(Paris) La Russie accuses the Ukraine d’être derrière the assassinat près de Moscou d’une Russian journalists, fille d’un intellectuel dit proche de Vladimir Poutine, une hypothèse jugée à la fois possible et improbable par les spécialistes occidentaux du renseignement.
Publié at 6h36
Daria Douguina, 29 years, tuée samedi dans l’explosion d’une voiture piégée, était la fille de l’ultranationaliste Alexandre Douguine, ardent défenseur de the invasion de Ukraine par les forces russes.
Kyiv a rejeté les accusations russes selon lesquelles une Ukrainienne aurait traqué puis éliminé Douguina avant de fuir en Estonie. Tout en revendiquant en être capable: «Pourrait-on acheminer 400 grammes de TNT en Russie? En théorie, oui. Pourrait-on fabriquer une bombe? Oui », to affirmé un haut responsable des services ukrainiens sous couvert de anonymat.
Corn «pour quel profit? Personne en Ukraine ne sait vraiment qui est Douguine. Qui pourrait him en vouloir à sa fille di lei? La tuer n’a aucun sens ».
Depuis la saisie de la peninsule de Crimée par les Russes in 2014, Ukraine at eu le temps de développer des réseaux clandestins chez son voisin.
“Je pense depuis le mois de mars qu’il ya une structure ukrainienne installée en Russie, une structure logistique et […] opérationnelle », affirms Gérald Arboit, expert en renseignement at the Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM).
“Capables”
Kyiv bénéficie aussi de «conseillers américains et britanniques». Mais sur un tel projet, «il a fallu faire une reconnaissance, suivre (la cible) et faire come the team qui va se livrer à acte. Une personne seule ne peut pas être à the origin of the reconnaissance et de la partie opérationnelle », ajoute-t-il, évoquant la possibilité du soutien de groupes d’opposition russes.
De fait, une telle opération est d’autant plus complexe dans un contexte de guerre ouverte. “Assassinat de Douguina a eu lieu à Moscou, (a lieu) qui serait incontrovertiblement difficult à pénétrer pour les services ukrainiens”, estime Colin Clarke, director of recherche au Soufan Center, a center de reflexion base in New York.
Il juge l’hypothèse improbable, tout en considérant that “les forces speciales ou les agents de renseignements ukrainiens sont probablement capables d’une telle attaque”.
The experts relay also the murderer of the fille d’un homme certes au soutien du président russe Vladimir Poutine, mais pas forcément très influent, sert la cause de l’homme fort du Kremlin. The peut en effet provoquer a fort sentiment de rejet, qui nourrirait le cas échéant les justifications d’une mobilization générale russe.
“Je n’exclus pas que Douguina ait été tuée par les Russes pour développer la guerre en Ukraine de manière non conventionnelle”, relayve de son côté, sous couvert de anonymat, un membre de la communauté française du renseignement.
“Manipulation”
Un assassinat ciblé, en l’Espèce celui d’une jeune femme, serait en outre contre-productif pour the image du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui table sur son capital sympathie afin d’obtenir the western militaire dont il a besoin face aux forces de Moscou.
«Je ne vois pas la rationalité pour les Ukrainiens d’une telle opération, qui est très compliquée à mettre en place. Et je ne vois pas les Américains et les Britanniques les laisser faire ”, assured Alexander Grinberg, analyst at the Institut pour la security et la stratégie de Jerusalem (JISS).
Tout ça ressemble à une manipulation du FSB pour fragiliser Kyiv. D’autant que Douguine n’a pas d’influence réelle au Kremlin.
Alexander Grinberg, analyste at the Institut pour la sécurité et la stratégie de Jérusalem (JISS)
Colin Clarke confirms qu’un assassinat symbolique mené par Kyiv ne viserait sans doute pas ce type de cible et soupçonne une opération “menée par une autre entity”, and compris depuis the intérieur de la Russie.
Dans tous les cas, les accusations russes manquent de substance, avance Alexandre Papaemmanuel, professeur à the Institut des études politiques à Paris and expert du renseignement.
«On peut être surpris par un narratif délivré très rapidement par les services russes. Generally, pour un assassinat politique, les enquêtes mettent beaucoup plus de temps à aboutir “, ascertain-t-il, en observant une propagande russe et prorusse très active sur le sujet depuis samedi.
Nathan Sales, conseiller du Soufan Group pour le renseignement, s’abstient de débattre du cas précis mais avoue son “skepticism” sur la version Russe. «Nous savons que le régime de Poutine a par le passé assassiné des cititoyens russes au profit de ses agendas politiques domestiques et extérieurs tordus», affirme-t-il.



