An engagé chanteur | Le Journal de Montréal

Cette semaine avait lieu, au théâtre du Musée des beaux-arts de La Havane, the lancement of a new album by the Auteur-compositeur-interprète Cubain Gerardo Alfonso Titulé There rue of the exclaved (The route de l’esclave). L’événement était patronné, entre autres, par UNESCO, qui célébrait par la même occasion le 75And anniversaire de adhésion de Cuba à cet organisme de l’UNU et qui venait tout juste de commémorer, le 23 août, the Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition. Cuba est un pays métissé qui doit beaucoup à l’Afrique.

Le chanteur aux tresses rasta, aujourd’hui dans la jeune soixantaine, évolue depuis plus de trente ans dans le milieu Artistique et n’est donc pas un nouveau venu. The s’est surtout fait connaître par sa fameuse chanson Sabanas blancas (Les draps blancs), une allusion aux draps qui pendent des minuscules balcons de la cité aux colonnes, selon l’expression de l’écrivain Alejo Carpentier, pour se faire sécher grâce au chaud soleil des Caraïbes. Je vous invite à voir et à écouter sur YouTube cette magnifique chanson, une ode à La Havane, cella des quartiers surpeuplés du Centro Habana, ou à la Vieille Havane, cella des enfants qui jouent dans la rue, des marchands ambulants, des trottoirs défoncés , cella des gens humbles, corn nobles. Il est prêt à mourir d’amour pour cette Havane-là si jamais il devait un jour s’en éloigner, dit-il dans sa chanson of him, qui a été reprise par de nombreux autres artistes, surtout lors des célébrations du 500And anniversaire de la fondation de La Havane, in November 2019.

L’idée de ce nouvel album de quinze chansons est venue à la suite d’une initiative de l’UNESCO visant à retracer la route de l’esclavage, de l’Afrique aux Amériques. Le projet a plu à Alfonso, qui s’est toujours intéressé aux questions de racisme et d’égalité des droits dans la société, comme en témoigne son parcours musical of him, où les paroles ont toujours un sens prof, sur des musiques afro- cubaines. Il a déjà avoué, dans une entrevue, éprouver une admiration sans bornes pour un homme à qui il doit beaucoup, le Che. The he a d’ailleurs consacré une chanson, Son los sueños todaviatitre que je pourrais to translate par “les rêves durent encore”.

Bonne écoute!

Rushdie-Assange: tentatives d’assassinat

Salman Rushdie, the author des Versets sataniques, contre qui pèse une fatwa depuis le 14 février 1989, a été victime d’une attaque à l’arme blanche perpétrée dans l’État de New York, le 12 août dernier, au moment où il s’apprêtait à donner une conférence dans an amphitheater, mais heureusement, the a survécu à ses blessures. L’agression barbare a aussitôt été dénoncée: «Attaquer des écrivains ne les fait pas taire. Cela ne fait qu’amplifier leur voix », at-on pu lire un peu partout.

Même le premier ministre Britannique, Boris Johnson, s’est dit horrifié par cette attaque à la liberté d’expression et à la liberté Artistique. Même le président étatsunien, Joe Biden, y est allé de sa complainte habituelle sur “les values ​​profoundly étatsuniennes de solidarité avec Salman Rushdie et tous ceux qui defendent la liberté d’expression”. Mais où sont ces mêmes intellectuels aux États-Unis et en Europe pour dénoncer the atrocious sort qu’on fait subir à Julian Assange, founder of WikiLeaks?

On ne se garde pas une petite gêne, messieurs Johnson et Biden? Julian Assange a passé plus de trois ans dans une cells d’isolement d’une prison à haute sécurité de Londres, après avoir été confiné pendant sept ans dans une petite chambre de l’ambassade équatorienne de Londres. Et il risque la prison à perpétuité s’il est déporté aux États-Unis. Are they a crime of him? Avoir dévoilé au grand jour des crimes commis par la première puissance militaire au monde in Iraq and Afghanistan. Cherchez l’erreur.

N’est-ce pas la même liberté d’expression dont il est question ici? Rushdie démontrait la face hideuse de la religion islamique, ma concela se pasit dans un autre monde que le nôtre, avec des institutions et des gouvernements qui n’ont rien à voir avec nous. Alors qu’Assange dévoilait ce qu’on ne voulait pas voir, ce que les puissances occidentales, nos gouvernements font secrètement dans ces mêmes contrées. Rushdie est menacé par des institutions religieuses et des gouvernements dont il met en doute la légitimité moral. Assange est menacé par des gouvernements dont il démontre the implication dans des massacres cachés.

Ce que vit actuellement Julian Assange is une mort à petit feu, une veritable “torture psychologique extrême”, selon les termes de Nils Melzer, ancien expert en matière de torture auprès des Nations unies. Son sort of him devrait tout autant nous indigner que celui de Rushdie.

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