Chantier Davie | Le recours aux paradis fiscaux ne préoccupait pas trop Québec, admet l’ex-ministre Leitão

L’ancien ministre des Finances Carlos Leitão, qui était aux commandes lorsque Québec a injecté 188 millions dans a Davie branch in 2018, admet que son gouvernement n’a jamais trop porté attention à la présence des propriétaires du chantier dans un paradis fiscal.

Publié hier at 5h00

Maxime Bergeron

Maxime Bergeron
La Presse

“Moi et mon cabinet, on ne s’est jamais trop arrêtés à essayer de vérifier qui étaient les bénéficiaires ultimes, la structure financière autour de l’entreprise, parce que dans notre vision, l’enterprise n’était pas rentable, at- il dit en entrevue à La Presse. Ils ne faisaient pas de profits, ils étaient même techniquement en faillite à certains moments. Peut-être que ça aurait dû m’intéresser, mais ça ne m’a jamais intéressé. “

La Presse révélait lundi que les propriétaires du chantier naval de Lévis avaient discrètement modifié la structure de l’entreprise in 2020, pendant des négociations avec Ottawa en vue de décrocher au moins 10 milliards en contrats fédéraux pour la construction de plusieurs brise-glace.

Ils ont déplacé la société de contrôle des îles Vierges britanniques, considérées comme un des paradis fiscaux les plus opaques de la planète, vers l’île de Guernesey, où le taux d’Imposition offered à la plupart des entreprises est de 0% .


PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Carlos Leitão, former ministre des Finances du Québec et porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances publiques, photographié en août 2022.

Pour Carlos Leitão, il est «clair» que Guernesey est un paradis fiscal. Une analyze partagée par plusieurs organisms et institutions, dont Tax Justice Network, the Congrès américain et l’Observatoire européen de la fiscalité, mais ce dont se defendent les propriétaires de Davie.

Selon nos informations, Investissement Québec (IQ) to approuvé le déménagement de la société de contrôle de Davie vers Guernesey à l’été 2021, une fois que la transaction avait déjà été réalisée. IQ devait donner son feu vert à tout changement dans l’actionnariat du chantier en raison des millions qu’il a prêtés à ses propriétaires au fil des ans.

The actuel ministre des Finances, Eric Girard, dit ne pas avoir été «impliqué personnellement» in the dossier. Pendant un point de presse lundi à Québec, il a souligné que «c’est le gouvernement fédéral qui donne les contrats, il ya eu une revue diligente qui a été faite et on s’est assuré que la società paiera des impôts au Québec et au Canada, s’il ya des profits “.

Eric Girard to précisé qu’Investissement Québec relevait du ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon. Ce dernier n’a pas souhaité commenter, nous référant à la reponse de son collègue des Finances.

Dossier “très politique”

Carlos Leitão, pour sa part, rappelle que le dossier de Davie a toujours été «très politique» pour tous les ministres qui se sont succédé aux Finances. «L’objectif était toujours de sauver les emplois, donc on ne regardait pas nécessairement tous les contours de la transaction ou de l’entreprise», précise-t-il.

Les gouvernements ont tellement injecté de millions dans le chantier au fil des ans qu’il devenait en quelque sorte impossible de reculer, ajoute-t-il.

Une fois que l’État rentre et s’engage dans ce soutien à une entreprise qui devient too big to failon finit par accepter des choses qui sont en contradiction même avec nos politiques publiques, soit de mieux circumscribe the recours aux paradis fiscaux.

Carlos Leitão, former ministre des Finances du Québec

Carlos Leitão se dit malgré tout “vraiment fier” of the investment of 188 millions made by IQ in a branch of Davie, here loue le ravitailleur MV Astérix à la Marine royale canadienne. Québec ainsi acquires a participation of 30% in the project.

“Ils allaient vraiment fermer, c’était presque la fin; on a concocté aux Finances cette structure où le gouvernement devenait actionnaire de ce bateau, theAstérix, rappelle-t-il. Au moins, ça avait bien fait et ça fonctionnait bien. Le gouvernement du Québec, en devenant actionnaire de cet actif, ça nous sécurisait et ça améliorait leur cash flow. Ils étaient vraiment rendus aux dernières cartouches. “

Corriger une “erreur historique”

Ottawa a entamé en décembre 2019 des pourparlers officiels avec le chantier Davie en vue de intégrer à sa Stratégie nationale de construction de navires, aux côtés des chantiers Irving d’Halifax et Seaspan de Vancouver. The discussions ont frank ones une nouvelle étape, en juin 2022, with the déclenchement de négociations officielles pour signer une “entente-cadre” d’ici la fin de l’année.

Si les négociations aboutissent, Davie pourrait obtenir 10 milliards en contrats fédéraux, qui devraient fournir du travail à ses employés et sous-traitants pendant plus de 20 ans. Le gouvernement Trudeau dit vouloir réparer “l’erreur historique” qui a été lorsque Davie a été exclue de la première ronde d’attribution de contrats, ya une dizaine d’années.

James Davies, president and chef de la direction et coactionnaire du chantier, affirme que le changement de structure effectué ne vise aucunement à payer moins d’Imôts. Le Britannique, here at Davie in 2012 with compatriot Alex Vicefield, estime en outre que Guernesey ne répond pas à la definition de paradis fiscal.

Dominique Vien, conservative députée de la circonscription de Bellechasse – Les Etchemins – Lévis, who found the chantier Davie, n’était pas au courant du changement de structure effectué par les actionnaires du groupe in 2020. Elle a souligné lundi faire «confiance aux autorités concernées et compétentes qui font une vérification diligente des entreprises “and” réitère l’Importance du Chantier naval de Lévis qui est une entreprise majeure pour les travailleurs de Lévis, de Bellechasse et pour les nombreux fournisseurs de partout au Québec “.

With the collaboration of Charles Lecavalier, La Pressein Québec

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