Ce texte fait partie du cahier special 100 ans de l’Acfas
The Invention of the Internet à la fin du XXAnd siècle a transformé nos vies. It also permits an autre revolution technologique de s’accélérer dans les années 2010: artificial intelligence (IA). In Montréal, a riche écosystème de chercheurs se met en place autour de un des pères de apprentissage profound, Yoshua Bengio. L’histoire de l’IA ne fait que commencer.
The artificial intelligence (IA) en tant que domaine de recherche autonomous est née en 1956, à la Conférence de Dartmouth. Mais l’engouement qui suit dans les années 1960 laisse progressivement place à une période de vaches maigres. “Les promesses des décennies 1970 et 1980 n’ont pas été tenues, et le financement de intelligence artificielle s’est fortement réduit”, according to Maxime Colleret, historien des sciences et doctorant à l’Université du Québec à Montréal. Les chercheurs qui s’intéressent à ces technologies ne disposent alors pas des données nécessaires pour faire fonctionner les algorithmes.
A nouvel engouement
A vent favorable souffle à nouveau sur l’IA au début des années 2010. «The puissance de calcul des ordinateurs s’est beaucoup améliorée, dit Maxime Colleret. Par ailleurs, Internet et les réseaux sociaux génèrent des sommes de données importantes sur lesquelles on peut entraîner les algorithmes. “
À l’Université de Montréal, Yoshua Bengio, professeur au Département d ‘informatique et de recherche opérationnelle, travaille avec une équipe de chercheurs sur apprentissage depth, here is inspired by the cerveau humain for apprendre aux machines à apprendre. “Autour de 2011-2012, ces méthodes ont commencé à connaître des percées de performance pour la reconnaissance vocal et la reconnaissance d’objet, qui ont arouse a grand intérêt dans le monde de la recherche, mais aussi des industriels”, explique Simon Lacoste -Julien, professeur au même département.
The intelligence artificielle recommence à attracter les investisseurs. «On promet qu’elle va avoir des retombées socioéconomiques majeures. Certains prédisent même qu’elle va transformer the ensemble de la société et automatiser le travail intellectuel », told Maxime Colleret. Des predictions «hyperboliques, comme souvent lors de percées technologiques majeures», selon l’historien des sciences. Les gouvernements canadien et québécois réagissent en injectant des capitaux importants.
Mila: a carrefour de talents
In 2017, 100 millions de dollars sont débloqués pour soutenir le développement de l’IA au Québec and the Comité d’orientation de la grappe en intelligence artificielle (COGIA) est mis en place pour orienter les investissements. In 2018, the recommande au gouvernement d ‘investir d’ important fonds publics pour soutenir la création et le fonctionnement d’un organisme charnière between le monde universitaire et le milieu industriel: Mila (the institut québécois d’intelligence artificielle). Cet institut founded by Yoshua Bengio à l’Université de Montréal in 1993 portait auparavant le nom de Lisa (Laboratoire d ‘informatique des systèmes adaptatifs). «Yoshua Bengio wanted to create a fate of“ Silicon Mountain ”of artificial intelligence in Montreal, to continue to build a critical mass of chercheurs and attracting talents», indique Simon Lacoste-Julien here at rejoint son équipe in 2016. D’autres organismes créés depuis 2015 (IVADO, IVADO Labs et Scale AI) reçoivent également des fonds publics.
The financement et l’écosystème montréalais attirent des géants like Google, Facebook, Samsung or Microsoft, here ouvrent des laboratoires de recherche dans la métropole. D’anciens chercheurs de l’équipe de Yoshua Bengio, as Hugo Larochelle (chez Google Brain), reviennent à Montréal après avoir travaillé à l’étranger. Les étudiants aussi. “Nous en sommes à la deuxième ou troisième génération formée par Mila, qui commence à former d’autres gens”, if réjouit Sasha Luccioni, chercheuse en intelligence artificielle.
L’éthique au premier plan
Plusieurs grands chercheurs qui travaillaient dans le domaine de intelligence artificielle ont rejoint the industrie au cours des années 2010, like the Britannique Geoffrey Hinton (Google) ou le Français Yann LeCun (Facebook). “Yoshua Bengio a choisi de ne pas suivre the chant des sirènes et de rester à l’Université de Montréal pour continuer à faire grandir un écosystème universitaire », souligne Simon Lacoste-Julien. Il s’intéresse également aux aspects éthiques de l’IA. Jouant un rôle central dans l’élaboration et le rayonnement de la Déclaration de Montréal pour un développement responsable de intelligence artificielle, dont la version préliminaire a vu le jour en 2017, the “s’entoure de personnes qui ont la même vision, et cela crée une masse critique autour de l’éthique », explique Sasha Luccioni. Une notion gravée dans les valeurs de Mila. “Cela nous permet de nous rappeler de toujours the inclure dans nos recherches”, says Simon Lacoste-Julien.
The institut vient d’ailleurs d’intégrer une nouvelle formation en éthique, the TRAIL programs, dans le parcours de ses étudiants. Cette innovation goes to address important gaps, selon Sasha Luccioni. «The informatique est généralement considérée comme centrée sur l’ordinateur, et non sur la société. Jusqu’à maintenant, les étudiants à la maîtrise ou au doctorat en IA n’y étaient pas formés », souligne la chercheuse.
Pourtant, les problèmes ne manquent pas, comme les biais créés ou amplifiés par les algorithmes ou les assistants virtuels (chatbots en anglais) not déclarés sur le Web. «Ces derniers sont devenus tellement performants que des utilisateurs peuvent les confondre avec des humains», prévient Simon Lacoste-Julien. Or trop souvent, les chercheurs issus de l’formatique «ne sont pas vraiment conscients des problèmes posés par ces outils», observe-t-il. L’intérêt de les former à ces défis n’a rien d’artificiel.
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