Avec le program Artemis, the Amérique relance enfin les rêves d’exploration spatiale. Après une première attempt de lancement avortée le 29 août en raison de problèmes techniques, une autre date devrait être fixée le 5 septembre.
Le symbole aurait pu être parfait. The premiere mission towards the moon depuis fifty ans décollant peu après l’anniversaire de la mort de Neil Armstrong, 25 août 2012… Mais comment pareil événement pourrait-il se prévoir avec autant de précision? Surtout quand, avant d’aller autour de la Lune, on revient de si loin, et même de ce qui pourrait ressembler à un trou noir …
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C’est il ya près de vingt ans, in 2004, sous la présidence de George W. Bush, que fut prize la décision de renouer avec le rêve de John Fitzgerald Kennedy et de repousser une fois de plus la frontière des hommes. Ce program, baptisé «Constellation», Barack Obama le renvoya au néant. Quoique les medias américains rechignent à le reconnaître, c’est à Donald Trump that revient l’honneur d’avoir rendu son élan à aventure. Et même d’avoir réveillé à coups de clairon le patron de la Nasa, here the avait envisagée pour 2028. Au nom de “la grandeur de l’Amérique”, the allait recevoir l’ordre de raccourcir ses délais de quatre ans!

Le commandant de bord, baptisé Moonikin, est vêtu de la combinaison spatiale qu’utiliseront les prochains astronautes, censée pouvoir leur procurer jusqu’à six jours d’autonomie en cas d’accident.
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Artemis doit adopter une orbite très oval, l’éloignant de 64300 kilomètres de la Lune, puis la ramenant à moins de 100 kilomètres, here we will take a quinzaine de jours. Le premier vol se fera sans humains. Trois mannequins auront pris place dans la capsule: le “commandant de bord” à taille réelle, nommé Moonikin Campos, et ses deux adjoints, Helga et Zohar, qui, eux, sont réduits à des troncs, mais équipés de 5600 capteurs permant d ‘ analyzer en détail le comportement biologique de leurs successeurs. Car le décollage de cette première fusée est le prélude à campaign de lancements here entail deux autres volets. In 2024, Artemis II (très similaire à l’A Apollo 8 de 1968) will come in orbit autour de la Lune un équipage qui ne s’y posera pas. C’est Artemis III, prévue pour 2025, qui verra des astronautes fouler le sol lunaire, les premiers depuis Eugene Cernan sur Apollo 17, in 1972.
Ce premier pas, a priori pas d’une pointure 43, sera celui d’une femme, le sexe de neuf des 18 astronautes présélectionnés, ce qui explique le choix du nom de la mission: Artémis, déesse grecque de la Lune. Après la première femme, un homme qui, lui, devrait être “de couleur”.

Dans le module supérieur de la capsule, des écrans tactiles serviront d’interface avec la Terre.
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Depuis Apollo, les vrais adversaires et rivaux des Américains ont changé. Ils sont davantage chinois que russes, mais, parmi toutes les différences reviewed avec le program développé dans les années 1960, le plus important est l’objectif: la Nasa ne retourne pas sur la Lune pour se contenter d’y marcher, mais pour s ‘y installer. De manners irreversible. The s’agit donc d’yre makes possible the almost permanent presence of êtres humains. D’abord en orbite, puis au-delà …
Bientôt, la Lune sera une station-service on the route de Mars
En juillet 1969, Buzz Aldrin, le deuxième homme à avoir marché sur la Lune, prêchait dans le désert quand il se faisait the avocat d’une exploration martienne. Aujourd’hui, NASA a listé une fifty de points d’étape pour y parvenir. Une date est même fixée, les années 2030-2040. Comme le rappelle le chef du Bureau des astronautes Reid Wiseman: «Quand on parle d’Artemis, on se focalise sur la Lune, bien sûr. Mais je veux rappeler que ce n’est pas notre objectif final. C’est clairement Mars! ” Or, si l’on attiint la Lune en trois jours, une mission aller-retour vers Mars en nécessitera approximativement… cinq cents.

The Orion capsule, haute de 7 mètres, large de 5. À sa base, la “salle des machines” – 33 moteurs, 4 grands panneaux solaires, les systèmes fournissant l’eau, l’oxygène et le carburant – conçue par l ‘ European spatial agence.
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L’entreprise est titanesque, au point que la Nasa a choisi de faire participer d’autres pays. Le Canada et le Japon notamment, maize surtout l’Esa (Agence spatiale européenne). C’est aux ingénieurs européens qu’on doit la logistique du module de survie qui équipe la capsule Orion où vivront les astronautes. The gestion de l’eau, de l’oxygène, de la température, de la puissance des 33 moteurs et des 11 kilomètres de câbles est le fruit du savoir-faire désormais reconnu de l’Europe en matière spatiale.
C’est une évidence, ma le premier gros problème de l’exploration spatiale reste la gravité. Pour s’extraire de l’attraction de notre planète, the faut attindre une vélocité (the “vitesse de liberation”) of 11 km par seconde. La fusée la plus puissante jamais constructed par les Américains (SLS, Space Launch System) sert essentiellement à cela: propulser Orion, the habitat où vivent les astronautes. The premier avantage d’établir une base sur la Lune tient évidemment à sa proximité avec la Terre, corn also à la présence d’une gravité bien moindre qui ne nécessitera donc pas la même puissance de libération.

Avant les vols habités, un spationaute très attentif: Thomas Pesquet, devant le module européen for the mission Artemis II au center spatial Kennedy, le 28 août.
© C. Khanna / AFP.
En outre, une fusée qui alunirait réservoirs vides pourrait y trouver les moyens de se ravitailler en carburant. C’est la raison pour laquelle les treize sites d’alunissage potentiels ont tous été choisis au pôle Sud, la où de l’eau a été détectée. Par électrolyse, il sera possible d’en casser les molécules pour séparer les atomes d’hydrogène et d’oxygène et fabriquer du fuel. La Lune deveendrait en quelque sorte une station-service pour fusées en partance vers Mars.

Vue d’artiste d’un base lunaire au pôle Sud: avec rover et véhicule pressurisé, les astronautes travaillent à exploiter le sol.
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Y appearing in the evening pas une mince affaire. C’est une aventure qui nécessitera infrastructures et personnel, humain et robotique, de manière pérenne. La première mission Artemis est prévue pour quarante-deux jours, soit une durée proche des quarante-cinq jours envisagés quand la première base sera établie, de préférence à intérieur d’un cratère, afin de minimiser the impact des rayonnements solaires ( il n’y a pas d’atmosphère sur la Lune pour s’en protéger) et celui d’éventuels astéroïdes qui viendraient, sans bruit, frapper les astronautes. Les modules seraient vraisemblablement construits à aide d’primantes 3D et devraient allowing a relative autonomy, au moins en eau, si l’on parvient à la récupérer sous le régolite (partie du sol recouvrant la roche-mère) à 1 mètre de profondeur, pour en extraire de l’oxygène. Car c’est, bien sûr, the author élément clé de la permanent presence of l’homme sur la Lune.
Le prochain moonwalker sera une femme
Parmi les accessoires utiles, on also finding a rover décapotable, à utiliser avec une combinaison, ainsi qu’un mobile home permitting de se mouvoir sans y recourir. L’équivalent de ce que fait Matt Damon in «Seoul sur Mars». Si tout se déroule comme prévu, l’équipage d’Artemis III if posera à aide de alunisseur fabriqué par SpaceX, pour une mission de six jours et demi. Deux fois plus qu’Apollo 17, the plus longue mission lunaire.
Autre volet de cette colonization de notre satellite: le Lunar Gateway, ou «portail lunaire». Cette sorte de station spatiale habitée, beaucoup plus petite que l’ISS (1/6 de sa taille), navigating between the Terre et la Lune. Matériel et personnel de remplacement pourront come s’y arrimer. The ne faudra plus un gros lancement pour ravitailler la base lunaire, mais des décollages réguliers, plus simples et, donc, moins onéreux. Avec toujours Mars en last ligne de mire.

Panneaux solaires, installations pour les cultures: the base est destinée à être pérenne.
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Il faut espérer que tout se passe bien, car le program, depuis longtemps en dépassement de budget, s’élève à 93 milliards de dollars! Il est vrai qu’Apollo avait coûté l’équivalent actuel de 280 milliards de dollars.
L’exploitation des ressources lunaires ouvre déjà de nombreux appétits: six pays et plusieurs Compagnies privées ont officiellement postulé pour participer à quelque 250 missions vers la Lune. En France, a homme est particulièrement intéressé par la réussite d’Artemis: Thomas Pesquet. Devant the importance of implication de l’Esa, et même si la Nasa ne a pas annoncé officiellement, il est quasi certain qu’un siège sera réservé à un astronaute européen, sinon lors de la première mission habitée, sûrement pour la suivante, Artemis IV. Alors pourquoi pas lui? En 2027, Thomas Pesquet aura 44 ans. L’âge de tous les possibles.



