On a vu rouge. Au moment où le chanteur de Parcels, avec sa dégaine rétro digne d’un groupe allemand de la RFA, a poussé un cri de coyote dans le micro sur une reprise putassière d’I Follow Rivers, the “hit” mondial de Lykke Li, c’était décidé: the quintets était bon pour le peloton critique. Nous étions pourtant venus en paix à Rock en Seine ce dimanche 28 août, sans intention d’en découdre avec un groupe inconnu, bénéficiant même d’un a priori positif après une bonne critique dans Marianne. Mais there, not: venant de bons musiciens et d’excellents chanteurs, sacrifier à ce point à l’air du temps et à la facilité de recettes toutes faites, c’est de la haute trahison.
On nous dira certiinement que les Australiens sont libres de créer ce qu’ils veulent, de se vautrer complaisamment dans ce que l’époque fait de plus débilitant, vénal et vain, et on aura raison. On nous dira aussi que ça marche: c’est vrai, à en croire les «woooh» lancés par des jeunes filles éméchées et l’air euphorique du quadra arborant a t-shirt des Stones sur l’écran géant. Et puis, suivant la pente douce de abdication Artistique, on finira par nous dire, à nous et à tous les snobinards méprisants, que ” c’est fait pour danser », Qu’il ne faut pas« if you take the tête “Et qu’il faut” débrancher le cerveau “.
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Pour assist à a concert de Parcels, the vaut mieux en effet, sans quoi on se lassera vite de tant de fainéantise. On se demande d’ailleurs pourquoi Parcels s’embête à avoir des instruments pour jouer la même chose que le premier DJ venu. Pas la peine de détailler les morceaux un à un, tout est de la même flours: the guitare fait des cocottes funk sur une suite piochée dans le “chapeau des accords magiques qui marchent à tous les coups”, the batteries a bon vieux 4 / 4 avec grosse caisse sur tous les temps et charley disco. Les jours de fête, on s’autorisera même un rythme zouk ragga dancehall (le fameux “dou ta-dou ta doum”, entendu dans 80% des productions mainstream contemporaines). Les claviers alterneront quant à eux entre des nappes planantes sur les sections calmes et des séquences d’arpégiateur (avec option vocoder) pour faire monter la sauce. Ajoutez une bonne low groovy et le tour est joué: par ici la bonne soupe!
Cobaye
The results oscillate between a ersatz de Daft Punk (qu’on ne remerciera pas d’avoir lancé Parcels dans le grand bain en les produisant ya cinq ans) and du David Guetta. Comme le morceau Get Lucky du duo français, dont on avait the impression d’entendre une version alternative pendant the moitié du concert, c’est inoffensif, flatteur à l’oreille et totalment universel. Impossible de détester, et c’est normal: tout est thought en ce sens, lissé pour plaire au plus grand nombre. La meilleure manière de correspondre à toutes les personnalités, c’est encore de ne pas en avoir. Il est vraiment dérangeant, une fois les grosses ficelles identifiées, d’avoir l’Impression d’être manipulé, pris pour un cobaye dont on obtiendra la réponse attendue (cf. les « whoooo »Évoqués plus haut) en le soumettant aux bons stimuli psycho-auditifs. Soudain, on a très envie de faire ravaler aux faux-derches qui se dandinent sur scène leurs airs extatiques.
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Mais l’pression d’être pris pour un gogo n’est pas le plus inadmissible. Ce qu’il ya de grave dans affaire, c’est que les members de Parcels pourraient faire cent fois mieux. Ils pourraient faire de la bonne, voire de la grande pop universelle. Pas de la musique pour intellos, livrée avec le manuel explicatif du concept-album, mais de la musique vraiment populaire, qui élève ceux qui l’écoutent, à la hauteur des Beatles, de Queen ou de Michael Jackson. Avec ces voix, pure et remarquablement justes, Parcels pourrait faire des harmonies à la Beach Boys, des chœurs à la Fleetwood Mac. Pourquoi pas pousser plus loin l’électro de Daft Punk, ou réinventer le disco-funk? Hybrider Arnaud Rebotini et Simon and Garfunkel? Au moins essayer. N’importe quoi, plutôt que de jouer tout petit en vulgaires cachetonneurs de festival, fondant leur succès sur une vision basement opportuniste de la musique.



