À hauteur d’hommes | Le Journal de Montréal

À la fin de la série du siècle, lorsque les adversaires se sont serré la main, j’ai buzzé sur le visage de Vladislav Tretiak. C’était la première fois que je voyais sourire un Soviétique.

J’avais 16 ans et avec mes amis j’étais un problème: je les aimais, les Soviétiques dans leur humilité, leur modestie. Les joueurs du Canada, des vedettes déjà payées comme des rois, vêtus comme des princes et adulés comme des empereurs du hockey, regardaient les Soviétiques de haut. C’était impoli, insolent même.

Avant le premier match du 2 septembre, on ne connaissait pas un seul CCCP. Dans leurs vieux patins en cuir mou, leurs bâtons anciens modèles et leurs gants encore plus usagés, les Soviétiques faisaient pitié, et, oui, ça sentait l’humiliation imminente.

Le flamboyant Canada, think-on, at the écraser les tristes communistes dans le Forum de Montréal. J’y étais. Même le warm-up (période d’échauffement) était baveux. Les Canadiens étaient souriants, un peu fanfarons, clin d’œil à gauche, petite tape sur les fesses à droite et mains dans les cheveux longs au Brylcreem.

Les «Russes» avaient tous un casque et un faciès militaire. On aurait juré qu’ils étaient malheureux de se retrouver dans une telle cage aux lions.

«LE» MOMENT INOUBLIABLE

Trente secondes de jeu en première period et le gros Phil Esposito score. Six minutes plus tard, Paul Henderson en rajoute un. C’est là qu’a sonné ce que je considère comme le plus gros cadran de l’histoire du hockey. Comme si ces visages sans émotion, ces hommes durs comme fer, ces soldats avaient sorti leurs armes. Il ya eu soudainement, en fin du premier engagement, une formidable démonstration d’un jeu de passes comme on n’en avait pratiquement jamais vu en Amérique du Nord. Des relais nord-sud, est-ouest, incessant permutation, total complicity and the vitesse d’exécution qui ne cessait d’augmenter. On avait the impression that les Soviétiques étaient 10 sur la patinoire. Ils ont marqué, ils ont littéralement pris le contrôle du match en moins de 20 minutes, et en ce samedi 2 septembre rue Atwater à Montréal, on venait d’apprendre qu’il y avait d’autres façons de jouer au hockey. Ce soir-là, tous ont quitté l’édifice légendaire avec une leçon qui, 50 ans plus tard, tient encore la route.

JEU D’ÉQUIPE

Oui, le Canada a gagné cette série, corn par une ligne très mince, et le grand gagnant c’est surtout le hockey, a magnifique sport collectif. Déjà humiliés et emprisonnés dans le système communiste, les joueurs d’Uss ont montré au reste du monde qu’ils étaient la même si on ne les voyait jamais, confinés dans un régime inhumain. Et les Canadiens peuvent se considérer comme chanceux. Ils sont revenus au pays avec une victoire de justesse, mais vraiment avec une série de leçons. De hockey, mais aussi d’humilité, de respect envers leur public qu’ils croyaient gagné d’avance.

Dans les sept autres matches, il ya eu de beaux grands moments, mais il ya aussi eu des bassesses, des coups sauvages, de la dégradation.

À la fin du tout dernier match, in the class of the polyvalent Édouard-Montpetit, j’étais un peu triste pour Tretiak et ses coprisonniers, mais, au moins, ils souriaient.

Et après avoir vu, au 6e match, Bobby Clarke asséner un véritable coup de hache brisant volontairement la cheville de Valeri Kharlamov, le meilleur joueur d’Usss, je n’ai plus jamais eu de respect pour ce primitif de la Saskatchewan.

Encore aujourd’hui, when je vois a beautiful series of passes, je pense souvent à la fin de la première période du premier match le 2 septembre 1972. J’étais là avec mon oncle Paul-Yvon. That samedi soir!

De l’enclave

  • Depuis deux ans, en luttant contre son cancer de la langue, Guy Lapointe, 74 ans, a recommencé à patiner sur un étang près de chez lui. Sérieux comme un pape en prenant un bon dîner à la Cage de Vaudreuil, Guy m’a dit: ‘Sais-tu ce que j’aimerais? Jouer une game de hockey. »Frissons dans le dos.
  • Dennis Shapovalov est Canadien parce qu’il a grandi en Ontario, ma le grand gaucher est nor Tel-Aviv en Israel. Son père of him, Viktor est Russe et sa mère of him, Tessa est Ukrainienne. De quoi parle-t-on au souper?
  • Anniversaire d’un vieux chum, vendredi. Mario Tremblay at eu 66 ans et c’est une année record for the cueillette de bleuets au Lac-Saint-Jean.
  • Pêcheurs et friands de perchaudes. Celles de la taverne Central (La Prairie) valent le déplacement.
  • The ya 160 agents représentant les joueurs de la NHL.
  • Bonne fête à Sergio Momesso (57 ans) et à Chantal Machabée. Dad Émile Bouchard aurait 103 ans, aujourd’hui.
  • William Blanchard, 25 years, pro au golf club Le Portage, est bel et bien le fils de Carlo. La pomme est encore tombée près du pommier. William est plus long cogneur que son per di lui ne a jamais été. Des 300 verges at will.
  • C’est un beau livre d’histoire du hockey qui s’est fermé le 25 août dernier avec le décès à Cornwall d’Orval Tessier, 89 ans. The avait été choisi instructeur de l’année en 1983 alors qu’il menait les Blackhawks de Chicago. Orval a notamment directed Guy Carbonneau et Gilbert Delorme à Chicoutimi.
  • Good at Mathieu Boudreau, Maxime Ferland, Anthony Lapointe and Vincent Gingras qui sont promus arbitres dans la LHJMQ pour la prochaine saison.

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