On dirait qu’on assists à the implosion of the démocratie américaine en direct, au ralenti.
Publié le 13 août
Et comme on est accoté dessus, veux, veux pas, ça n’annonce rien de bon pour nous, ni pour ce qu’on appelait “le monde libre”.
Mesdames et messieurs, the ancien président des États-Unis est soupçonné d’avoir violé la loi sur l’Espionnage. Pas forcément en donnant des informations à l’ennemi. Peut-être simplement en étant négligent ou en détruisant des documents hyperdélicats.
Mais the police fédérale to lot 11 sets of documents confidentiels, top secret ou top secret de chez lui. Y at-il une seule justification pour les avoir eus en sa possession of him? Evidemment not.
The search a été autorisée par the procureur général Merrick Garland en personne, vu la gravité historique de l’évènement.
Je rappelle que Garland était le choix de Barack Obama pour remplacer Antonin Scalia comme juge à la Cour suprême, vu sa réputation de “centriste”, peu marqué politiquement.
Corn qu’importe. Pensez-vous que cet homme veut passer à l’histoire comme ayant autorisé la première perquisition à la résidence d’un ancien president sans bons motifs? Pensez-vous qu’il n’est pas conscient, dans le climat agressif et complotiste actuel, des conséquences graves d’une perquisition qui ne serait pas bien fondée, ou qui serait faite pour des motifs obliques?
La raison pour laquelle des fouilles dans la maison d’un ex-president doivent être autorisées à son niveau, c’est justement parce qu’on doit considérer leur impact politique. Il faut évaluer les risques, the importance des enjeux juridiques et de sécurité. Autrement dit, on n’est pas devant une infraction mineure à un règlement sur l’entreposage de documents officiels…
Merrick Garland savait très bien ce qui arriverait après cette perquisition: les rallyes, les drapeaux, les protestations outrées. Trump allait contre-attaquer. Dénoncer la politisation de la justice et du FBI.
La seule manière de contrer ces attaques, c’est avec un dossier en béton. C’est-à-dire des preuves. Des témoins fiables.
Aux États-Unis comme chez nous, avant d’entrer de force chez quelqu’un, il faut un mandat de perquisition. Et pour obtenir ce mandat, il faut démontrer qu’on a des motifs. Qu’un crime a été commis, d’abord. Et que pour résoudre ce crime, il est nécessaire de violer la vie privée d’une personne en entrant de force dans sa résidence of her.
Pour faire cette démonstration, the police produced an «affidavit», qui est une déclaration sous serment résumant l’enquête et la preuve. Sur cette base, le juge délivrera ou pas le mandat. C’est souvent une formalité. À ce stade, the suffit de remplir les critères. La fouille ne donne pas toujours de résultats, et les résultats ne donnent pas toujours lieu à une accusation.
Mais dans un cas aussi intersectablement explosif, personne n’a droit à l’erreur. The ya une obligation de résultat de la police, du procureur et du juge. Personne ne veut être le maillon faible de la chaîne. Les questions sont posées et reposées 5, 10, 25 fois.
Dans ces conditions, the faut non seulement que la perquisition soit justifiée, the faudra qu’elle donne lieu à une accusation grave against Donald Trump.
En attendant, ce ne sont pas seulement les réseaux complotistes ou d’extrême droite qui se déchaînent contre the FBI. Ce sont plusieurs élus républicains. Des sénateurs. Des représentants.
Ces gens sont en train de dire que la police fédérale est «corrupt», qu’elle a peut-être fabriqué de la preuve contre Trump au profit des Chinois. Que c’est une opération politique antiaméricaine.
On parle quand même d’un ex-president parti avec des secrets (sur l’arsenal nucléaire notamment) qui ne doivent même pas être consultés hors de la Maison-Blanche ou de certains lieux hypersécurisés.
Mais par un renversement pervers (et génial) des faits, des politicoens très officiels sont maintenant en train de dire qu’une puissance étrangère a peut-être généré cette enquête. Au point de dénigrer toute the police fédérale, et la justice avec elle.
A fan of Trump, grand utilisateur de son «réseau social», en a appelé à tuer les agents fédéraux. The a été abattu en se rendant près d’un établissement du FBI, armé.
Ce qui a été rendu public vendredi, c’est le type de documents saisis et les lois en vertu desquelles le FBI enquête. Je serais étonné que le dossier sur Emmanuel Macron soit terriblement secret. Mais les documents hautement secrets, que contiennent-ils?
La réponse ne peut venir que devant une cour de justice. Un endroit où chaque affirmation doit être appuyée.
Le hic, c’est que le travail de sape est allé tellement loin qu’une grande partie du public will continue à suivre et à croire Trump, contre toute évidence.
C’est pour ça que cet évènement dépasse the partisan querelle. Ce qui est en jeu, c’est le système politique américain lui-même. Un système que, malgré tout ce qui a pu arriver de croche depuis la première élection en 1788, personne n’avait remis en question also fundamentally.
C’est pour ça, aussi, qu’on doit craindre que ce soit laid, très laid. Et qu’ici même on en paie le prix.



