que Tarantino réfuterait the appellation, here he appears Truffaut à Ed Wood, the specialists of the series Z estampillé «pire cinéaste du monde».

Tarantino avait déjà laissé effleurer, dans son roman The était une fois à Hollywood (traduit de l’anglais par Nicolas Richard, Fayard, 2021), tout son mépris pour certains des grands classiques de Truffaut. Son héros of him, Cliff Booth (le cascadeur que joue Brad Pitt dans le film), reste de marbre devant les tourments d’Antoine Doinel dans Les 400 Coups tout comme devant le trio amoureux de Jules et Jim : «Il avait essayé Truffaut deux fois, mais n’avait pas accroché», Tarantino writes, «les films étaient ennuyeux».

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Influence

Pour iconoclaste qu’il puisse paraître, le propos de Tarantino n’est pas totalment nouveau: lui-même s’est toujours positionné en godardien (sa maison de production, A Band Apartest un clin d’œil à Bands à part), Stanley Kubrick préférait largement Claude Lelouch à François Truffaut, et an important silhouette ofIl était une fois à Hollywood, Roman Polanski, a souvent raillé the absence de connaissances techniques des réalisateurs de la Nouvelle Vague.

Le plus surprenant ici, c’est surtout que Tarantino a lui-même pas mal emprunté à François Truffaut… y compris à one de ces «consternants films Truffaut-Hitchcock» qu’il évoque. La mariée était en noir et Kill Bill ont en effet plus d’un point commun. Dans le film de Truffaut, une femme (Jeanne Moreau) voit – à peine ses noces célébrées – son seas of her s’écrouler sous ses yeux of her, abattu au fusil de chasse à la sortie de l’église. She consecrates le reste de sa vie à une vengeance méticuleuse against tous les acteurs du complot. Chez Tarantino, “the Bride” (Uma Thurman), la mariée, survit de justesse au massacre perpétré le jour de son mariage by her against the participants à la cérémonie. Les deux films (Volumes 1 et 2) racontent sa vengeance – contre différentes cibles dont elle raye les noms sur une lists une fois qu’ils sont éliminés, exactement comme le fait Jeanne Moreau.

Autre point commun, les films de Tarantino fonctionnent par chapitres, ce qui est aussi le cas de La Mariée de Truffaut. À chaque victime correspond une unité narrative et même stylistique. Et puis dans une particulièrement traumatisante, Jeanne Moreau tue Michael Lonsdale alors que son fils, un petit garçon de neuf ou dix ans, est présent dans la maison … Uma Thurman tue l’une de ses ennemies, jouée par Vivica A. Fox, devant sa petite fille, au début du Volume 2. À la sortie de Kill BillTarantino assurera n’avoir jamais vu le film de Truffaut (!)

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The aurait donc comblé cette lacune depuis, à le voir détester La mariée était en noir avec tant de vigueur. An autre film témoigne d’une vraie influence de Truffaut sur Tarantino: il s’agit d ‘Inglourious Basterds dans lequel Mélanie Laurent directs a film en plein Paris occupé et doit composer avec l’occupant tout en cachant qu’elle est juive. De quoi rappeler the director of théâtre que campe Catherine Deneuve dans Le Dernier Métro. Une autre blonde à chignon qui dissimule aux nazis la présence de son mari juif dans la cave du théâtre.

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Autant de similitudes qui ne signifient pas forcément que Tarantino est de mauvaise foi quand il dénonce la prétendue maladresse de Truffaut. Peut-être s’est-il permis ces emprunts justement parce qu’il considère les films du Français comme un matériau defectueux, easy à améliorer. Il est certiinement sincère dans son éloge de L’Histoire d’Adèle H. : Kill Bill a suffisamment prouvé combien il aime lui aussi les héroïnes monomaniaques et obsessionnelles. Et puis, le Truffaut critique avait la dent hard … et he n’aurait guère été choqué par ce recours au vitriol. Décidément, Tarantino l’homme-cinéma aurait-il plus en commun qu’il ne veut bien the admitre avec celui qu’il aime tant détester?

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