Le plus gros concert qu’ils aient jamais fait. Les cinq garçons de Byron Bay (le point le plus à l’Est de l’Australie) attendaient leur passage à Rock en Seine avec excitation. The ya quatre ans, le groupe pop-électro teinté d’influences funk et disco avait déjà fait le show sur l’une des scènes du festival. “C’est presque une sensation familière d’être là, comme un retour à la maison”, se réjouit Jules Crommelin, the guitarists. Les musiciens, qui ont établi leurs quartiers à Berlin après avoir terminé le lycée in 2014, multiple depuis les allers-retours à Paris. Et pour cause, leur label n’est autre que Because Music, le même que Charlotte Gainsbourg.
“Les Français ont une connexion avec nous”, declare le jeune blond à la coupe au bol, Louie Swain. A brin prétentieux? Pas tellement, puisque le bands semble en effet irrésistiblement attract attention de nos concitoyens. Et pas de n’importe here. Les célébrissimes robots de la French Touch, les Daft Punk, pour commencer. In 2017, the duo cosigne et produit, Overnightdevenu un des singles phares de Parcels.
Installés on the main stage of Rock en Seine there dimanche 28 août à partir 19h35, the groupe ne manque évidemment pas de resume the chanson devant l’enthousiasme des fans. Sur les planches, les jeunes hommes se positionnent en formation resserrée: batteries, claviers et basses se faisant plus ou moins face. De quoi faciliter les échanges de regards et une certainine communion.

Un lien nécessaire puisque improvisation is l’une des règles d’or du groupe sur leurs différents sets. “Nous voulons transformer le festival en dance club géant le temps de notre prestation, nous explique Jules Crommelin, quelques heures avant de monter sur scène. Sur chacun de nos concerts, on change nos compilations. On observe les réactions de la foule et on réarrange. “
Au program donc, très peu de chansons enregistrées en studio telles quelles. Pour chacune d’elles, les artistes gardent l’essence de leurs mélodies pop et acidulées pour en extraire un suc davantage électro. “Je ne m’attendais pas à ces envolées techno, confie Anne-Sophie, 20 ans, chamboulée par le spectacle. Mais comme c’est un style musical que j’écoute beaucoup, j’étais ravie! “
Fanny, qui suit le groupe depuis ses débuts, est perplexe face à ce revirement résolument électronique. Pour elle, Parcels perd momentanément une part de son identity of her. “Par moments, j’ai presque eu l’impression d’assister à un concert de David Guetta”, regrette-t-elle. The fan avait déjà vu les Australiens dans une salle plus intimiste in 2017. Une autre époque. Depuis, the groupe a sorti deux albums, Parcels en 2018 et Day / Night en 2021. The s’agit pour eux de s’adapter au format festival et de faire danser des milliers de spectateurs déchaînés. Pari réussi: à unisson le rythme est tapé dans un nuage de poussière géant.

Beats endiablés, spotlight clignotants: le groupe éclairé par des flash orangés dignes d’une golden hour australienne represe même l’iconique chanson de Likke Ly, I follow the river. Remixer est un des péchés mignons du quintet. En 2020, pendant la pandémie de Covid-19, ils réenregistrent entièrement leur premier album, Parcels, in the conditions live, au sein du studio berlinois Hansa. Celui-là même qui a accueilli les monstres sacrés de la musique David Bowie, Iggy Pop, ou encore Indochine. “C’est comme ça que nous appréhendons notre musique et nos performances en live. On take des chansons, on les joue et ça change naturellement. C’est toujours fluide et parfois c’est difficile de se souvenir de ce à quoi ressemblait la music of origin “, Louie Swain smiled.
A vintage état d’esprit. Tout comme leur style vestimentaire. Dans leurs clips – notamment Famous – ils portent des costumes bariolés, des motifs cobra pour les uns, du rose satiné pour les autres. Sur scène, rien de tout ça. Patrick Hetherington (claviers) is vêtu d’un tee-shirt bleu et rouge des plus classiques, celui qu’il a porté durant l’après-midi face aux caméras des différents médias qui ont défilé devant la loge des stars. Résultat, sur scène l’ambiance est décontractée et Donne l’Impression de retrouver les garçons lors de leurs premières répétitions dans le garage du café – dénommé Parcels – de leurs parents.

Pour sa tenue, Louie Swain n’avait plus vraiment le choix non plus: “ce sera qui me reste de propre dans ma valise!” Car depuis plusieurs jours déjà, les jeunes hommes sont sur les routes françaises: Rock en Seine est leur troisième concert du weekend. Quand on leur demande dans quel état ils sont à quelques minutes de leur entrée en scène, Jules Crommelin répond depuis son transat, lunettes de soleil sur le nez: “on a va étonnamment bien malgré le peu de sommeil qu’on a eu. On est juste excités par le show, c’est un moment important pour nous. L’adrénaline nous fait tenir.”
On les imagine se livrer une dernière fois à leur rituel habituel avant de s’emparer de leurs instruments : une grande respiration collective. Le calme avant une bonne heure de tempête. Emportés par une musique galopante, ils ne ménagent pas les mouvements de tête qui font tournoyer leurs cheveux de surfeurs. Patrick Hetherington (claviers) se fend même d’un pas de danse, quelque peu robotique mais particulièrement touchant. C’est d’un seul homme que les cinq garçons quittent la scène, après un salut final tremblotant d’émotion. Prêts pour de nouvelles aventures, dont quelques scènes françaises en d’octobre, puis des projets encore tenus secrets que Jules Crommelin promet “très excitants!”.



